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Archives de mars 6th, 2011

DIOMI NDONGALA :« L’Opposition Politique a toutes les chances de gagner les élections »

Conférant avec la presse écrite hier :

EUGENE DIOMI NDONGALA :

« L’Opposition Politique a toutes les chances de gagner les élections »

La Référence Plus, 04 mars 2011

 

Face à la presse hier vendredi 4 mars 2011 ai siège de son parti la Démocratie Chrétienne (D.C.), Eugène Diomi Ndongala a  affirmé sans ambages que l’opposition politique détrônera le Chef de l’Etat Joseph Kabila de son fauteuil présidentiel, lors des élections prochaines. Pour Diomi Ndongala, l’opposition dispose d’une chance historique pour se hisser en tête de ces élections, pour la simple raison que le pouvoir en place  ne sera pas capable de présenter un véritable  bilan, après dix ans de gestion calamiteuse.

 « Aucune réalisation ex novo palpable sur le terrain, pourtant, tous les moyens étaient à la disposition du pouvoir, mais qui a brillé par une mauvaise gouvernance malgré toutes les recettes générées par les concessions minières, par exemple, mais qui ont pris une destination autre que le trésor public » a martelé le président national de la D.C.

La chance pour l’opposition de gagner les élections, dit-il, est accentuée d’autre part le vent de changement qui secoue les pays africains en général, citant entre autre  la situation en Côte d’Ivoire, où le président Alassane Ouattara a été reconnu vainqueur de l’élection présidentielle par toute la communauté internationale face à Laurent Gbagbo ; tandis que le climat en RDC est propulsé par le changement souhaité par la majorité du peuple.

C’est face à ce tableau que l’opposition trouve une chance de gagner ces élections, souligne-t-il.

 

S’organiser au sein de l’opposition.

Mais comment procéder ?

Il faut mettre de l’ordre au sein de l’opposition, explique Diomi Ndongala, donnant raison au président national de l’UDPS, M Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui estime que chaque parti de l’opposition doit d’abord s’organise en son sein. A ce sujet, le président de la DC est serein.

« Mon parti est non seulement organisé mais aussi implanté sur l’ensemble du territoire national et a pignon sur rue. C’est pour cette raison d’ailleurs que nous sommes placés en très bonne position  lors des élections de 2006. Mais la tricherie aidant, il y a eu colportage au niveau des résultats, à cause de son refus de signer une alliance avec le pouvoir en place, avoue-t-il, ajoutant que la DC figure parmi les anciens parti de l’opposition politique non armée, hormis l’UDPS d’Etienne Tshisekedi .

D’où pour lui, l’idée avancée par ce dernier tombe à pic. A ce sujet, poursuit-il, la DC se préparait déjà pour des concertations politique dans son sein, lesquelles furent retardées par son arrestation à Moanda pour des motifs qui d écoulent de l’intimidation  et de l’intolérance politique, le pouvoir en place connaissant sa capacité de mobilisation sur le terrain politique.

A une question sur le choix d’un seul candidat de cette opposition, le président de la DC affirme que cela n’est pas impossible comme le pensent certaines mauvaises langues, mais pour le moment, il est très tôt d’en parler, étant donné que certains partis politiques prétendument de l’opposition non pas encore convaincu et risquent de distraire ceux qui  militent effectivement dans l’opposition politique.

Faire échec à la révision constitutionnelle.

 Parlant de la révision constitutionnelle, Diomi Ndongala jure la main sur le cœur que son parti s’opposera jusqu’à la dernière énergie, surtout que cette modification adoptée  « à la hussarde » risque d’être à la base d’un bain de sang- avertit-il-, à cause des conséquences sur le plan post-électoral.

« Cela risque même de perturber le processus politique en cours, au cas où on appliquerait le forcing pour élire un président minoritaire.

« D’ailleurs, si le Chef de l’Etat est patriote dans le vrai sens du mot, je lui conseillerai de ne pas se représenter à la magistrature suprême, au regard de la situation du moment, et pour avoir raté l’occasion de reformer le Congo pendant 10 ans de pouvoir ».

Diomi Ndongala estime en effet que rien n’a été fait, car même les travaux effectués sur le Boulevard du 30 Juin, par exemple, ne sont que des travaux de réhabilitation d’une artère déjà existante ; idem pour le Boulevard Lumumba ; alors qu’à l’intérieur des quartiers de Kinshasa, aucune réalisation n’est signalée. Ne parlons pas des provinces…Cela n’est pas digne d’un programme sérieux de reconstruction.

Bien au contraire, la population congolaise continue a croupir dans une misère noire, par manque d’eau, d’électricité, de scolarisation des enfants, de soins de santé, de transport en commun. Pour ce dernier cas, il suffit de contempler les colonnes de gens qui marchent à pied du centre ville de Kinshasa jusqu’aux quartiers périphériques de la capitale par manque de moyens de transport.

« Si l’on a le souci de la bonne gouvernance, beaucoup de choses changerait dans ce pays : création d’emplois, paiement des salaires décents, amélioration des soins de santé et de l’éducation, création au moins à Kinsahsa, d’un société de transport digne de ce nom », dit-il, citant l’exemple concret du passé :

« Avant le régime de Kabila I et II, c’étaient le bus de la Sotraz qui attendaient les gens dans les arrêts et non le contraire », rappelle-t-il, citant aussi quelques unes des réalisation concrète du passé :

Barrage d’Inga (aujourd’hui scandaleusement en état de délabrement à cause de l’incurie ambiante), le Stade des Martyrs, le Palais du Peuple, le Pont Marechal, etc.

Pour Diomi Ndongala, la gestion actuelle de la « res publica « est plutôt caractérisée par la corruption, la concussion, l’achat des consciences, l’hypothèque du pays au profit des intérêts étrangers, le verrouillage des média qui ne distillent que des discours propagandistes non différents de ceux de la II République, avec la différence qu’aujourd’hui nous vivons à l’époque des autoroutes de l’information….

A une question sur l’avènement de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Eugène Diomi Ndongala est de l’avis qu’il a eu vice de forme et, encore une fois, piétinement des dispositions légales.

A l’en croire, la CEI (Commission Electorale Indépendante) ne devait pas procéder directement à la remise et reprise avec la nouvelle institution à la tête du processus électoral sans présenter, au préalable, son rapport au Parlement, qui devait, à son tour l’entériner. Il craint donc qu’à ce niveau, que les mêmes défaillances reprochées à la CEI – surtout par rapport aux violations de la loi électorale – puissent refaire surface, en ce qui concerne surtout  l’accomplissement des tâches qui auraient du être accomplies exclusivement par la CENI (enrôlements des électeurs, compilation des listes, recrutement du personnel, etc).

Prié de dire un mot sur l’attaque du 27 Février à la résidence du Chef de l’Etat, le leader de la DC dit que jusque là, personne ne connaît la vérité, car même le pouvoir en place s’est contredit à plusieurs reprises (coup d’Etat manqué, terrorisme d’un groupe armé non identifié, etc.).

Personne donc ne peut dire ce qui s’est passé réellement  passé dans cette zone hautement protégée de la capitale.

La leçon qu’il faut en  tirer- dit-il, est qu’on ne peut pas diriger un pays distillant des mensonges et contre-vérités au sommet de l’Etat.

Cela affecte la crédibilité des institutions au pouvoir.

Dans un Etat de Droit, un  Président de la République, qui aurait été victime d’un attaque dans sa propre résidence officielle, aurait du au moins  fixer l’opinion publique congolaise en personne  afin de la rassurer – étant politiquement son émanation –  et faire taire les rumeurs de toutes sortes qui déstabilisent le pays.

Vu que rien de cela  n’a été fait, il faudra en déduire que ce n’était que du bluff, qui malheureusement donne une très mauvaise image du pays.

Concluant son intervention, le Président Diomi Ndongala a fixé rendez-vous aux militantes et militants de la DC au 2° Congrès Ordinaire prévu le 06 Avril prochain à la Salle des Congrès du Centre Kimbanguiste dans la Commune de Kasa-Vubu.

Par José Wakadila
 
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