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Archives de novembre 1st, 2011

Le choix du peuple port aujourd’hui sur un homme situé juste au centre, un socio-démoc rate doublé de défenseur de l’État de droit

L. OPULA : LA RDC EST-ELLE DEVENUE UN ÉTAT VOYOU?

Le trésor public de la RDC a été sollicité intensément au cours de ces deux dernières semaines pour couvrir le coût des équipées absolument inutiles, la première, du ministre de la communication, Monsieur Lambert Mende à Téhéran, en Iran, il y a une quinzaine des jours et la seconde, de Monsieur Joseph Kabila Kabange, il y a une semaine à La Havane, la capitale historique de Cuba où le président ultra-libéral s’est déclaré lumumbiste.

Que cache ce soudain rapprochement avec la gauche tiers-mondiste que le texan George W Bush a qualifié d’«États voyous» (sic)?

La RDC reprend-t-elle la piste L.D. Kabila? Sinon, la panique pousserait-elle Kabila et Mende vers une stratégie de l’épouvantail? À qui destinent-ils cette peur, à l’Occident ou au peuple congolais, et pourquoi? S’agirait-il d’un stratagème pour l’obtention, le moment venu, d’un visa pour un exil doré en Iran ou à Cuba ou une manœuvre d’intimidation dirigée contre les pays d’Occident importateurs des minerais congolais? La première comme la seconde hypothèse serait liée à l’émergence de l’émergence du phénomène Tshisekedi.

Toute fois, à la différence de Mouammar Kadhafi qui n’a pas attendu la pression de missiles de l’OTAN pour se rapprocher des «États voyous» (sic) de George W Bush, à savoir l’Iran, de Cuba et du Venezuela, Joseph Kabila et Lambert Mende ne semblent-ils pas s’y prendre en retard?
Quelle aubaine qu’une équipée aux pays respectifs de Mohamud Ahmadinejad et du «lider Maximo»?
Mais, au-delà du côté plaisant retenu dans les commentaires, il revient que faites aux frais du trésor public d’un pays exténué, ces équipées sont inutilement couteuses. De même, leur seul avantage c’est de révéler la psychologie qui est celle de leurs auteurs à l’approche du scrutin électoral en RDC.

Tout se passe comme si le traitement exceptionnel dont Étienne Tshisekedi wa Mulumba fait de plus en plus l’objet auprès des chancelleries occidentales aurait suscité d’abord, une intense nervosité, ensuite, dans l’entourage de Kabila.

Hormis les milieux de kabilistes jusqu’auboutistes, les commentaires tendent à lier certaines voltes-faces passées de l’actuel locataire du palais de la nation à l’égard des partenaires de la RDC au renversement des alliances auquel nous assistons. Il va falloir replonger dans l’histoire récente pour expliquer la survenue de ce qui apparaissait jusque-là comme impossible, la convergence, au moins dans leur apparence, d’une alliance voulue par le peuple congolais avec la préférence de plusieurs capitales occidentales. Par quel miracle, JoKa, l’enfant chéri de l’Occident serait-il devenu une brebis galeuse et Tshikedi un ange?

Nous voulons tenter un retour aux éléments de la vie politique et des relations économiques de ces dernières années, susceptibles d’expliquer le comportement nouveau de Joseph Kabila et de son Joseph Goebels congolais.

L’État-rabatteur, le chat et la souris : jeu de la prédation

Pas plus tard qu’au début de la décennie des années 2000, le divorce précoce entre Laurent-Désiré Kabila et les compagnies cotées dans les bourses de Londres, de New York et de Toronto avait placé Kinshasa devant deux choix exclusivement, se rapprocher des intérêts financiers de la Bourse de Paris qui régentent aussi ceux des Belges de la Société Générale, sinon, se rapprocher davantage des Balkans, réputés trafiquants d’armes pour les États subissant un blocus d’achat d’armes par les Nation-Unies et des pays dans le système économique et les flux financiers fonctionnent en marge des réseaux globaux de la finance.

Cette tentative de «strategic choice» de Laurent-Désiré Kabila ayant été combinée avec une intelligence militaro-commerciale en direction des États jugés à Washington comme «marginaux», voire «voyous» à cause de leurs choix atypiques par rapport au processus de globalisation régenté préférentiellement par Washington, Londres et Toronto, la réaction n’a pas tardé. En effet, en attendant l’ouverture, d’ici un quart de siècle, des archives de services d’intelligence des pays pré-cités, il y a lieu de penser que L-D Kabila a été éliminé comme condition sine qua none pour un retour en force des intérêts financiers lésés par le tombeur du maréchal Mobutu Sese Seko. En voulant réorienter la direction de rabattage des deniers publics, gardés dans des mallettes au palais de marbre, de New York et Londres vers Paris et Anvers, l’État-rabatteur de LD Kabila a provoqué le courroux des bailleurs de la guerre de l’AFDEL. Serait-ce là une explication plausible du drame national du 16 janvier 2001?

Par ailleurs, le focus placé sur les politiques d’ouverture de la RDC aux perspectives globalisantes par Joseph Kabila dans son discours d’intronisation en février 2001 ne trompe pas. L’homme s’établissait en tant que «solution» recherchée par les intérêts d’outre Atlantiques qui reprochaient à Laurent-Désiré Kabila un «crime de lèse-majesté». Les rencontres à l’accent d’amour retrouvé qu’on nous donna à voir à Paris, à Washington et à Bruxelles en février 2001, ainsi que le retour aux mesures de privatisation ultra-libérales inaugurées en 1994-1996 par le premier ministre Léon Lubitsch Kengo wa Dondo confirmera l’hypothèse des stratégistes intéressés à l’évolution de la RDC.

La Transition découlant des accords de Sun City n’aura pas été que politique. En réalité, elle a été surtout économique à cause du nombre et de l’ampleur des concessions d’exploitation cédées par des autorités pourtant transitoires à des intérêts étrangers. À moins de cinq ans, la RD aura transféré au contrôle par des intérêts autres que nationaux, l’essentiel de son potentiel économique naturel. Qui plus est, à la différence de Léon-Lubitsch Kengo wa Dondo qui concluait préférentiellement des contrats de gestion, les «transitoires» issus de bandes armées n’ont conclu que des concessions d’exploitation de longue durée, avec des taux et des périodes d’exonération sans communes mesures.

Un État qui sous-traite la remise en question de ses frontières et de sa souveraineté

Si la transition congolaise post-Sun City a été battue sur des intérêts économiques, elle avait aussi une mission politique axée sur une stratégie outre-Atlantique de contrôle des sources d’approvisionnement en métaux rares dans la région.

Le surprenant attachement des Congolais à leur pays et plus particulièrement aux frontières héritées de la puissance coloniale belge en 1960 a inspiré, aux commanditaires globaux de la guerre de l’Est, l’idée d’une autorité post-guerre adoptée par les populations, mais non hostile au leadership du Rwandais Paul Kagame qu, du point de ses parrains, ne devrait ni être inquiétés, ni humilié. Au regard de cette, Joseph Kabila paraissait ainsi comme la «solution» à cause de ses antécédents militaires aux côtés du FPR et de ses liens de sang.

Double erreur des Occidentaux : ils semblent avoir minimisé l’attachement des Congolais, toutes tribus et toutes couches sociales confondues, aussi bien à leur territoire qu’à l’idée d’un Congo souverain.

L’histoire retiendra le règne de Joseph Kabila comme une période de restitution à l’économie congolaise de sa fonction coloniale de système productif à croissance extravertie où il n’y aura jamais de lien entre la croissance des flux des échanges et le niveau de vie la population , et comme une période à la fois d’exacerbation des antagonismes ethniques, d’humiliation des groupes vulnérables (femmes violés, enfants-soldats) et d’ingénierie du processus de désintégration du territoire congolais comme réponse aux pressions démographiques provenant d’outre Rift Valey africain.

De l’ultra-libéralisme au «modèle chinois» : un rabatteur gênant pour le félidée

Installé comme agent des intérêts économiques étrangers à Kinshasa, Joseph Kabila reproduit une erreur qui a déjà coûté cher à la RDC. Soit par Mobutu de la fin des années 1970 et Laurent-Désiré Kabila en 1997, eux qui avaient cru possible de collaborer à la promotion des intérêts étrangers par l’élimination de leurs compatriotes, pour tenter de s’ériger par la suite comme bâtisseur du Congo.

JoKa avait-il naïvement nourri l’espoir de parvenir au pouvoir et consolider celui-ci en opérant une libéralisation sauvage au profit des intérêts financiers occidentaux, faisant ainsi entrer le loup – globalisation- dans la demeure RDC, pour se fourvoyer d’eux, une fois son pouvoir consolidé, comme l’avait espéré LD Kabila?

Une fois son pouvoir consolidé en 2006, l’ultra-libéral Joseph Kabila, l’Homme des contrats léonins au profit des filiales des multinationales occidentales est devenu subitement l’artisan de la coopération sino-africaine dans un gigantesque programme de «troc» axé sur l’échange «minerais contre infrastructures» : les Cinq Chantiers.

Le concept est certes tentant. Après plusieurs décennies de prédation, exporter les minerais congolais pour avoir des infrastructures qui nous manquent tant, en retour,ne serait-ce pas un pas en avant?

Mais, hélas, hier, Joseph Kabila, devenu insatiable devant les exigences du FMI pour établir un lien plus évident entre les prévisions de dépenses et celles des recettes s’énervait pour faire démissionner des ministres trop rigoureux comme Matungulu, seule la force des choses le contraindra à laisser le FMI exécuter son programme avec la Banque nationale. Révolté face aux contraintes, JoKa s’est tourné vers la ponction des entreprises du portefeuille avant de jeter son dévolu dans le flirt avec les Chinois. Aujourd’hui, l’euphorie soulevée par la propagande autour du modèle de coopération chinoise en Afrique a cédé la place à un sourire amer. Ressources contre infrastructures s’est avérée une opération opaque, interindividuelle plutôt que bilatérale, une liste de projets non articulés autour des axes stratégiques de la relance économique et sociale. Une série d’interventions dénouées de cohérence en matière d’effet sur les objectifs à court, moyen ou long termes, un saupoudrage donc, enfin, une opération à haut risque en matière d’équilibre financier de l’État congolais.

À l’arrière-pays, les paysans sont coupés littéralement de l’économie moderne, de ses circuits de distribution de revenus et par conséquent des modes de vie qu’elle induits.

Le lien entre la croissance économique et le niveau de vie de la population est rompu. La relance des activités productives, si elle a lieu, est ainsi dénouée de sa pertinence sociale.

De la diaspora à l’arrière-pays : un contrat social manqué

Les agendas cachés combinés, d’une part, ceux de diverses factions du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) à partir de l’Est de la RDC, d’autre part, celui de Joseph Kabila à Kinshasa, ont avaient acculé les politiciens alimentaires congolais à signer un protocole d’accord déséquilibré et antipatriotique à Sun City, en Afrique du Sud, en 2002. Le principe d’une «transition inclusive» «réglait» avant tout débat par un parlement congolais élu alors que nombreux parmi les élites intellectuelles atendaient encore un débat national sur la question. Joseph Kabila a ainsi participé à faire reconnaitre astucieusement la nationalité congolaise des Banyarwanda. Obliger de coexister politiquement avec toutes les factions inclusivement pendant la transition, et en allant avec ce factions aux élections législatives de décembre 2006 et présidentielles 2007, le souverain primaire congolais a concédé sans le savoir sur l’objet de fond de la crise intercommunautaire de l’Est, avant tout débat national.

Par ailleurs, Joseph Kabila devra opposé, par voie de conséquences son refus aux revendications tendant à initier des mesures susceptibles d’intégrer la diaspora dans lune stratégie de reconstruction toujours attendue, pour une «policy making» cohérente avec l’émergence du concept d’«immigration comme facteur de développement » nécessitant des mesures appropriées d’encadrement aussi bien dans les rapports avec les pays d’accueil qu’avec la RDC comme pays de départ.

Cependant, sous la pression des mêmes, le gouvernement inclusionniste de Joseph Kabila s’est appuyé sur les dispositions des constitutions d’avant la crise pour reconduire une clause exclusionniste retirant la nationalité congolaise automatiquement à tout Congolais qui obtient la nationalité d’un autre pays. Même des propositions savantes visant à décomposer le concept de double nationalité en deux composantes, à svoir : «le retrait de leur nationalité aux autochtones congolais» et «l’attribution de la nationalité congolaise aux étrangers qui la sollicite» ont été toutes rejetées avec mépris par Joseph Kabila, alors que lui-même et la majorité des membres de son gouvernement détiennent deux, voire trois nationalités.

Perçu dès lors comme exclusionniste envers les autochtones congolais et inclusionniste envers les Banyarwandais pour qui la reconnaissance s’est fait astucieusement comme fait de guerre, Kabila s’est aliéné définitivement la confiance de la diaspora congolaise, apparaissant au grand jour comme antipatriotique, anti-Congolais, un agent au service d’un objectif non déclaré qui se situerait au cœur du processus qui l’a fait émerger : le contrôle des sources d’approvisionnement en métaux rares par les intérêts financiers anglo-saxons, via un pole de contrôle extra-territorial qu’est Kigali.

Les récits divers sur la collusion de Joseph Kabila avec la colonisation des contrées congolaises frontalières du Rwanda et les ambiguïtés manifestes sur son origine sont venus capitaliser le ressentiment contre l’ensemble de sa politique gouvernementale.

Joseph Kabila était de plus à plus décrit comme un parachuté au sommet de l’État congolais, un agent en mission pour le compte des puissances extérieures. Il a naturellement méprisé des milieux où se joue la dynamique de l’opinion congolaise, enclenchant en réponse un divorce précoce avec le peuple congolais, d’abord, avec sa diaspora informée du risque de démembrement de la RDC et de son refus de ses droits dont le retrait de la nationalité congolaise. Le fort sentiment de rejet de Kabila par la diaspora a vite été diffusée dans une opinion intérieure qui se connecte par le biais de la téléphonie cellulaire et de l’internet, bien qu’encore peu utilisé au pays.

Option : rupture avec l’ère Joseph Kabila

Désabusé, le peuple congolais qui ne cache plus son insatisfaction s’est retourné vers son Moise, le plus ancien et le plus constant de ses hommes politiques encore en course, soit Étienne Tshisekedi wa Mulumba qui devient ainsi l’ultime source d’espoir : «Ya Tshitshi, zongisa ye na Rwanda» (traduction : Étienne Tshisekedi, revoit-le vers son Rwanda natal». Un slogan éloquent : un sentiment de répulsion à l’égard de Joseph Kabila, une adhésion affective et massive à la lutte d’Étienne Tshisekedi et une contestation de la citoyenneté congolaise de Joseph Kabila que beaucoup dans l’opinion congolaise appellent Joseph Kanambe.

À moins de six mois, la démonstration publique de l’adhésion à la lutte d’Étienne Tshisekedi qui a commencé d’une manière foudroyante dans la diaspora est devenue un vaste mouvement de toutes les communautés congolaises de l’intérieure et de l’extérieur, ce qui donne de l’insomnie à Joseph Kabila et ses partisans. La première tournée euro-américano-africaine d’Étienne Tshisekedi dans les capitales occidentales, en juillet dernier, a permis aux services de renseignements de confirmer une hypothèse qu’ils développaient depuis quelques années déjà : à l’exception de quelques contrées, Kabila sera renvoyé massivement par les électeurs en novembre 2011. Le retour sarcastique et savamment calculé de l’Opposant historique qui est entré au pays a suffi pour réajuster l’hypothèse : Joseph Kabila pourrait être battu même dans ce qui était pressenti comme ses bastions, à savoir les provinces du Katanga et du Maniema.

Ce constat a suscité un nouveau comportement. Les principaux partenaires de l’État congolais agissent maintenant au grand jour. Dans les pays connus comme les principaux partenaires de la RDC’ gens d’affaires et gouvernements ont tous laissé tomber les masques. Ils invitent et reçoivent Tshisekedi pour parler affaires. Ils agissent comme si le gouvernement Kabila venait déjà d’être battu au scrutin électoral. Washington prévoirait même une rencontre au «State Department».

Des nouvelles de plus en plus folles circulent. Tshisekedi aurait déjà deux avions privés pour sa campagne électorale. Les dons fusent de tous côtés pour contrebalancer la machine Kabila qui puiserait dans le trésor de l’État congolais pour offrir des festivals de bière aux populations. L’Opposition l’y attend au tournant :« Liya mbongo ya Kabila, mpona na mayele mwa yooo!…»(Prends l’argent que t’offre Kabila, mais votes selon ton intelligence, autrement dit, selon le mot d’ordre «zongisa ye na Rwanda»). Quant à la diaspora à laquelle Kabila a refusé le droit de vote, elle se prépare à «voter à sa manière» : elle compte mettre à profit la vaste couverture du pays en antennes de la téléphonie cellulaire pour mobiliser leurs familles restées en RDC, chaque élément conscient de la diaspora devra s’assurer que tous les membres de sa famille voteront contre Kabila, donc pour Thesekedi.

Pour l’avoir vu lors de son dernier séjour, nous avons pu mesurer la transformation intervenue dans la qualité de ses activités. Ce qui étonne le plus c’est deux choses en particulier. Premièrement, le réseau de contacts qui s’est considérablement élargi mettant un accent sur les milieux des investisseurs à propos desquels Tshisekedi martèle sans cesse l’impérieuse nécessité de travailler dans un contexte de d’intérêt mutuel. Deuxièmement, la qualité de l’entourage et l’exigence de l’excellence qui s’impose à ceux qui le rencontrent.

Nous l’avons rencontré le samedi, 1er octobre dernier en tant que porte-parole du Comité de l’OSBL «Soutien à Étienne Tshisekedi» avec le Coordonateur Lièvin Kabeya Mudi wa Mbuji et plusieurs membres du Comité, nous avons noté chez Étienne Tshisekedi wa Mulumba une attitude étonnante pour un politicien congolais. Après avoir suivi notre rapport d’activité et la présentation du fruit de notre mobilisation, soit le geste concret des Congolais du Québec en faveur de sa campagne électorale, Étienne Tshisekedi wa Mulumba s’est appesanti non pas sur le bien-fondé de ce soutien, mais plutôt sur la nécessité de rendre compte dans la transparence à ceux qui se sont sacrifiés pour apporter leur soutien aux efforts pour l’instauration d’un État de droit en RDC.

À Kinshasa, pourtant, rejeté aussi bien par les masses congolaises, la diaspora que les partenaires occidentaux, Kabila et son Goebels se lancent dans un dernier geste de désespoir. Ils se tournent vers les souffrent de l’isolement dans le concert des nations, ceux-là que George W Bush qualifiait d’«État voyous» (sic). Quel message Voudraient distiller Kabila et Mende dans un geste aussi curieux?

Voudraient-ils simplement faire peur aux alliés qui connaissent pourtant le niveau actuel d’isolement de ces pays-là et celui de fragilisation économique, militaire et sociale de la RDC?

Tenteraient-ils d’impressionner une diaspora congolaise bien informée et de plus en plus introduite dans les réseaux? Extrêmement peu de gens en seront impressionnés.

Au contraire, ce geste a révélé l’état psychologique dans lequel se trouvent Kabila et son entourage. L’homme a pris conscience qu’il est au crépuscule de son règne. L’euphorie à propos de l’avènement de l’État de droit monte partout. Le tshisekedisme fait des vagues. Sûr de lui, Tshisekedi wa Mulumba lui-même martèle sans cesse un message mobilisateur qui vient capitaliser l’adhésion populaire.

Sous Joseph Kabila, l’État congolais qui s’est structuré au profit d’un acteur central non partisan de la bonne gouvernance économique, politique et sociale, s’est sabordé.

Il apparait aujourd’hui comme un exécutant local du déclin économique, de la désintégration du territoire et de l’aliénation de sa souveraineté.

Fait rare dans l’histoire, un gouvernement d’État s’est transformé en opérateur interne de la sous-traitance de sa périphérisation pour le compte d’un petit acteur régional, le gouvernement FPR du Rwanda, sous la supervision des acteurs globaux : les puissances anglo-saxones.

Hier réputé Opposant radical, populiste, Étienne Tshisekedi s’est considérablement assagi avec l’âge. Il rassemble politiques, brain trust où accourent nationaux et étrangers, concertation avec des investisseurs pour relancer l’économie congolaise dans le cadre d’un État de droit protecteur du droit de propriété et promoteur du climat des affaires.

Isolé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, Kabila voit au rapprochement avec ceux que ses anciens maîtres traitent d’«État voyous» , ce symptôme de la panique exprime-t-il aussi une manœuvre d’intimidation à l’égard des partenaires de la RDC ou un signal en direction du peuple qui doit se préparer à expérimenter le schéma ivoirien?

Les Congolais quant à eux, ne sont plus là où ils étaient à l’époque de Laurent-Désireux Kabila parce qu’ils ont appris qu’en se libérant du dictateur Mobutu, ils ont introduit le loup rwandais dans la bergerie. En perdant l’isolationniste LD Kabila, ils ont introduit un ultra-libéral, un anti-Congolais doublé de traître au sommet de l’État.

tshisekedi-diomi.jpgLe choix du peuple port aujourd’hui sur un homme situé juste au centre, un socio-démocrate doublé de défenseur de l’État de droit, de la souveraineté nationale et d’actualisation des rapports entre le peuple congolais et sa diaspora. Il ne suivra donc pas Joseph Kabila et son Joseph Goebels à Téhéran ou à La Havane.

Lambert Opula, Montréal, Québec

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