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Anarchie politique et chaos électoral en RDC

Anarchie politique et chaos électoral en RDC


La Communauté occidentale et le Secrétaire général de l’ONU doivent s’expliquer
Par Joël Asher Lévy
Le chaos électoral sera bel et bien au rendez-vous en République démocratique du Congo en 2011. Tel était le titre d’une chronique annonçant les manœuvres dilatoires d’un pouvoir aux abois, jouant son va-tout pour se maintenir indéfiniment à la barre d’un pays dont l’immensité et la complexité ont très largement eu raison de son amateurisme et de son incompétence. Il le fut effectivement. À cet effet, il n’y avait pas véritablement besoin de se doter d’une boule de cristal pour le prévoir. Tellement que cette vérité limpide était inscrite dans le ciel. À telle enseigne que la communauté occidentale doit être aujourd’hui interpellée systématiquement. D’autant plus qu’elle a participé dans une moindre mesure à l’organisation desdites élections chaotiques et anarchiques.

‘‘Bureaux de vote fictifs, bureaux de vote sans urnes tout court voire sans bulletins de vote disponibles, bureaux de vote avec urnes bourrées d’avance de bulletins de vote préalablement cochés au seul nom de Joseph Kabila Kabange. Urnes détenues par de simples particuliers dans des lieux non répertoriés officiellement pour la votation populaire  et bulletins de vote cochés par des proches et affidés du pouvoir. Des forces de sécurité à la solde exclusive du pouvoir aux abois s’attaquant brutalement à la population, tirant sans sommation, blessant des civils et fauchant mortellement des victimes de la démocratie’’.

 

Tel est exactement le portrait relatif au tripatouillage électoral
Dans cette anarchie politique et dans ce chaos électoral, le gouvernement de la République démocratique du Congo a certes une responsabilité objective voire avérée. D’autant plus qu’il veut à tout prix assurer la réélection vraiment hypothétique, pour ne pas dire impossible, de Joseph Kabila Kabange sans doute vomi par l’ensemble de la population. Face à cette grande ampleur du tripatouillage électoral, il importe de se poser la question de savoir comment des bulletins de vote évidemment transportés et distribués par la MINUSCO  se retrouvent entre les mains des particuliers et en disposent à leur guise; et en dehors de tout doute, le grand vainqueur de la présidentielle de 2011 est bel et bien Étienne Tshisekedi wa Mulumba qui incarne le changement politique et le progrès démocratique, qui symbolise les aspirations populaires.

 

En cas de résultat contraire, il appartient exclusivement à la Communauté occidentale de justifier ce verdict populaire fantaisiste dans la mesure où le vainqueur déclaré d’un scrutin dans un pays du Tiers-Monde est le plus souvent imposé ou est l’objet de négociation.

Cela est d’autant plus vrai que les Occidentaux ont nettement fait le pari de Joseph Kabila Kabange à la tête de la République démocratique du Congo dans le but de perpétuer indéfiniment le régime de pillage des richesses nationales et des ressources étatiques. C’est ce qui explique le maintien injustifié de la MINUSCO qui brasse désormais des affaires juteuses au lieu de s’occuper concrètement de la paix et de l’accompagnement politique institutionnel dans ce pays doté de matières premières stratégiques.
Ce qui est clair, il y a manifestement un parallélisme étroit entre la présidentielle de 2006 et le scrutin de 2011. En 2006, la MONUC  était dirigée par un ex-ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Kinshasa, William Lacey Swing. Sous sa direction, d’ailleurs fort controversée et fondée sur l’affairisme, les élections ont été en réalité bâclées. Marquées bien entendu par l’exclusion de l’Opposition politique et démocratique, elles ont malheureusement donné lieu à de violents affrontements armés entre les rivaux prétendant au fauteuil présidentiel. Aussi ont-elles consacré la victoire du vrai-faux vainqueur Joseph Kabila Kabange aux dépens de Jean-Pierre Bemba Gombo. À cet égard, de fortes pressions politiques et diplomatiques ont été exercées sur cet homme d’affaires postmobutiste par la Communauté occidentale afin de s’effacer au profit du jeune mercenaire Kabila qui lui avait finalement vendu le pays comme des pièces détachées.
En 2011, la MINUSCO est également chapeautée par un autre ancien ambassadeur américain à Kinshasa Roger Meece. Comme si l’histoire se répétait, le pays est naturellement confronté à l’anarchie politique et au chaos électoral.

La campagne électorale a été fortement marquée par le bâillonnement de l’Opposition politique et démocratique et le musellement des leaders les plus en vue, qui incarnent les aspirations fondamentales et légitimes du peuple congolais. Aussi a-t-elle été visiblement marquée par de graves violations des droits fondamentaux de la personne humaine, des assassinats politiques et des séquestrations des candidats. Comme en 2006, la République démocratique du Congo est confrontée à la partisannerie légendaire de la Communauté occidentale qui participe à l’exclusion du mouvement démocratique plus enclin à défendre les intérêts de la Nation et les droits légitimes du Peuple congolais.
Par conséquent, il revient plus particulièrement et plus singulièrement au Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon de répondre objectivement aux questions suivantes.

Pourquoi d’anciens représentants diplomatiques américains sont-ils nommés à la tête des Missions des Nations unies au Congo ? Est-ce un hasard ou une règle préétablie ?

Comment explique-t-il le chaos électoral et l’anarchie politique en République démocratique du Congo assistée par les Missions des Nations unies pilotées par des diplomates américains ?


Quelle est à vrai dire la finalité d’une Mission des Nations unies chargée de stabiliser le Congo dont les hauts représentants à la solde du Secrétaire général participent activement au pillage des ressources du pays d’accueil ? Quelle est en réalité la pertinence d’une telle Mission des Nations unies lorsque les représentants du Secrétaire général brassent véritablement à leurs seuls profits respectifs ou au profit d’intérêts obscurs des affaires juteuses ? Quelle est en fait la pertinence d’une telle Mission lorsque le personnel administratif et militaire est activement impliqué dans des cas de viols ou agressions sexuelles des femmes dans le pays d’accueil ?

http://www.cdpsmedias.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=41#p56

 
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