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RDC : Les heures comptées de la CENI

RDC : Les heures comptées de la CENI

5 mois après des élections entachées de nombreuses irrégularités, la Commission électorale de République démocratique du Congo (CENI) se retrouve sous le feu des critiques de la communauté internationale et de l’ensemble de la classe politique congolaise . Même dans la majorité présidentielle encore fidèle au président Kabila, on trouve peu de personnes pour défendre l’organisation chaotique des élections de novembre 2011. Le président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda sera sans doute le premier fusible à sauter.
Capture d’écran 2012-04-03 à 21.07.53.pngPartis politiques, ONG, société civile, bailleurs de fonds, Union européenne, église catholique tirent à boulet rouge sur la CENI. La Commission électorale semble aujourd’hui cristalliser tous les malaises de la société congolaise. Il faut dire que l’institution électorale a longtemps été présentée par Kinshasa comme le symbole de l’évolution démocratique du pays.
Mais très rapidement les doutes sont apparus. A commencer par la nomination d’un proche du président Kabila, Daniel Ngoy Mulunda, à la tête de la Commission électorale. Les choses se sont gâtées avec la composition du bureaux : l’opposition est sous-représentée et la société civile complètement absente. L’indépendance de la CENI est immédiatement remis en question par l’opposition et de nombreuses ONG.
Concernant le travail de la Commission pendant le processus électoral, il suffit de lire le rapport final de la Mission d’observation de l’Union européenne (MOE-UE) pour comprendre l’étendu des dégâts : "les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées". La mission de l’UE note les multiples dysfonctionnements du scrutin : "l’absence d’audit du fichier électoral, le manque de transparence lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d’électeur de 3,2 millions d’électeurs, de multiples incidents de fraude et de bourrages d’urnes lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats caractérisée par un profond manque de transparence". L’Union européenne, tout comme la majorité des partis politiques congolais, demandent "la restructuration de la CENI en y incluant la société civile" et souhaite un audit complet du fichier électoral.
Du côté de l’opposition, l’ensemble des partis exigent la démission pure et simple de la Commission dans la perspective des prochaines élections locales et provinciales dont la date n’est toujours pas fixée. Devant le tollé provoqué par les "ratés des élections", les autorités congolaises paraissent décidées à faire un geste. Selon Charles Mwando, le médiateur nommé par le président Kabila pour "dégeler" la crise politique avec l’opposition et trouver une coalition gouvernementale, "la restructuration de la CENI, à défaut de sa recomposition, constituerait la seule alternative", d’après les différents partis consultés, "pour sauver le processus électoral en cours".
Pour donner quelques gages de bonne volonté à la communauté internationale, Kinshasa n’a pas d’autre choix que de trouver un terrain d’entente avec l’opposition sur la composition d’une CENI deuxième version, un peu plus indépendante… ou moins dépendante. Le président Joseph Kabila sait que sa crédibilité et son retour sur la scène internationale se jouera sur la bonne tenue des prochains scrutins. Pour l’instant, l’incertitude plane sur les dates des élections provinciales et sénatoriales (prévues pourtant en mars et en juillet 2012)… et les bailleurs de fonds commencent à hausser (timidement) le ton. Le président contesté de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, pourrait faire les frais du fiasco électoral de novembre. Résultat : à Kinshasa aujourd’hui, plus personne n’ose défendre publique le bilan de Ngoy Mulunda.
Christophe RIGAUD


http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com

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9 Commentaires Poster un commentaire
  1. SAINT PAUL #

    Evitons de parler de la CENI sans pour autant parler de Kabila, c’est bien kabila qui planifiait la structure, les méthodes du travail à exécuter, les financements de ces méthodes et consorts, comment peut-on parler de la Ceni et omettre de parler de kabila
    Les élections présidentielles et legislatives de novembre 2011 ont entachées de fraudes, des irrégularités avérées ! Eh bien tout simplement sanctionner les fautifs, ne tournez pas autour du pôt, vous de la soit disant Communauté Internationale qui foutez la désolation au monde partout où vous passer. L’occident est une grave accident contre le monde. Vous voulez travailler avec la jeunesse congolaise des années à venir, il est temps de changer votre fusil d’épaul, les congolais ne veulent plus Kanambe à la tête de leur pays. Ne nous parler plus des élections provinciales, locales, urbaines,paysannes ou autres. Kanambe nous n’en voulons plus le voir au Congo Kinshasa.

    5 avril 2012
  2. slt congo es por los congoleño, no por la belgique toi qui agir pour le congo,no es tu pays tu pays es belgica que no tiene ni riquesa tengais cuidado de loq estas haciando gracias.

    4 avril 2012
  3. LUtala Kabe #

    Nous voulons voir l’homme que le congolais ont elu travailler. Merci

    3 avril 2012
  4. LUtala Kabe #

    Nous voulons voir ces gens-la loin de notre pays. Nous avons asser entendit parler d’eux. que ce que ce communaute International veulent encore? Ils ont tout le preuve qui nous laisse en paix nous sommes fatigue d’entendre cela. Nous voulons maintenant enterre nos morts, retouver la paix comme dans d’autre pays du monde.

    3 avril 2012
  5. bibicha #

    ngoy mulunda yo nde okolele na munoko ya mboka, okokimela wapi eeeeeeeee.eloko nioso eza na ebandeli pe suki pr le moment okomi na suka.

    3 avril 2012
  6. NYK #

    Les élections du 28 Novembre 2011 , ne sont pas crédibles et du fait qu’elles ont été entachées de beaucoup de fraudes , d’irrégularités et même d’illégalités , doivent purement être annulées, oubliées et les gouvernants doivent agir vite pour les refaire avant la fin de l’année 2012, , la CENI doit être remodelée , Mr Ngoy Mulunda et tous ses camarades qui ont provoqué la crise post électorale doivent être remplacées par des personnes neutres , crédibles , n’ayant pas des accointances avec les partis politiques , qui sont donc libres de tout engagement politique et rodées dans cette matière d’organisation d’élections.
    On ne doit pas perdre trop de temps à discutailler sur le départ de cette CENI ( les membres qui l’ont pilotée , ils doivent tous -toues- être remplacées..
    C’est la seule voie vraiment capable de remettre la Paix en RD Congo, en d’autres mots d’éteindre la crise actuelle et le feu qui couve et ainsi éviter l’embrasement .
    Cinq mois déjà après les élections , on doit agir vite .
    NYK

    3 avril 2012
  7. Ilondo Bertrand #

    C’est sans embage la CENI n’existe plus.
    Et si la CENI tombe alors toutes les institutions les accompagnant doivent imperativement tomber (Cour supreme,conseil superieur audiovisuel,presidence et parlement)

    3 avril 2012
  8. banzay ftr1 #

    ça prend du temps ,que ça saute dejà vite vite .

    3 avril 2012

Rétroliens & Pings

  1. RDC : Les heures comptées de la CENI « OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE

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