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RD-CONGO: La faiblesse Joseph Kabila servirait les intérêts de M23

RD-CONGO: La faiblesse Joseph Kabila servirait les intérêts de M23

Posté par ⋅ 24 décembre 2012⋅ Laisser un commentaire
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George W. Bush meets with Joseph Kabila of the...George W. Bush meets with Joseph Kabila of the Democratic Republic of Congo, left, Thabo Mbeki of South Africa, center, and Paul Kagame of Rwanda, right, at the Waldorf-Astoria Hotel in New York City. (Photo credit: Wikipedia)

Plus que tout autre pays, la République démocratique du Congo a raison de blâmer ses malheurs sur les étrangers. La Rdc, troisième pays le plus peuplé de l’Afrique sub-suharienne, connaît une histoire d’abus par des puissances étrangères. Du pillage de son caoutchouc et de l’ivoire par le  roi de Belge Léopold II, de  la convoitise de l’Occident et afin á la jalousie de ses voisins.

Aujourd’hui, l’acteur le plus pertinent est sans doute le Rwanda voisin, qui a parrainé plusieurs rébellions sur le sol congolais, depuis le renversement de Mobutu au lendemain du génocide rwandais de 1994. Il n’est pas surprenant que l’attention diplomatique s’est concentrée sur Kigali, après que le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, ait envahi la ville de Goma, á  l’est de la RDC.

Malgré les démentis continus du gouvernement rwandais, son rôle dans le conflit est devenu plus difficile à réfuter. Depuis Juin, plusieurs rapports du Groupe d’experts des Nations Unies ont cité des preuves de l’implication systématique du Rwanda, y compris l’utilisation des troupes rwandaises et le commandement direct des opérations rebelles par le ministre de la défense du Rwanda, James Kabarebe. L’Ouganda, qui accueille actuellement les pourparlers entre le M23 et le gouvernement de la RDC, a également été accusé d’avoir fourni le soutien logistique.

Alors que la force de M23 est en grande partie due à ses bailleurs de fonds étrangers,( Le Royaume Uni et les Etats-Unis), et  le Rwanda et l’Ouganda, l’opposition congolaise et le peuple congolais ne parviennent pas à accorder l’attention voulue à un autre facteur clé dans la crise: le vide béant de leadership à Kinshasa.

Bien que le M23 soit retiré de Goma, le président congolais Joseph Kabila est devenu aussi faible et vulnérable que jamais, incapable de contrôler un corrompu et prédateur armée, sous le feu des alliés et des adversaires pour desserrer son emprise sur le pays.

Parachuté et installé au pouvoir par un consensus entre l’Occident et le Rwanda voisin en 2001,  après l’assassinat de son père adoptif Laurent-Désiré Kabila, le jeune Kabila, qui n’avait que 29 ans, un néophyte, un malléable, politiquement plus faible qu’une feuille d’arbre, ne perdit pas le temps á éliminer ses ennemis et saper les investigations sur l’assassinat macabre de son pére adoptif.

Depuis plus de 10 ans au pouvoir, Joseph Kabila, ancien conducteur de taxi á Dar-es Salam, n’a que servi les intérêts de ses parrains, le Rwanda et l’Ouganda. Une de ses missions serait de déstabiliser l’arméé congolaise, facilitant ainsi l’invasion Rwandaise et Ougandaise á l’est de la Rdc.

En 2009 ,  il avait réussi temporairement á mettre fin á la seconde guerre du pays avec un accord de paix entre les FARDC et  rebelles de CNDP soutenu par l’armée Rwandais, d’intégrer l’armée Congolaise. De cet accord est né la fragilité de paix á l’est de la Rdc, car ces rebelles Rwandais de CNDP, déguisés en Congolais, occupaient déjá de positions au sein de l’arméé congolais. Joseph Kabila avait ainsi réussi á déstabiliser l’arméé Congolaise, une proie facile des attaques de Rwanda et Ouganda.

La réélection controversée de Joseph Kabila en Novembre 2011 a marqué un point tournant. Après le scrutin, qui a été marquée par des violences et de nombreuses allégations de fraude, Kabila était sous la pression de retrouver un certain degré de légitimité internationale. Il a tenté en Avril d’apaiser les pressions sur lui, en appelant à l’arrestation de Bosco Ntaganda, un chef de guerre basé à Goma et ex- commandant de CNDP, recherché par la Cour pénale internationale. Il  est allé plus loin en tentant de démanteler les chaînes de commandement parallèles parmi les ex-officiers du CNDP soi-disant intégrés dans les FARDC.

En Avril 2012, les ex-rebelles de CNDP, ont eu  un  »face-lift » (un nouveau visage) sous le nom de M23. D’aprés le rapport de l’ONU de fin Juin, ils n’étaient qu’un groupuscule de 500 rebelles mais aujourd’hui avec l’onction Rwandaise et le soutien logiciel d’Ouganda, ils comptent plus de 15000 rebelles parmi eux. Il est á croire que la grande majorité de rebelles M23 sont des  »Rwandais », déguisés en Congolais, tout comme, Joseph Kabila, lui-meme. Hier un Rwandais, aujourd’hui Congolais.

Malgré les rhétoriques de M23 de vouloir marcher vers Kinshasa, de renverser Joseph kabila, de demander la libération de prisonniers politiques, sans pourtant en mentionner un seul nom, ils n’ont aucun intérêt divin de paix á l’est de la Rdc.  » Les loups ne se mangent pas entre eux », dit-on souvent.

La prise de la ville de Goma par les rebelles de M23 a mis en évidence de nombreuses révelations sur ce farce politique á l’est de la Rdc. Une d’entre elles, serait la faiblesse de l’arméé congolaise et le rôle joué par Joseph kabila dans ce plan sinistre.

Joseph Kabila  a suspendu le général Gabriel Amisi d’avoir vendu des armes aux rebelles de M23. Dans des circonstances normales, le général Amisi devrait être trahi en justice pour  »haute trahison » mais Joseph Kabila et son gouvernement ne tenteraient pas une telle procédure contre lui, de peur qu’il dévoile la réalité cachéé de sa suspension, ce qui justifie les rumeurs selon lesquelles que le général Amisi aurait été forcé par Joseph Kabila de déposer les armes et laisser entrer les rebelles de M23 á Goma.

En tant que président, M. Kabila a aussi exacerbé l’opacité du secteur minier congolais. Ce mois-ci, le Fonds monétaire international a arrêté un programme de 532 millions de dollars de prêts au Congo après que le gouvernement ait refusé de divulguer les termes de l’accord 2011 d’une mine de cuivre appartenant à l’Etat et une société liée à homme d’affaires israélien Dan Gertler, un ami proche de M. Kabila. Comme Bloomberg a rapporté la semaine dernière, Gertler a gagné la majeure partie de sa fortune de 2,5 milliards dans la vente illicite des diamants, du cuivre, du cobalt et de l’or du Congo.

Avec tous les yeux sur les négociations de Kampala, le sort de deux, de la rébellion et de la présidence de Kabila restent incertaines. Après une semaine d’ouverture de négociations marquées par le boycott et l’animosité générale, un consensus sur une série de questions militaires et politiques, y compris la réintégration des officiers M23, ne semble pas venir. L’absence de Rwanda, le parrain de M23 sur la table de négociations á Kampala, l’absence de l’UA africaine aux négociations á Kampala, l’absence des délegués de l’ONU á ces négociations, signalent l’échec.

Des Sources á Goma dévoilent que les civils, craignant une attaque M23, retirent de l’argent auprès des banques et autres à faire des plans pour éviter d’être pris dans des tirs croisés. Sous le commandement du général François Olenga, le remplacement d’Amisi, les troupes des FARDC prennent des positions stratégiques à travers la ville, un signe qu’une autre bataille pour Goma serait probablement plus sanglante que la précédente.

Joseph Kabila, un canard- assis,  est de plus en plus désespéré, une sorte de putsch n’est pas hors de question. Les divisions au sein de l’arméé, la tension de l’opposition á tirer au clair la situation á l’est du pays, et certains gouvernements á l’Occident, comme la France, qui réclament les élucidations sur la situation á l’est de la Rdc, pointent le doigt á Joseph Kabila, d’être une autre main invisible de M23.

103 députés de l’opposition ont signé depuis le début de ce mois, une pétition de forcer la démission de Joseph kabila pour  »haute trahison ». Une telle démarche ne pourrait réussir qu’avec un sens de leadership accru  au sein de l’opposition, et une arméé restructurée et responsable.

Clairement, Joseph Kabila n’a pas ce qu’il faut pour arrêter l’est de la Rdc  de glisser dans le chaos. Aussi longtemps, ce dernier serait le président de la Rdc, le Rwanda, son pays natal et l’Ouganda, ménaceraient toujours l’est de la Rdc.

Par Guylain Gustave Moke

Analyste Politique/Écrivain

WordPress/AFP

http://guylainmoke.wordpress.com/2012/12/24/rd-congo-la-faiblesse-joseph-kabila-servirait-les-interets-de-m23/

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un commentaire Poster un commentaire
  1. emery #

    A mon humble avis, je crois qu’il n y a plus qu’une seule alternative tangible pour sortir notre pays de cette " bétise humaine", c’est de chasser l’imposteur "kabila" le rwandais du pouvoir. J’invite tous les hommes politiques et militaires dans les coulisses du pouvoir de collaborer avec tout le peuple congolais pour libérer notre pays de l’occupation Rwando-ougandaise avec la complicité des Usa, Belgique et Grande-brétagne.

    25 décembre 2012

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