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Les Congolais dansent au-dessus du volcan / GERMAIN NZINGA MAKITU

Les Congolais dansent au-dessus du volcan
Chronique des bassesses congolaises de juillet 2015

Le constat cinglant qu’un analyste peut faire de ce mois de juillet finissant concernant la péripétie des événements qui ont émaillé la scène socio-politique congolaise, c’est sa courbe prononcée vers la médiocrité et la bassesse des acteurs politiques congolais.

Quelque chose de roussi et de nauséabond jette l’opprobre sur l’élite politique de ce pays qui se trouve à quinze mois du scrutin présidentiel et qui se distingue par des querelles intestines, des injures réciproques et des coups bas qui nuisent à tout projet de changement. Acteurs politiques de gauche comme de droite, de société civile comme de la gestion de la chose publique, ils ne parviennent pas à signer un pacte républicain et à se donner un minimum de consensus en vue de prendre en mains la préparation de prochaines échéances électorales appelées à porter une thérapie de choc au corps très malade du grand Congo pour redorer son blason terni par des décennies de cacophonie politique.

Dans la triste récolte des événements que l’auteur de ces lignes a effectués, je m’en vais vous en énumérer quelques-uns pour illustrer l’insoutenable légèreté avec laquelle les congolais ont choisi de vivre à un moment aussi critique et tragique de l’histoire de leur peuple.

1. Les parlementaires congolais applaudissent le légat du fossoyeur de leur souveraineté.

Lorsque John Kerry, le secrétaire d’Etat américain annonce, le lundi 6 juillet 2015 à Washington, DC, la nomination de Thomas Perriello comme envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, nous sommes encore loin de nous douter que l’initiative ne vient pas seulement de Barack Obama en personne mais bien aussi des parlementaires congolais.
En effet, dans une correspondance datant du 22 mai 2015, dix députés congolais écrivent à l’actuel président américain pour réclamer un nouvel envoyé spécial américain après la démission annoncée de Russ Feingold qui avait jadis pris ses fonctions en juin 2013.

Dans cette lettre ouverte[1], les députés congolais attirent l’attention du président américain sur les crimes graves contre l’humanité et les violations des droits humains qui se commettent en toute impunité à la partie orientale de la Rd Congo. A ce sujet, ils demandent au président démocrate de dépêcher un nouvel envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, pour une meilleure sécurisation des congolais. Un peu plus loin dans leur correspondance, voulant être plus clairs, ils disent ceci : « Au regard de tous ces éléments, en tant qu’Elus légitimes du peuple, nous Vous encourageons à procéder à la désignation d’un nouvel Envoyé Spécial pour la région des Grands Lacs dans le leur délai »[2]
Outre le conflit de compétence à l’actif de ces parlementaires qui prennent l’initiative de nomination d’un nouvel envoyé, laquelle initiative dépassant en principe leurs prérogatives juridiques, c’est sur leur volonté d’asservissement même que notre attention est attirée.

La matière de sécurisation des frontières nationales est un sujet très sensible, circonscrivant la souveraineté d’un Etat et par conséquent, elle devrait se traiter dans l’hémicycle du parlement. Le fait que ces parlementaires aient décidé de s’en référer directement à l’autorité américaine pour trouver solution au problème de la base qui les a élus, prouve à suffisance l’existence d’un vide politique, d’une faillite de l’Etat congolais et de ses institutions qui ne sont plus à mêmes de résoudre les problèmes de leur peuple.
En demandant à Obama de s’impliquer pour parfaire le processus de paix et la consolidation de la démocratie et en applaudissant le 7 juillet 2015 la nomination de Thomas Perriello comme suite favorable à leur requête, ces députés sont à mille lieues de comprendre que le président américain, en réagissant favorablement à leur demande, ne le fait pas pour les mêmes motivations politiques. Ils sont loin d’imaginer que Thomas Perriello, ce natif de Virginie, juriste formé à l’université de Yale, ancien conseiller et porte-parole du Tribunal Pénal International pour la Sierra Leone puis consultant pour le Centre international pour la justice transitionnelle au Kosovo, au Darfour et en Afghanistan, pourra porter à la crise congolaise plus de problèmes que des solutions constructives pour la simple raison qu’il ne vient pas chez nous pour œuvrer au nom des intérêts des congolais mais bien au nom de ceux de son peuple. Ce qu’il fera tout au long de son mandat d’envoyé spécial ne sera sûrement point à la hauteur des attentes du peuple congolais.

Sans vouloir trop m’attarder sur la légitimité juridique d’un envoyé spécial pour le Congo et les pays du Grands lacs, légitimité qui pour l’instant et conformément à la Convention de Vienne, manque de réciprocité diplomatique dans le rapport bilatéral entre l’état congolais et l’état états-unien, c’est plutôt sur l’efficacité d’une pareille démarche que j’entends me concentrer.
Boniface Musavuli avait, le 29 novembre 2013, publié une analyse[3] fort instructive qui n’a pas été prise au sérieux par les parlementaires de Beni alors qu’elle leur donnerait davantage de lumière sur le geste politique fort erroné qu’ils venaient de poser.

Après un bref rappel du devoir de mémoire concernant les nombreuses recommandations faites dans différents documents : du rapport Garreton en 1997 au rapport « Mapping » de l’ONU de 2010, ce chercheur congolais souligna le silence de l’administration Obama face à un rapport phare où 550 pages décrivent 617 incidents violents allégués être survenus en RDC entre mars 1993 et juin 2003.
Et lorsque les élus congolais, dans leur lettre ouverte à Obama, pointeront le doigt accusateur contre les appétits et les convoitises du Rwanda et de l’Ouganda qu’ils croient être à la base du désordre régnant au Congo, ils ont impardonablement ignoré que les deux pays sont des loyaux alliés des Etats-Unis qui usent incessamment à leur faveur, de la diplomatie discrète qui exclue toute possibilité de condamnation publique et diplomatique ainsi que de l’imputabilité politique par l’Amérique.

En prenant en considération les Etats-Unis qui fournissent la formation militaire, les armes, l’intelligence de guerre et le financement à l’armée du Rwanda[4] qui continue à son tour de commettre des atrocités innommables au Congo-Kinshasa, il parait clairement insensé pour tout congolais d’aller chercher de l’aide auprès du pyromane pour pouvoir éteindre le feu que ce dernier a allumé et qui brûle la maison Congo.
Laura Seay[5], en voulant critiquer Boniface Musavili, a conforté davantage la thèse de l’analyste congolais. Elle nous a plutôt grandement ouvert les yeux sur cette vérité selon laquelle, en reprenant le titre de son article, la politique américaine en RDC est une question d’intérêts et non d’alliés. Raison pour laquelle hier comme aujourd’hui, la RDC ne pourra rien attendre d’un gouvernement dont il est dit que « les diplomates américains à Kigali, à Kinshasa et à Kampala, ont depuis longtemps été au courant des engagements illicites du Rwanda au Congo mais ils avaient pour consigne de leur administration républicaine ainsi que démocrate de les ignorer. »[6]

Ainsi donc, même dans les meilleures des formules de protections de droits humains dont se trouve affublée la nomination de Thomas Perriello, même si cet envoyé spécial parviendra à chasser Kabila du pouvoir, la solution alternative qu’il porte ne sera sûrement pas pour remettre notre pays sur le rail. La solution politique de ce pays ne viendra jamais de l’extérieur. Il importe par ailleurs d’identifier la priorité des priorités pour l’administration américaine  qui est loin d’être la défense des intérêts congolais que viserait la nomination de cet envoyé spécial applaudie à tue-tête par des parlementaires congolais. Que nenni ! C’est bien plutôt pour les intérêts géostratégiques américains.

Quels sont concrètement ces intérêts géostratégiques ?

C’est le communiqué public rendu le 7 décembre 2014 par John Kerry et Russ Feingold dans un entretien avec Radio France Internationale (RFI) qui nous éclaire la lanterne : « le conflit prolongé dans l’Est de la RDC, impliquant l’Ouganda et le Rwanda depuis 20 ans, ne peuvent pas être résolu sans changer les frontières de la RDC et sans envisager la question des opportunités économiques[7]qui pourraient naître son seulement pour l’Est du Congo (notez bien par pout tout le Congo), mais aussi pour toute la région des Grands Lacs. »[8]

Dans une de ses précédentes publications, l’auteur de ces lignes a donné une vue plus large de cette problématique en parlant du « Plan de fin de guerre » élaboré par un officiel américain, Herman Cohen, ancien Sous-secrétaire d’Etat sous Bill Clinton (1989 – 1993). Ce plan consistant entre autre à installer un marché commun incluant le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya et la RD Congo elle-même[9]. Observez attentivement la même sphère d’influence qui est confiée aux bons soins diplomatiques de Thomas Perriello dans ses attributions d’envoyé spécial.
Selon Herman Cohen, ce plan permettrait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises des pays membres – comprenant celles du Rwanda essentiellement- l’accès aux ressources minières et forestières du Kivu contre le versement des droits de douane et des taxes à l’Etat congolais[10].

Tout observateur averti a pu constater que dans les étranges échanges commerciaux de ce marché commun, l’exploitation est à sens unique. Tous les autres pays concernés sont dirigés vers l’Est du Congo où se trouve la manne minière tandis que toutes les productions économiques de l’Est du Congo se trouvent orientées vers l’Océan Indien plutôt que vers l’Océan Atlantique, formule diplomatique qui confère un nouveau centre du pouvoir à une partie du territoire congolais.
Ce devrait être là une bonne solution pour les populations de l’Est que d’aller à plus de 1600 km à Kinshasa s’il ne s’avérait pas les arrière-pensées de l’administration américaine qui entend faire de ce Kivu, un Etat autonome et détaché de l’Etat congolais. C’est maintenant ou jamais que nous sommes appelés à saisir la portée de la diplomatie américaine. Peut-on appeler à la rescousse le président américain pour venir consolider la démocratie et la souveraineté congolaises quand on a frais en mémoire le même Herman Cohen qui, dans une interview à la TV Code 243, s’étonne que les congolais parlent encore de la souveraineté nationale. « Souveraineté ? S’exclame-t-il. Au Département d’Etat américain, précise-t-il, le Kivu fait déjà partie du Rwanda »[11]

Ce plan ne date pas de l’an passé mais c’est le fait de le rendre public via des mass médias occidentaux qui prouve à suffisance que l’administration américaine sous Barack Obama a franchi la ligne rouge de l’hypocrisie diplomatique qui jusque là feignait de respecter le principe sacro-saint d’intangibilité de frontières tel que tracée par les pères de l’Organisation de l’Unité Africaine le 25 mai 1963 à Addis-Abeba. La ligne rouge franchie se veut en même temps un signe avant-coureur et un mauvais présage pour le proche avenir du peuple congolais. De ce signe de mauvais augures, l’arrivée de Thomas Perriello peut en être le début de sa matérialisation.
Celui qui dans son discours devant les dirigeants de l’Union Africaine le mardi 28 juillet à 13 :30 s’est déclaré citoyen américain et fils d’un africain dans cette même capitale éthiopienne, distribuant çà et là des leçons de démocratie aux autocrates africains, ne fait pas mieux qu’eux dans sa politique à double standard dans la sous-région des grands lacs, une en défaveur de la RdC et une autre au profit du Rwanda et de l’Ouganda.

Est-ce à bon escient que Luc Michel, interviewé sur le plateau du débat panafricain, a remis les pendules à l’heure devant une opinion africaine trop obamanolâtre. Devant les africains plus portés à juger émotionnellement les événements, ce politologue belge a qualifié d’indécente et honteuse pour tous les africains, la visite du président américain « dans une Afrique où les USA déstabilisent 15 pays africains (dont le RDC), ont installé via l’AFRICOM 34 bases militaires et détruit la Jamahirya du guide Kadhafi (Sarkozy n’étant que le porteur de valise de Washington). »[12]
Nous sommes donc appelés à plus de vigilance critique dans ce monde où les paroles peuvent dire le contraire de la réalité. « Obama, surenchérit Luc Michel, n’est ni noir, ni blanc, ni américain, il est le visage du lobby militaro-industriel américain et a été choisi pour rénover l’image des USA dégradées par Bush II ».[13] Ceci dit, écrire à un tel président américain pour rétablir un climat de paix au Congo est un acte de grave irresponsabilité politique et quand il est posé par des élus du peuple, sensés être le dernier rempart de la défense de la souveraineté du peuple congolais, alors on est en droit de se dire qu’il y a péril dans la demeure.

Il y a un parfum nauséabond de trahison d’un peuple par ses propres élus qui n’en méritent plus l’honorabilité parce qu’ils refusent de comprendre qu’aucun peuple ne peut résoudre ses propres problèmes en demandant de l’aide à ceux qui les ont créés. Ce malheureux épisode diplomatique constitue bel et bien un des clignotants au rouge qui achèvent de me convaincre que l’élite congolaise a perdu le bon sens et l’intelligence précise des enjeux nationaux, sous-régionaux et internationaux. Continuerons-nous à nous vendre à de nouveaux maitres, fondant l’espoir béat et naïf qu’ils nous aideront à réaliser notre rêve de liberté et de souveraineté?

2. Ne Muanda Nsemi se fait le porte-parole de la CENI

Lorsqu’au sortir de l’audience lui accordée par le président Joseph Kabila le 3 juin 2015 au Palais de la Nation, à titre de consultation populaire, l’honorable Muanda Nsemi voulut bien faire la lumière sur ses convictions devant la presse. « Je tiens à vous dire que dans la conjoncture de la crise d’aujourd’hui, notre pays est incapable d’organiser des élections crédibles sur le plan régional et national. »[14]

Une déclaration très lourde de conséquences mais qui sort hélas d’une bouche non autorisée. Tout le monde sait que concernant les dépenses à effectuer lors de prochaines élections, l’état des finances de la République est du ressort du Ministres des Finances qui travaille en étroite collaboration avec les responsables de la CENI pour évaluer la participation de l’Etat congolais dans l’organisation des élections libres et indépendantes.

En déclarant l’Etat congolais incapable d’organiser les élections et en en énumérant les raisons profondes, l’honorable Nsemi n’a peut-être pas menti mais il aborde publiquement une question qui dépasse ses compétences de député national. Tant il est vrai qu’aux termes de la Constitution congolaise, seule la CENI est l’institution nationale qui acompétence EXCLUSIVE d’organiser les élections et de traiter les questions électorales avec toutes les parties prenantes.
En déclarant publiquement que la Rd Congo est incapable d’organiser les élections s’il faut considérer l’état de ses finances et le travail bâclé de la CENI via un calendrier qui ne tienne pas compte des mineurs de 2011 qui sont devenus majeurs, Ne Muanda Nsemi fait peut-être son travail de député mais oublie que ce sont là des questions à soulever non point devant les micros des journalistes mais dans un débat d’idées au sein de l’hémicycle du Palais du peuple. Pourquoi ont-ils tous été élus sinon pour débattre ensemble des questions vitales touchant à l’avenir du peuple congolais ? Pour débattre et non pour faire du populisme devant les caméras de télévisions.

Ce qui attire plus l’attention de l’analyste, c’est moins la forme que le fond de son message. Qu’il ait commis des vices de procédure en disant ce qui ne relevait pas de sa compétence, peut encore être rectifié. Mais ses déclarations placées dans le contexte d’un régime qui cherche à contourner la Loi fondamentale pour faire un passage de force qui ferait sauter le verrou de l’article interdisant tout troisième mandat, alors là les déclarations de l’honorable Nsemi revêtent l’habit de propagande politique en faveur d’un individu et prennent un poids politique incalculable sur les prochaines échéances électorales.
Ces craintes se vérifieront le lundi 13 juillet 2015 lorsque le même leader réservera une interview à la rédaction du quotidien Le Potentiel donnant force détails sur ses objectifs politiques. « Moi, Ne Muanda Nsemi, je propose une rallonge de trois ans. Ladite transition sera dirigée par l’actuel Chef de l’Etat qui sera secondé par un vice-président, issu de l’opposition et un Premier Ministre, provenant de la Société civile. Tout au long de la transition, les décideurs politiques devraient s’attaquer aux préalables qui conditionnent la tenue des élections crédibles. »[15]
Le vieux décor de la formule 1 + 4 de Sun City est de nouveau en chantier et, chose plus grave, dans le contexte actuel de combat politique pour la succession présidentielle, le fait que Joseph Kabila soit nommément cité pour diriger de nouveau l’équipe de transition, démontre à souhait que l’honorable Ne Muanda Nsemi s’inscrit dans la logique du glissement électoral qui fait grincer les dents à ses pairs de l’opposition et qui conforte les ténors de la Majorité présidentielle en panne d’imagination pour sauver le camarade Kabila.

Est-ce aléatoire que les positions de ce leader entrent curieusement en parfaite syntonie avec les déclarations de Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement de la République du Congo, qui devant les étudiants venus s’informer à la source, affirmera le jeudi 23 juillet 2015, soit une semaine après l’intervention de Ne Muanda Nsemi, que « La Constitution a prévu le glissement. C’est conformément à la Constitution que les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs et les vice-gouverneurs de province élus en 2007 continuent d’exercer leurs mandats en attendant l’élection de leurs successeurs. Donc, si le nouveau président de la République n’est pas élu, le président en exercice reste en place jusqu’à l’élection du prochain Président. »[16]
D’autre part, l’idée d’une transition de trois ans, cogérée par un président de la République de la Majorité, un vice président de l’opposition, un premier Ministre de la société civile, énerve bien plus encore des dispositions constitutionnelles qui ne prévoient pas le poste de vice-président dans leurs textes. Selon l’article 68, les institutions de la République sont fixées au nombre de quatre : 1. La présidence de la République ; 2. Le Parlement ; 3. Le Gouvernement ; 4. Les Cours et Tribunaux.

Nulle part dans la Loi fondamentale, n’est prévu d’octroyer le poste de la primature à la société civile dans la mesure où le Premier Ministre congolais est désigné dans le camp majoritaire de l’Assemblée nationale. Le président de la République nomme le Premier Ministre au sein de ladite Majorité après consultation de cette dernière.
L’on peut se demander sur quelle base juridique pourra-t-on alors appliquer le schéma proposé par Ne Muanda Nsemi. Comment concilier dans ces conditions l’impératif du respect des délais constitutionnels ? Qu’est-ce qui nous garantit que, dans trois ans à venir, l’équipe de la transition pourra mieux faire ce que le gouvernement Kabila II n’a pas pu faire en cinq ans ? Qui pourra changer les méthodes d’une CENI inféodée au pouvoir en place ? Quelle est cette équipe de transition qui peut se rendre capable de métamorphoser la mauvaise foi avérée de l’Autorité « morale » de la majorité présidentielle, toujours prête à tous les coups tordus pour conserver son poste ?

La Rd Congo est à l’heure actuelle à la croisée de chemins et il est formellement interdit à quiconque de donner des réponses simplistes à des questions qui touchent à la vie de millions de citoyens. Il faudra un débat d’idées sur toutes ces questions-clé non plus dans un nième dialogue mais au sein des institutions républicaines, en ayant pour pivot et unique source de référence le respect de la loi fondamentale qui nous sert de balise et oriente, en bonne et unique bouée de sauvetage, notre peuple vers des lendemains meilleurs.
Lorsque Ne Muanda Nsemi déclare : « Ma vision est la suivante : approcher l’adversaire d’hier et en faire un ami. Ayant accepté l’invitation du Chef de l’Etat, j’attends de lui qu’il me renvoie l’ascenseur en libérant mes nombreux partisans et en autorisant le fonctionnement de mon parti »[17], je comprends l’exercice de Realpolitik auquel il se livre. Mais un exercice périlleux tout de même quand il se fait avec un Joseph Kabila dont est largement connue la stratégie de s’approcher un vieil adversaire pour le laminer et l’achever.

En prenant connaissance du Rapport de Mission parlementaire diligentée par Vital Kamerhe[18], l’alors président de l’Assemblée nationale après les tueries des adeptes de Bundu Dia Kongo, mission présidée sur terrain par l’honorable Jean-Claude Vuemba Luzamba, j’ai été vivement impressionné par les belles recommandations qui ont été levées pour venir à la rescousse des populations frustrées de sa circonscription électorale et le nouvel espoir suscité par l’éventuelle organisation d’une Table Ronde régionale.
Ce document signé le 8 février 2008 n’a produit jusqu’au jour d’aujourd’hui aucun résultat sur le terrain. Que dire en conclusion sinon retenir une fois pour toutes cette leçon que les mensonges et le manque de parole d’honneur sont le propre du régime en place à Kinshasa. Traiter avec Kabila, en faire provisoirement un ami et un allié requiert un maximum de prudence et de flair politique pour ne pas se laisser griller. C’dt connaissance de cause que l’honorable Fidèle Babala du MLC avait déclaré en 2013 que traiter avec Kabila, c’est comme manger avec le diable. Les conséquences de ses propos lui ont été fatales car il s’est retrouvée nuitamment dans les geôles de la CPI, cette cour politique internationale au service des puissances qui ont imposé Kabila en Rd Congo.

Pour conclure ce dossier, le fait que le pouvoir de la kabilie ait permis à Ne Muanda Nsemi d’effectuer enfin la tournée sur son fief électoral et ce, sept ans après l’interdiction qui lui a été infligée en 2008, ne doit être pris ni comme un fruit du hasard encore moins comme un signe d’amitié mais comme un piège politique. Ce brusque nulla obstat délivré sans texte officiel par un pouvoir aux abois et cette propension pour le concerné à prendre publiquement des positions qui outrepassent ses compétences légales peuvent bien s’assimiler à un guet-apens pour pouvoir déplumer ce leader et lui ternir son aura politique. L’avenir nous le dira si je me trompe dans mes analyses !

3. La résistance congolaise s’acharne sur Etienne Tshisekedi tout en oubliant le vrai bourreau des congolais.

Depuis belle lurette, il s’est déclenchée une fronde contre Etienne Tshisekedi qui depuis le mois de mai dernier a levé l’option de participer au dialogue congolais initié par le pouvoir de Kinshasa et qui, à cet effet, a envoyé Félix Tshisekedi dans l’arrière-pays pour convaincre la base à adhérer nombreuse à cette nouvelle opportunité politique.
La fronde anti-Tshisekedi en question ne provient point de ses ennemis habituels qui occupent le pouvoir à Kinshasa et qu’il a voués aux gémonies toutes les fois qu’il présente les vœux de Nouvel An depuis 2011, l’année de conquête de son imperium. Non ! Ce sont des attaques frontales venant plutôt de ceux-là mêmes qui l’ont porté aux nues durant ces années de combat et qui l’ont coopté comme le numéro un du courant anti-Kabila.

Le ton a été donné à Bruxelles, le 28 juin 2015 dernier par Boketshu qui a pris la grave initiative de proférer devant les médias des imprécations et de pires malédictions au président de l’UDPS et à sa famille biologique jusqu’à la nième génération. En dépit de la sage réponse formulée par le président de l’UDPS à ses plus jeunes disciples jadis inconditionnels, réponse faite soit dit en passant de pardon et de mansuétude paternels, les résistants congolais sont passés à la vitesse supérieure en le destituant comme fer de lance du combat pour la libération du Congo, lui ôtant du coup la légitimité de son imperium difficilement acquis en novembre 2011.
Au sein même de sa propre famille politique, l’UDPS, l’ambiance n’est pas à la fête. Les questions directes à François Tshipamba Mpuila dévoilent la zone de turbulence que traversent Etienne Tshisekedi et son propre parti qui est profondément blessé de voir bafoués les idéaux fondamentaux pour lesquels il a combattu depuis de nombreuses décennies. Dans sa Feuille de route, publiée en date du 14 février 2015, lorsqu’Etienne Tshisekedi demandera d’aller au dialogue à Kinshasa, une bonne partie de sa base rétorquera qu’on ne peut dialoguer qu’avec quelqu’un avec lequel vous avez des valeurs en partage et la même vision[19].

Quand dans la même « Feuille de route », le leader de l’UDPS considérera le dialogue avec Kabila comme seul lieu pour pouvoir enfin parvenir au règlement du contentieux électoral de novembre 2011, la base de son parti émettra sa préférence de vider le contentieux non point par le dialogue mais par la pression à maintenir sur l’imposteur qui est arrivé à la fin du cycle d’effraction et de fraude. Pour une large frange de la base udepesienne, cet imposteur est à isoler politiquement et par conséquent il serait hors de question de se mettre autour d’une même table avec ce « monsieur » qui sabote toute possibilité des reformes au Congo-Kinshasa. [20]
Quelque chose semble se rompre entre Etienne Tshisekedi et sa base politique, entre le fils aîné de l’opposition congolaise et les sympathisants d’autres formations qui ont placé en lui l’espoir et l’unique rempart contre les forces négatives qui complotent contre la Rdc.

Ces turbulences politiques ne doivent pas faire perdre de vue qu’il existe encore des fidèles inconditionnels de ce leader qui sont prêts à tout pour le soutenir. C’est de cette manière qu’un grand tournant dans l’histoire de la résistance congolaise surviendra le week-end du 25 juillet quand l’on verra Henri Muke et Rex Kazadi, deux grands ténors de la résistance congolaise, parader à côté de Roger Lumbala, transfuge de RCD d’Azarias Ruberwa et récemment un de principaux pivots du mouvement rebelle M23.
En voyant ce monsieur animer la conférence à la journée de réflexion des Pro-Tshisekedistes à Bruxelles, beaucoup d’observateurs ont compris que le vers était déjà entré dans le fruit. En martelant des formules démagogiques telles que « je crois en cet homme (Tshisekedi), je crois en ce type. C’est lui le sauveur de la Rd Congo (…) C’est un patrimoine national. », Roger Lumbala a usé de ces belles formules rhétoriques dont les politiciens congolais ont le secret juste pour se redonner une virginité politique et pour se faire pardonner de leurs égarements politiques qui ont coûté la vie à des millions de vies congolaises.

Des formules rhétoriques qui ne changent rien à la vérité historique tant il est vrai que Roger Lumbala ne peut prétendre aimer une chose et son contraire, il ne peut prétendre croire en Tshisekedi et agir à l’opposé des idéaux du combat politique pour lesquels il a sacrifié toute sa vie. Dire que Tshisekedi est le sauveur du Congo est hyper dangereux parce que c’est ce culte de personnalité qui empêche au Congo-Kinshasa l’existence de débat d’idées au sein des partis politiques congolais et qui poussent les opposants au régime dictatorial à se comporter à leur tour comme ces autocrates qu’ils combattent. N’est-il pas grand temps pour les congolais de comprendre que le Congo ne sera JAMAIS sauvé par un individu mais par la force des idées novatrices et mobilisatrices de tout un peuple qui en fait son nouveau credo et son idéal politiques ?

L’intervention médiatisée de ce leader politique « multi-facette » à côté d’une jeunesse congolaise mue par une volonté farouche de changement comporte deux conséquences d’une extrême importance.
Primo, par l’effet que produit sur l’opinion congolaise dans son ensemble, le rapprochement avec celui qui incarne la légalité congolaise de ce maquisard portant sur ses mains le sang des nombreux congolais crée une confusion de plus dans la recherche des solutions de la crise congolaise. Le légal et l’illégal peuvent-ils se conjuguer sinon pour décupler la confusion et bloquer l’avancée vers une ère nouvelle ?
Secundo, le fait que Roger Lumbala soit originaire de Kasaï et que devant un auditoire atypique, il ne cessait de répéter d’une manière subtile dans son speech le soutien inconditionnel que sa télévision a porté à Tshisekedi durant les élections de 2011, renforce les clivages tribaux et ethniques qui sont en passe d’entamer et de scléroser le combat de la résistance. Cette division et ce séparatisme de la diaspora congolaise ouvre large la porte au plan des ennemis du Congo qui trouve désormais de fidèles alliés auprès des congolais eux-mêmes.

Les injures publiques et médiatisées contre le leader maximo ont été une des plus grosses fautes politiques de la nouvelle classe politique congolaise. Elles ont ouvert la porte aux démons de la haine tribale, elles ont tribalisé le débat d’idées, elles ont par conséquent fragilisé le combat de la résistance congolaise pour l’émergence d’un nouveau Congo. Et qui pis est, elles ont renforcé les divisions internes au sein de l’UDPS éclaté en deux camps, le courant légaliste appelé des gardiens du temple qui veulent faire triompher la légalité en réclamant un nouveau leadership et le camp des opportunistes qui prennent Tshisekedi en otage tout en légitimant une autre division, plus large et plus profonde celle-là, entre les résistants classés entre les pro-tshisekedistes et les anti-tshisekedistes.
L’opposition politique elle-même se trouve divisée sinon désorientée, n’ayant plus de guide crédible avec un charisme qui mobilise et fédère les masses populaires. La fille aînée de l’opposition congolaise est déchirée entre différents courants centrifuges. La résistance congolaise elle-même est au bord de l’implosion. Les démons du tribalisme et la propension à se laisser corrompre par l’argent du régime de Kinshasa hantant de nouveau la nation congolaise en toutes ses composantes, poussent les congolais en ce mois de juillet 2015 à s’indexer les uns les autres, se dressant une partie de la nation contre une autre autre. Tous les ingrédients sont là pour faire le lit du glissement électoral et du coup d’Etat permanent de Kabila contre la volonté populaire.

Un spectacle lamentable de scissions et de divisions dont Joseph Kabila, l’architecte dans l’ombre de cet imbroglio politique, reste et restera le seul gagnant. Il est en train de réussir là où les intrigues du Palais du peuple et les barbouzes de Services de sécurité ne sont pas parvenus à triompher. Il a réussi à infiltrer les mouvements de résistance anti-Kabila, y injectant des loups à la peau d’agneau et provoquant ainsi la méfiance mutuelle qui les empêche de se faire confiance autour d’un même idéal de libération
En détournant la fougue libératrice de la résistance congolaise contre Etienne Tshisekedi, Kabila joue au félin[21] et à la diversion. Il est en passe de réussir l’exploit de casser la dynamique de forces de changement, à les pousser à avancer en ordre dispersé pour enfin installer un statu quo politique et imposer son propre schéma qui est le glissement électoral pour plusieurs années, sans peur aucune d’une opposition déjà inféodée à sa cause ni d’une résistance congolaise prise au piège d’un stratège qui a réussi à détourner son attention de son véritable adversaire.

4. Les viols des filles congolaises s’exportent à Montréal

Aucun congolais de la diaspora n’est prêt d’oublier les images choquantes et abjectes qui ont circulé sur le net, mettant en exergue le martyre d’une jeune fille congolaise de 21 ans à peine agressée, humiliée et torturée le 4 juillet 2015 à Montréal par quatre femmes à l’intérieur de son appartement.
Le seul tort de cette jeune fille, c’est d’avoir fait la connaissance d’un jeune garçon de 26 ans qui auparavant aurait fréquenté une de ces femmes de quarante ans sonnés. Cette dernière pour se venger de sa rivale aurait décidé en compagnie de ses trois amies de faire une descente punitive en vue de faire subir à la jeune victime, une violence physique et psychologique inouïe durant 14 heures d’affilée.
Nue et épuisée, la victime a été agressée et passée par toutes sortes de rituels insoutenables de 4 :00 à 14h00 dans la lugubre journée où, juste de l’autre côté, les Usa fêtaient l’anniversaire de leur indépendance. Un martyre filmé en direct par un homme qui participe impassible aux violences sexuelles infligées sur sa plus jeune compatriote sans défense.

Ces scènes barbares, odieuses et d’une rare violence physique, sexuelle et morale nous rappellent directement les atrocités commises sur les femmes congolaises à l’Est de la Rd Congo, avec la seule différence qu’ici elles sont commises par des compatriotes et pire encore, par des congolaises sur une congolaise.
C’est le comble de misères morales pour la communauté congolaise. Les congolaises imitent désormais la cruauté de ce que les bourreaux de l’Est font sur leurs congénères. Le corps de la femme congolaise, avons-nous déjà écrit, est devenu le lieu véritable où se déroule la guerre du Congo. Quant à Valérie Dupont, elle n’a plus besoin d’aller au Kivu pour mettre à jour son documentaire « Ils cherchent de l’or dans nos vagins ». Elle peut désormais sillonner les villes occidentales et poser ses caméras à Ottawa où la diaspora congolaise, ayant fui telles horreurs du pays natal, s’emploie à son tour à les faire subir sur ses propres compatriotes.
Qui aurait imaginé que désormais les ennemis du Congo n’auront plus besoin de livrer la guerre aux filles congolaises parce que les femmes congolaises s’en seraient chargées elles-mêmes ? Qui aurait pensé que pour une sordide jalousie sentimentale, des congolaises pourraient se permettre de séquestrer une de leurs, quatorze heures durant, la soumettant à toutes formes de maltraitance jusqu’à lui ôter toute once de dignité humaine ?

Cet épisode m’a ouvert les yeux sur l’existence, sur la terre natale comme dans l’exil en diaspora, d’une grande fracture psychologique et anthropologique entre citoyens congolais. Quand bien même Yvette Yende-Ashiri, la vice-présidente de la communauté congolaise d’Ottawa, réclame que justice soit faite et que toutes les auteures de ces sévices aient été finalement arrêtées puis inculpées d’agression sexuelle, de séquestration, des voies de fait armées, d’intimidation, de méfait, de menace et de vol de moins de cinq mille dollars, le mal est fait.
Je nourris des craintes sérieuses que ce crime puisse laisser des traces très profondes aussi bien dans l’esprit de la victime et de sa famille biologique que dans le tissu social de la diaspora congolaise déjà portée à se haïr, à se faire du mal et pire à ne jamais se laisser guider par des idéaux communs de fraternité, de solidarité et de défense mutuelle en toutes circonstances. Ce crime constitue une goutte d’eau qui a fait déborder le vase du mal-être congolais car désormais les congolais de la diaspora sont de plus en plus convaincus avec forces preuves à l’appui que la plus grande menace ne vient pas du dehors. Elle vient plutôt de son (sa) plus proche, de son (sa) compatriote, de celui ou de celle avec qui il partage la nationalité d’origine.

5. Les congolais choisissent de danser au-dessus du volcan

En parcourant le minable palmarès de nombreuses bassesses dans lesquelles nous congolais nous nous sommes distingués en ce mois de juillet touchant à sa fin, en l’occurrence : les parlementaires applaudissant le légat du fossoyeur de leur destin ; Ne Muanda Nsemi qui abreuve d’injures la diaspora congolaise avant de s’autoproclamer vice-président de la formule 1 + 4 qu’il va ressusciter pour favoriser le glissement électoral ; une résistance déchaînée contre Etienne Tshisekedi, oubliant du coup l’ennemi commun contre lequel elle devrait se dresser et se mobiliser pour libérer le pays et enfin les violences de la part de ses propres compatriotes contre cette victime congolaise à Ottawa, je comprends combien les congolais et leurs élites sont au premier plan dans les causes qui accélèrent le processus de pourrissement de la situation politique déjà chaotique de leur pays et la descente aux enfers de leur peuple qui ne sait plus à quel modèle politique se vouer pour espérer un mieux-être social.
De l’antre de ces enfers gronde le magma du volcan de décembre 2016, en pleine ébullition et prêt à cracher ses larves brûlantes sur toute la population congolaise. La fumée blanche échappe déjà du sous-sol congolais pour signaler son imminente éruption. Déjà le FMI place notre pays au premier poste des pays les plus pauvres du monde. Le gouvernement en place crée une nouvelle territoriale dont il manque cruellement des moyens financier de gestion. Le chaos politique vacrescendo et les peuples du monde entier sont en émoi et s’inquiètent sur ce qui pourra bien nous arriver demain.

Et c’est ce moment très critique que les congolais choisissent pour étaler au grand jour leurs turpitudes. S’ils ne se chamaillent pas sur le concert de Fally Ipupa annulé à Montréal, s’ils ne se spécialisent pas dans des photomontages pour se discréditer les uns les autres sur les réseaux sociaux, ils s’occupent à boire, à danser et à forniquer ou à se battre entr’eux pour cette minable cause. Ils dansent piteusement au-dessus d’un volcan qui se prépare à les détruire et à effacer leur peuple de la surface de la terre. Contre toute attente, eux continuent à faire la fête. Ils ont choisi de fêter leur défaite programmée. La défaite de leur destin. La déconfiture de leur histoire…

GERMAIN NZINGA MAKITU

[1] P. MUYAYA & alii, Grands Lacs : Dix députés écrivent à Obama et réclament un nouvel envoyé spécial. Lettre du 22 mai 2015 dans http://www.rdc-elections2016.com
[2] Ibid.
[3] B. MUSAVULI, Syrie, RDC et la responsabilité de protéger : le double standard des Etats-Unis dans http:// opendemocracy.net
[4] Ibid., p.2
[5] L. SEAY, La politique américaine en RDC est une question d’intérêts et non d’alliés du 29 novembre 2013 dans http://www.opendemocracy.net

[6] Ibid.
[7] S. PERIMONY, RDC : la stratégie d’Obama pour balkaniser l’Afrique, du 5 janvier 2015 dans http://www.solidariteetprogres.org
[8] Beaucoup d’analystes déduisent que les conflits en RDC encouragés par l’empire financier de la City de Londres et de Wall Street sont utilisés comme prétexte pour diviser la RDC en petits morceaux, jusqu’à faire du Kivu, à l’Est de la RDC, une région du Rwanda. Cfr S. PERIMONY, op.cit., p. 1.
[9] G. NZINGA MAKITU, Stratégies de domestication d’un peuple. BMW comme armes de distraction massive, Paris, Edilivre, 2014, p. 151.

[10] A. BISCHOFF, Les dangereuses élucubrations de Monsieur Herman J. Cohen dans http://www.afriquechos.ch
[11] G. NZINGA MAKITU, Stratégies de domestication d’un peuple. BMW comme armes de distraction massive, Paris, Edilivre, 2014, p. 155.
[12] L. MICHEL, L’Afrique sans les africains dans https://vimeo.com
[13] Ibid.

[14] J.-P. NKUTU, Dialogue : Ne Muanda Nsemi pour une transition de trois ans du 7 juillet 2015 dans http://www.lephareonline.net
[15] A. MWARABU KIBOKO, Ne Muanda Nsemi : une transition de trois ans en RDC sur quelles bases constitutionnelles et légales ? Interview à Ne Muanda Nsemi du 14 juillet 2015 dans http://www.lepotentielonline.com
[16] A. MOBATELI, Lambert Mende : «  La constitution a prévu le glissement, le Président reste en place jusqu’à l’élection de son successeur » du 23 juillet 2015 dans http://www.lepotentielonline.com
[17] J.-P. NKUTU, Dialogue : Ne Muanda Nsemi pour une transition de trois ans du 7 juillet 2015 dans http://www.lephareonline.net

[18] Rapport de Mission Parlementaire. Information et pacification dans le District du Bas-Fleuve et à Luozi. Kongo Central, du 12 janvier 2008 au 2 février 2008, ; Présenté par les Députés Jean-Claude Vuemba et Ruffin Mpaka le 8 février 2008dans http://www.assemblee-nationale.cd
[19] B. AMBA WETSHI , Questions directes à François Tshipamba Mpuila, dans http://www.congoindependant.com
[20] Ibid., pp. 4-5.
[21] C. BOISBOUVIER, RDC : Kabila ou la stratégie du félin du 6 juin 2014 dans http://www.jeuneafrique

° http://desc-wondo.org/les-congolais-dansent-au-dessus-du-volcan-germain-nzinga/

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