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LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME TOUJOURS PREOCCUPANTE EN RDCONGO /VSV

Capture vsv

COMMUNIQUE DE PRESSE N°037/RDC/VSV/CE/2015
CELEBRATION DE LA SOIXANTE-SEPTIEME JOURNEE
INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME : LA SITUATION DES
DROITS DE L’HOMME TOUJOURS PREOCCUPANTE EN RDCONGO
A l’occasion de la célébration de la 67ème journée internationale des droits
de l’homme consacrée au lancement de la campagne « Nos droits, Nos
libertés. Toujours » marquant le 50ème anniversaire des Pactes
internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits
économiques, sociaux et culturels adoptés par l’Assemblée Générale des
Nations Unies, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme est
vivement préoccupée par la détérioration de la situation des droits de
l’homme en République Démocratique du Congo avec la violation quasi
constante des dispositions pertinentes de ces deux instruments par l’Etat
congolais.
Point n’est besoin de rappeler qu’à l’approche de l’élection présidentielle
prévue constitutionnellement vers la fin de l’année 2016, des droits et
libertés fondamentales garantis par le Pacte international relatif aux droits
civils et politiques sont foulés aux pieds bien que la RDCongo fasse partie
des Etats ayant ratifié ledit Pacte international. Des atteintes et violations
du droit à la vie, à la sécurité et à l’intégrité physique, de la liberté
d’expression et d’opinion ainsi que le droit aux manifestations et aux
réunions publiques pacifiques….font partie du lot quotidien des congolaises
et congolais ces derniers mois.
A l’Est de la RDCongo, des dizaines voire des centaines des personnes ont
perdu la vie et d’autres continuent à vivre dans une insécurité
grandissante du fait de la présence des groupes armés dont les ADF/NALU
devenus maîtres de certaines parties du territoire de Beni. Les attaques
des installations sanitaires dont récemment celle de Erengeti, province du
Nord-Kivu où des personnes malades sans défense ont été lâchement
tuées sur le lit de l’hôpital et une infirmière tuée à bout portant en disent
long et prouvent une fois de plus le besoin ardent de rétablir l’autorité de
l’Etat sur l’ensemble du territoire national congolais.

A Kinshasa et dans de nombreuses provinces de la RDCongo, des
personnes ont fait et continuent à faire l’objet d’arrestations arbitraires,
de détentions illégales, des procès expéditifs et non équitables des
opposants politiques accusés des infractions montées de toutes pièces
pour le besoin de la cause ou dans l’unique but de les réduire tout
simplement au silence,

 

des interdictions , répressions parfois dans le sang
et des perturbations des manifestations publiques de l’opposition
politique… en violation du Pacte international relatif aux droits civils et
politiques pourtant dûment ratifié en 1976 par la RDCongo ne sont plus à
compter ou à dénombrer.
Sur un autre volet, bien que la VSV reconnaisse à l’actif du gouvernement
congolais les efforts fournis dans certains secteurs comme ceux de la
santé, de l’éducation et des infrastructures…, le non respect du Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est bel et
bien une réalité avec laquelle s’accommodent les dirigeants de la RDCongo
appelés seuls à une vie décente avec des salaires faramineux qui n’ont
jamais été rendus publics et des fonds importants leur alloués sous divers
prétextes tels le fonctionnement des institutions que personne ne peut ni
n’a le droit de contrôler au grand dam de la population congolaise,
souverain primaire.
Les agents et fonctionnaires de l’Etat, les enseignants à tous les niveaux,
les policiers, les militaires et les agents des services de sécurité, les
magistrats, médecins, les infirmiers et autres paramédicaux ont des
salaires de misère et vivent dans la précarité quotidienne alors que le
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
demande aux Etats partie de payer un salaire décent à toute personne qui
travaille.
Au regard de ce tableau combien sombre en matière de respect des droits
civils et politiques ainsi que les droits économiques, sociaux et culturels, la
Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme demande aux autorités de
la RDCongo d’être à l’écoute de ceux et celles qui les invitent au respect
des droits humains et à respecter scrupuleusement et sans faille les
dispositions de deux Pactes précités en apportant des solutions idoines ou
appropriées à toutes les préoccupations soulevées par des organisations
nationales et internationales des droits humains ainsi que les agences du
système onusien en matières de non respect des droits humains , en lieu
et place des tergiversations pour plaire au Président de la République en
vue de conserver des avantages et autres postes juteux.
Fait à Kinshasa, le 10 décembre 2015.

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