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Wikileaks déballe le duo Kabila – Katumba

Mardi, 13 Septembre 2011 16:27

 

Selon des câbles diplomatiques évoqués par cette source, l’administration américaine reprocherait au chef de l’Etat sortant de manquer de leadership, de briller par ses absences aux rencontres internationales importantes, et de subir le diktat du «très discret « Katumba Mwanke ».

 

Quelle opinion l’administration américaine se fait-elle du président congolais dont le mandat obtenu par la voie des urnes en 2006 arrive bientôt à terme?
Wikileaks vient de répondre sans le savoir à cette question qui alimente les conversations à Kinshasa sur le bilan du chef de l’Etat sortant, alors que ce- lui-ci vient de se déclarer candidat à sa propre succession.
A en croire l’Hebdomadaire international indépendant «Jeune Afrique» dans sa livraison du 11 septembre 2011 (édition 2644, page 30) évoquant un câble diplomatique daté de février 2010 consacré à la République Démocratique du Congo et repris par Wikileaks, l’action de Joseph Kabila à la tête du pays est qualifiée de faible
Ce rapport diplomatique attribué à l’ancien ambassadeur américain William Garvelink affirme notamment qu’en 2009, il semble qu’il (Joseph Kabila) ait soigneusement évité de faire preuve de leadership, comme quand il a choisi de ne pas assister à d’importantes rencontres internationales (…)
Wikileaks révèle également que l’ancien ambassadeur avait, quelques semaines auparavant, “ émis l’hypothèse que si Kabila ne tenait pas à participer à ce type de sommets, c’est parce qu’il était très sensible au fait que les autres leaders le pointaient du doigt et aux accusations des médias ». Et Garvelink de conclure : Kabila ? « a man of little action and fewer words » (un homme qui fait peu et en dit encore moins ».

Kabila isolé par Katumba ?

 
Concernant l’entourage du chef de l’Etat congolais sortant, l’administration américaine, selon les câbles diplomatiques évoqués par Wikileaks, fait état de l’isolement que l’ex-gouverneur du Katanga, Augustin Katumba Mwanke a réussi à créer autour du président sortant.
Dans une note datée du 08mai 2009 attribuée à l’ambassadeur William Garvelink par Wikileaks, Katumba Mwanke est décrit comme” un conseiller de l’ombre qui est parvenu à isoler Kabila, au point qu’il nomme des personnes qui lui sont fidèles à lui et non pas au président » !

 
L’administration américaine s’étonne de constater que le fameux Katumba Mwanke soit devenu “l’unique point d’accès au chef de l’Etat congolais, alors qu’il n’exerce pas de fonction officielle “.


De là à dire que seule la volonté de l’ancien gouverneur du Katanga prime, le pas est de plus en plus franchi par plusieurs observateurs avertis.