LA CONSCRIPTION FORCEE DE JEUNES RWANDAIS – DONT DES MINEURS- CONTINUE D’ALIMENTER LE CONFLIT EN RDC
Malgré les engagements solennels pris lors de la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025, qui promettaient un retrait des troupes rwandaises et un cessez-le-feu immédiat en République Démocratique du Congo (RDC), la conscription forcée de jeunes Rwandais – y compris des mineurs – continue de nourrir le brasier du conflit.
Ce pacte visait à éteindre des décennies de violence dans l’est de la RDC. Pourtant, à peine quelques jours plus tard, les rebelles du M23, soutenus ouvertement par Kigali, ont capturé la ville stratégique d’Uvira, marquant une violation flagrante, provoquant la mort de centaines de personnes et jetant des milliers de civils sur les routes de l’exil.
Cette trahison n’est pas un incident isolé : en mars 2026, les États-Unis ont imposé des sanctions sévères contre les Forces de Défense Rwandaises (RDF) et quatre de leurs hauts officiers pour leur soutien direct et opérationnel au M23, incluant l’entraînement de combattants dans des centres militaires rwandais et le soutien aux efforts de recrutement – y compris celui de réfugiés et de mineurs.
Des rapports de l’ONU et de Human Rights Watch confirment que le M23, sous contrôle du Rwanda, procède à des enlèvements massifs et à des recrutements forcés, arrachant des adolescents – certains âgés de seulement 12- 15 ans – à leurs familles, écoles ou camps de réfugiés pour les former sous la supervision d’officiers rwandais avant de les déployer sur les fronts congolais.
Le Rapport Mondial 2026 de HRW (couvrant les événements de 2025) décrit comment le M23, soutenu par le Rwanda, a recruté de force des milliers de civils, y compris des enfants, les transportant vers des camps d’entraînement où ils subissent des tortures, des exécutions et un travail forcé avant d’être envoyés au front. Human Right Watch confirme que des gardes et instructeurs rwandais supervisent ces camps.
En janvier 2026, HRW a rapporté des cas de recrutements forcés à Uvira (Sud-Kivu), où le M23 a enlevé des civils après sa capture de la ville en décembre 2025, avant son retrait partiel.
Un rapport de février 2026 note que ces pratiques persistent malgré les accords de Washington (décembre 2025), avec des transferts forcés vers le Rwanda constituant des crimes de guerre.
Dès décembre 2025, juste après les accords, le M23 a enlevé et transféré de force au moins 1454 individus, dont des enfants, vers des camps d’entraînement, exposant ces mineurs une mort quasi certaine au combat.
Des témoignages de déserteurs et d’experts onusiens décrivent un système implacable : des chefs coutumiers locaux au Rwanda sont contraints de fournir des conscrits, tandis que des recruteurs opèrent dans les villages et les écoles, transformant l’éducation en terrain de chasse.
Ces pratiques, qualifiées de crimes de guerre, persistent malgré les appels internationaux, alimentant une crise humanitaire monstrueuse avec plus de 8 millions de déplacés et des milliers de vies brisées.
Kigali nie, comme d’habitude, invoquant une défense contre les milices FDLR, qui n’ont réalisé aucune action offensive contre le Rwanda depuis des décennies! Mais les preuves – images satellites, témoignages et analyses géospatiales – démasquent une réalité accablante : sans le soutien rwandais, les avancées du M23 seraient impossibles.
Cette conscription forcée n’est pas seulement une violation des accords de Washington ; c’est un engrenage mortel qui perpétue le chaos, sacrifiant une génération entière sur l’autel d’intérêts géopolitiques et miniers.
Pour briser ce cycle infernal, une pression internationale accrue s’impose, autrement les jeunes Rwandais et Congolais continueront d’être broyés par une guerre qui défie tous les pactes de paix, à cause des ambitions hégémoniques de Paul Kagame et son envie inépuisable de minerais 3 T ( Tin, Tantalum, Tungsten) pillés en RDCongo.
Eugène DIOMI NDONGALA,
DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC.




