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TEMPS, PRAGMATISME ET CONSTITUTION

Ecclésiaste, 3 :

« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ».

La rationalité stratégique commande de focaliser nos ressources sur les impératifs vitaux : le bien-être socio-économique des populations congolaises et la restauration d’une paix durable. Or, en cette phase critique, certains acteurs nationaux optent pour une diversion prématurée, orientant le débat public vers des controverses futiles et périphériques car hors du temps.

Priorisons rigoureusement : l’urgence n’est pas aux réformes constitutionnelles – d’ailleurs inapplicables, dans le contexte actuel d’occupation d’une partie du territoire national – mais à la sauvegarde de notre souveraineté territoriale. Sécurité d’abord ; ajustements constitutionnels ensuite.

Une fois la guerre éradiquée, Goma, Bukavu et Bunangana revenues sous l’autorité de l’ état congolais, les forces étrangères retirées de la RDC, l’état de siège (érigé dans les différentes provinces) enfin retiré, les politiques politiciennes pourront avoir leur place, même si, en toute objectivité, il sied de se poser une question logique et pragmatique essentielle :

Quelle opposition « caviar » ou « en exil », souvent compromise avec les rebelles de proxy rwandais, pourra-t-elle logiquement faire face à la vision d’un régime et d’un Chef d’Etat qui aura gagné la guerre et réunifié la RDCongo ?

Le pragmatisme, en politique, est le centre de tout et donne le temps et la substance des décisions politiques fondamentales à venir.

A méditer…

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC