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DELEGATION M23 EN SUISSE: DES RWANDAIS ET DES RECYCLES-LA GRANDE MISERE HUMAINE DU M23

M23 en Suisse : Rwandais, traîtres et pillards à la place des cerveaux congolais – un aveu de misère en ressources humaines militantes.

Sur le papier, l’AFC/M23 aligne une délégation de 12 membres aux pourparlers de Doha en Suisse : 6 négociateurs principaux, tous des cadres du mouvement, et 6 « experts » censés apporter crédibilité et compétence.

Mais dès qu’on scrute la liste des experts, le mythe s’effondre.

On constate, en réalité, un manquement grave, presque caricatural, de ressources humaines internes.

Incapable de mobiliser de vrais cadres congolais issus du terroir, de la société civile ou même de sa propre base, le M23 est obligé de bricoler une équipe de seconde zone : des Rwandais purs et durs, des agents doubles recyclés chez Tshisekedi, un kabiliste pur jus issu du milieu de Kengo et, en prime, l’homme-orchestre du blanchiment des milliards issus du pillage des ressources congolaises.

Les six négociateurs principaux restent des visages connus du mouvement, des cadres de la rébellion. Mais dès qu’il faut passer à la vitesse supérieure – expertise technique, image internationale, négociation crédible –, le M23 n’a plus rien dans le ventre.

Il doit importer, recycler, mendier.

Regardez les six « experts » alignés :

Deux d’entre eux sont tout simplement rwandais : Justine Mbabazi Rukeba et Chantal Murekatete Kayitaba.

La première, avocate internationale, a passé sa carrière à encenser le « renouveau rwandais ». Elle se présente comme rwandaise et la question de sa double nationalité rwandaise et canadienne ne se pose même pas.

La seconde, Chantal Murekatete Kayitaba, affiche des origines rwandaises assumées : elle s’est mariée au Rwanda avec un citoyen rwandais avant 1994 (elle était présente au Rwanda avant le génocide, selon plusieurs sources). Par ce mariage, elle a automatiquement acquis la nationalité rwandaise en vertu de l’article 7 de la Loi du 28 septembre 1963 portant Code de la nationalité rwandaise : « Une femme étrangère qui épouse un Rwandais acquiert la nationalité rwandaise au moment de la célébration du mariage civil ». La nationalité congolaise étant une et exclusive, elle ne peut plus vanter la nationalité congolaise, à moins de donner la preuve qu’elle avait renoncé à la nationalité rwandaise auprès des autorités congolaises et que la RDC lui ait reconnue par la suite sa nationalité congolaise – ce qui n’est pas le cas.

Donc, Mme Chantal Murekatete est aussi une citoyenne rwandaise, qui travaille et vit au Rwanda et pas congolaise.

Leur présence seule hurle l’ingérence de Kigali et prouve que le M23 n’a même pas deux femmes congolaises compétentes à proposer.

Vient ensuite Cédric Fiema Pundu Yange, l’économiste de la diaspora nommé DG de l’AREFA – cette « banque centrale parallèle », l’AREFA, qui sert de machine à blanchir l’argent du coltan, de l’or et de la cassitérite pillés dans les zones sous contrôle rebelle. Architecte de l’envoi de fonds à recycler en Ouganda, y compris sur le compte privé du maire d’Entebbe, pour blanchir illégalement l’argent sale du M23, avec une opération qui a fait récemment scandale en Ouganda et qui s’est terminée avec une saisine de fonds par la justice ougandaise.

Les trois derniers complètent le tableau pathétique : Claude Ibalanky Ekolomba, ancien ambassadeur itinérant et proche direct de Félix Tshisekedi, recyclé en « expert » après avoir servi le pouvoir de Kinshasa et avoir été neutralisé pour les forts soupçons de duplicité qui pesaient sur sa personne ; Franck Mwe Di Malila Apenela, ex-ministre du Tourisme et vice-ministre sous Joseph Kabila, pur produit mineur du système kabiliste ; et Jean Félix Mupande Kapwa, qui a occupé le poste de Directeur Général du Cadastre Minier (CAMI) pendant 18 longues années en tant qu’homme de Kabila chargé de gérer les intérêts kabilistes dans le secteur minier et d’attribuer mines et concessions aux proches du régime – un géologue de la diaspora mis de couté pour son hypothèque des ressources minières congolaise en faveur du Rwanda et recyclé par le M23 mais sans poids politique réel.

C’est cela, la « délégation d’experts » du M23 en pleine négociation internationale : deux Rwandais, un blanchisseur qui exporte l’argent sale vers l’Ouganda chez le maire d’Entebbe, un collaborateur direct de Tshisekedi, un kabiliste qui a passé 18 ans à distribuer les mines aux proches de Kabila, à Magachuchu et Nangaa.

Pas un seul grand intellectuel congolais, pas un économiste de renom issu des universités nationales, pas une figure de la société civile du Kivu ou de Kinshasa.

Rien.

Ce n’est pas une stratégie de « technocratisation ».

C’est la preuve brutale que le mouvement souffre d’un vide abyssal en ressources humaines congolaises authentiques, engagées par conviction et de valeur.

Quand on en est réduit à aligner aux négociations en Suisse avec le gouvernement congolais des Rwandais, des traîtres recyclés pour faire illusion devant les médiateurs qataris, c’est que la maison est vide.

Le M23 ne manque pas seulement de légitimité politique, en tant que mouvement de proxy pro-rwandais:

il manque cruellement de véritables cerveaux congolais. Et ça se voit.

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC