Il était encore tôt, le matin du vendredi 3 juillet, quand le ciel de Mulima s'est ouvert. En quelques minutes, ce village des moyens plateaux du territoire de...Lire la Suite
Le président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a invité les chefs de la coalition d'opposition C64 — qui ont, en retour, repoussé au 22 juillet leur manifestation exigeant le départ de Félix Tshisekedi...Lire la Suite
Objet : Les obstacles juridiques à l’institution de chambres spécialisées mixtes et leur articulation avec la requête introduite devant...Lire la Suite
Rapport S/2026/466 — Comment le dernier rapport des Experts des Nations Unies sur la RDC vient corroborer, pièce à l'appui, la condamnation à mort de Joseph Kabila pour haute trahison et son inscription sur la...Lire la Suite
À l'Attention de S.E. Monsieur André WAMESO Nkualoloki,
Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC)
Kinshasa/Gombe
Objet : Alerte urgente sur l'émergence de structures financières parallèles non agréées dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23 — cas...Lire la Suite
Cinq jours après avoir saisi la Cour internationale de Justice, la RDC prend la présidence du Conseil de sécurité avec entre les mains le rapport du Groupe d’experts le plus accablant jamais produit sur l’agression...Lire la Suite
Le Groupe d’experts des Nations unies documente l’ampleur inédite de l’implication croissante de l’armée rwandaise dans les territoires occupés et le contournement des sanctions américaines par des « banques » illégales qui blanchissent l’argent du...Lire la Suite
Dans leur lettre de suivi du 25 juin 2026, cinq sénateurs démocrates transforment le désengagement des forces rwandaises en critère central du succès du processus de paix en RDC et interpellent, à ce sujet, l’administration...Lire la Suite
Le 27 juin 2025, puis le 4 décembre à Washington, la RDC et le Rwanda signaient l’accord de paix censé clore des décennies de guerre dans l’Est congolais. Cessez-le-feu, retrait des troupes rwandaises, neutralisation des...Lire la Suite
Le 25 juin 2026, Washington a porté un coup direct au cœur du système de financement du M23. Le Trésor américain a sanctionné six cibles — Gasabo Gold Refinery, son président Jean Malic Kalima, son...Lire la Suite
Rumeurs de soldats français aux côtés du M23, démenti de l’ambassade de la France en RDCongo, coopération militaire avec l’armée rwandaises sous sanctions, et soutien à l’accord sur les minerais pillés : le « en...Lire la Suite
L’article du 16 juin 2026 détaille une convergence accablante entre les deux derniers rapports de Human Rights Watch et le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur la RDCongo.
Dans une interview avec un communicateur de la rébellion, Pero Luwara, en assimilant les troupes rwandaises aux forces « invitées » et en déclarant légitimes les revendications de la rébellion, le porte-parole de Katumbi, en...Lire la Suite
De la crise du multipartisme bourgeois traditionnel à la renaissance de la palabre africaine – le référendum en RDC comme tournant historique en ligne avec une tendance universelle.
Le 9 juin 2026, l’Assemblée nationale de la...Lire la Suite
Ce 10 juin 2026, dans son enquête intitulée « Qui achète le coltan de contrebande du Rwanda ? Le parcours mondial du coltan issu des conflits, de la RDC à l’électronique mondiale », Global Witness révèle...Lire la Suite
La mécanique implacable de la méfiance populaire : le diagnostic d’une série d’échecs.
Tant que l’opposition hybride ne prendra pas clairement ses distances des traîtres et des rebelles, elle ne mobilisera pas le peuple congolais, qui...Lire la Suite
Kinshasa, 9 juin 2026 – Moins de 24 heures avant la date annoncée pour le dépôt d’une plainte prétendue « historique » contre le Président Félix Tshisekedi, la Coalition Article 64 (C64) a publié un...Lire la Suite
Une déclaration mesurée, mais juridiquement fragile.
La déclaration de la 66e session extraordinaire de l’Église du Christ au Congo se présente comme un appel à la sagesse et au dialogue dans un moment de fortes tensions....Lire la Suite
Briser l’illusion d’une guerre limitée à l’Est de la RDCongo
Face à la poursuite dramatique et à l’extension du conflit en mai-juin 2026, il est désormais impossible de prétendre que la guerre reste cantonnée à l’Est.
Une élection présidentielle excluant 10 % (11.5/12 millions de congolais) de la population congolaise serait une impossibilité en termes de légitimité.
Laissons parler les chiffres et les statistiques...
La République démocratique du Congo (RDC) fait face à...Lire la Suite
Nord-Kivu / Sud-Kivu, 5 juin 2026 – Le mouvement AFC/M23 craque de l’intérieur. La dernière vague de redditions, confirmée officiellement par l’armée, n’est que la pointe d’une hémorragie massive qui vide ses rangs.Selon le communiqué...Lire la Suite
À peine la « ville morte-ville vivante » passée, la coalition dite C64 promet de déposer plainte contre le président de la république, le 9 juin, pour un crime qui n’existe pas. Une initiative cavalière...Lire la Suite
Washington, 4 juin 2026 – Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a posé un ultimatum clair devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Lors de l’audition sur le budget du Département d’État,...Lire la Suite
Six mois après les Accords de Washington, le Trésor US frappe les cerveaux du M23 et du FDLR et exige le retrait rwandais et la neutralisation du FDLR.
Washington frappe des deux côtés : sanctions chirurgicales...Lire la Suite
Le passage de l’État unitaire décentralisé à l’État fédéral en République Démocratique du Congo : une impossibilité juridique par voie de révision constitutionnelle ordinaire, en raison de l’intangibilité substantielle et littérale de l’article 220.
La théorie sarkozyste selon laquelle la République Démocratique du Congo devrait partager son territoire et ses richesses avec le Rwanda est inacceptable et ne passera pas.
On ne peut pas, d’un côté, proclamer la...Lire la Suite
Créée en février 2025 par le Conseil des droits de l’homme suite à l’offensive du M23 et à la chute de Goma, cette Commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU, arrive enfin sur le terrain pour...Lire la Suite
Hier, Kigali brandissait le drapeau de la sécurité et de la protection des minorités tutsi. Aujourd’hui, selon une information relayée par la BBC, le Rwanda poserait une condition cash pour arrêter la guerre à l’Est...Lire la Suite
L’Est de la République démocratique du Congo vit une collision catastrophique – ce sont les mots mêmes du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, ce 27 mai 2026. D’un côté, une épidémie d’Ebola...Lire la Suite
Le 24 mai 2026, en début de soirée, deux drones kamikazes ont été interceptés par les FARDC alors qu’ils fonçaient vers l’aéroport international de Bangboka à Kisangani. Aucun dégât majeur, grâce à la réaction immédiate...Lire la Suite
Un aveu de déstabilisation régionale qui n’empêche pas la poursuite des mêmes pratiques.
Le 30 octobre 2023, lors d’une intervention au Unity Club à Kigali, le général James Kabarebe, alors fraîchement nommé Ministre d’État aux Affaires...Lire la Suite
À l’occasion du 29e anniversaire de l’entrée de l’AFDL à Kinshasa – Une lecture critique sans concession par un témoin de l’agression masquée en guerre de libération.
Le 17 mai nous commémorons la « Journée de...Lire la Suite
Six jours seulement après avoir apposé sa signature, le 4 décembre 2025, sur les Accords de Washington aux côtés de Félix Tshisekedi et sous l’œil de Donald Trump, Paul Kagame laissait ses forces et...Lire la Suite
Dans son intervention à Nairobi, à l’occasion de l’évènement Africa Forward, Emmanuel Macron a livré une masterclass de ce qu’il sait faire de mieux : parler des deux côtés de la bouche en même temps.D’un...Lire la Suite
Minerais du sang contre reconnaissance : le refus net de Washington qui expose la faiblesse et l’isolement de la rébellion de proxy du M23, mise en exergue par The Economist.
Comment Kinshasa, Kampala et Dar es-Salaam marginalisent Kigali et ses logiques sécuritaires, redessinant la région des Grands Lacs avec les accords économiques et les corridors de l’avenir.
Une nouvelle donne géopolitique se configure dans les Grands...Lire la Suite
Dans une missive rendue publique par le Washington Post le 9 mai 2026, Corneille Nangaa reproche à l’administration américaine de sanctionner Joseph Kabila et l’armée rwandaise… ceux-là mêmes dont le M23 niait farouchement l’existence de...Lire la Suite
Pendant des mois, une bataille feutrée s’est jouée dans les réserves d’un musée de la banlieue bruxelloise. En jeu : cinq cents mètres linéaires de cartes jaunies, de relevés de forage et de carnets de terrain — la mémoire géologique d’un pays continent. Le 9 juin 2026, la Belgique et la République démocratique du Congo ont fini par tomber d’accord. Récit d’un compromis qui vaut de l’or.
Un trésor sur 500 mètres de rayonnages
Il faut imaginer l’Africa Museum de Tervuren, ancien Musée royal de l’Afrique centrale, comme un coffre-fort dont personne n’avait mesuré la valeur avant que le monde ne se mette à courir après le cobalt et le lithium. Sur près de cinq cents mètres d’étagères dorment des millions de documents accumulés pendant la période coloniale : la géologie de l’actuelle RDC, cartographiée mètre par mètre par les ingénieurs de Léopold II puis de l’État belge.
À l’époque, on cherchait le cuivre et l’or. Mais dans les marges de ces vieux dossiers figurent aussi le cobalt et le lithium — hier négligeables, aujourd’hui stratégiques. Or la RDC est devenue le deuxième producteur mondial de cuivre et détient plus de la moitié des réserves connues de cobalt de la planète. Le ministère des Mines estime que 90 % de son potentiel reste inexploré. Ces archives ne sont donc pas un simple objet patrimonial : elles sont une carte au trésor.
KoBold, l’Amérique et le grain de sable
L’étincelle est venue d’ailleurs. En juillet 2025, Kinshasa signe un accord avec KoBold Metals, jeune société américaine d’exploration soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos, qui promet de numériser les archives grâce à l’intelligence artificielle et d’en rendre les données publiques. Sur le papier, l’affaire est belle. Dans les faits, elle bute sur un mur.
Car les documents convoités ne sont pas ceux de KoBold, ni même ceux de Kinshasa : ce sont des archives fédérales belges. Et Bruxelles refuse net d’accorder un accès exclusif à une entreprise privée étrangère avec laquelle l’État belge n’a aucune relation contractuelle. Le directeur du musée, Bart Ouvry, résume la ligne sans détour : ces archives sont publiques, on ne les cède pas à une société comme on solderait un stock. Jusqu’en février 2026, malgré la pression diplomatique américaine, KoBold n’obtiendra pas l’accès complet qu’elle réclamait.
Le bras de fer fait alors la une du Financial Times. On y voit un musée coincé entre la mémoire coloniale, la souveraineté d’un État et l’appétit des géants de la tech. Le décor est planté pour un affrontement. Il n’aura pas lieu — du moins pas là où on l’attendait.
Le vrai malentendu n’était pas où l’on croyait
Voici le retournement : le conflit n’opposait pas la Belgique à la RDC. Il opposait la Belgique à KoBold. Entre Tervuren et Kinshasa, le dialogue, lui, n’a jamais cessé.
Bart Ouvry l’a martelé : il n’existe aucun différend avec les autorités congolaises. Le musée leur a exposé sa méthode et ses moyens ; les partenaires congolais s’en disent satisfaits. Mieux, le Service géologique national du Congo participe étroitement au projet en tant que partenaire scientifique. Côté belge, on décrit des échanges « soutenus et continus », avec des contacts parfois quasi quotidiens. La véritable question n’était donc pas « si » la RDC récupérerait ses données, mais « comment » — et par quelle main.
Le compromis, point par point
Le 9 juin 2026, à Tervuren, le ministre congolais des Mines préside une séance de travail décisive. De cette rencontre sort une feuille de route et un groupe de travail conjoint. Le compromis tient en quelques principes clairs.
La numérisation reste belge et publique. Le musée réalise le travail lui-même, de façon scientifique, sans le sous-traiter à un acteur industriel. C’est le point de rupture assumé avec le modèle KoBold. Le chantier est financé par l’Union européenne, et sept collaborateurs supplémentaires ont été recrutés pour l’accélérer.
Le transfert se fait par étapes, et il est irréversible. Des copies numériques sont remises au fur et à mesure aux autorités congolaises compétentes, au premier rang desquelles le Service géologique. Une fois ces copies livrées, leur usage relève pleinement de la souveraineté de la RDC : Bruxelles ne s’immisce pas dans ce que Kinshasa en fera ensuite.
Les priorités se décident à deux. Le musée ne trie pas seul : il définit conjointement avec ses partenaires congolais les fonds à numériser en premier. Sur le plan technique, deux serveurs seront installés — l’un à Tervuren, l’autre en RDC. L’objectif affiché : boucler l’ensemble à l’horizon 2030.
Et pour sceller le tout, un geste. Lors de la visite de la cartothèque, les responsables du musée ont remis au ministre une carte historique de la RDC datant de 1952. Symbole modeste, mais éloquent, d’un patrimoine qui commence, page après page, à reprendre le chemin du Sud.
Ce que le compromis dit — et ce qu’il tait
Le compromis du 9 juin n’a pas résolu tous les déséquilibres hérités d’un siècle d’histoire. Mais il a fait une chose rare dans ce dossier saturé de convoitises : remettre l’État congolais au centre du jeu, sans le livrer aux enchères.
Nous nous félicitons qu’un solution directe entre Etat Congolais et Belge et accepté par Kobold – comme nous l’avions souhaité et suggéré il y a quelques mois