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Olivier Kamitatu reconnait un permis de tuer au M23/RDF

Dans une interview avec un communicateur de la rébellion, Pero Luwara, en assimilant les troupes rwandaises aux forces « invitées » et en déclarant légitimes les revendications de la rébellion, le porte-parole de Katumbi, en exil dorée à l’étranger, commet une trahison morale et politique impardonnable contre les victimes de l’Est de la RDCongo.

Ce que vous avez dit, monsieur Kamitatu, n’est pas de la politique. C’est une trahison morale et une insulte aux victimes congolaise.

Vous avez osé déclarer, sans sourciller, que « les revendications de l’AFC/M23 sont, pour une grande part, légitimes ». Vous avez ajouté ce « si » méprisable : « Si le Rwanda est un pays agresseur, nous le condamnons ». Et pour couronner le tout, vous avez exigé le départ de « toutes » les troupes étrangères « invitées ou non ».

Permettez-moi de vous dire ce que cela signifie vraiment.

Vous venez de donner un certificat de légitimité politique à une rébellion armée de proxy qui a pris les armes contre son propre pays, qui a conquis des villes, massacré des civils, violé des femmes par milliers, enrôlé des enfants et chassé des populations entières de leurs terres et cela pour permettre la poursuite de la géocriminalité rwandaise et le pillage des ressources de la RDC.

Vous n’avez pas dit « certaines revendications historiques des communautés tutsi méritent d’être entendues ». Non. Vous avez dit que « les revendications de l’AFC/M23″, c’est-à-dire de la rébellion elle-même, étaient largement légitimes. C’est exactement ce que le M23 et ses parrains voulaient entendre ».

Et ce « si » sur l’agression rwandaise ?

C’est d’une lâcheté politique sidérante.

En 2026, après des années de rapports onusiens accablants, d’images satellites, de témoignages, de déclarations à demi-mots de Kigali elle-même, d’Accord signés à Washington et plan de retrait de troupes en gestation, vous faites encore semblant de douter que le Rwanda agresse la RDC. Vous traitez l’agression comme une hypothèse.

C’est une façon lâche de ne pas nommer l’agresseur tout en lui laissant le champ libre.

Mais le plus grave, le plus révoltant, c’est cette assimilation scandaleuse entre les troupes rwandaises et les « troupes invitées ».

Vous mettez sur le même plan :

Les soldats rwandais qui entrent illégalement, soutiennent le M23, pillent les minerais et massacrent au nom d’un agenda expansionniste,

Et d’éventuelles forces régionales que le gouvernement congolais souverain aurait pu inviter pour l’aider à défendre son territoire.

C’est d’une malhonnêteté intellectuelle crasse. Ou d’une complicité. Choisissez vous même…

En exigeant le départ de « toutes les troupes étrangères, invitées ou non », vous ne demandez pas la fin de l’agression. Vous demandez la fin de toute aide extérieure à un État congolais affaibli, tout en laissant le champ libre à l’agresseur qui, lui, n’a jamais été « invité ».

C’est exactement la rhétorique que Kigali et ses relais veulent entendre : « Laissez-nous finir le travail, continuer le pillage et que personne ne vienne aider Kinshasa ».

Monsieur Kamitatu, vous êtes un politique, de plus c’est la Démocratie Chrétienne qui vous a donné la première chance de faire la politique, au tout début de votre engagement politique actif.

Vous savez pertinemment ce que représente le M23 aujourd’hui : une machine de guerre dopée par le Rwanda, qui n’a plus grand-chose à voir avec une rébellion « citoyenne » ou « communautaire ». Vous savez ce que coûte cette guerre en vies humaines, en viols, en déplacés, en enfants soldats, en destruction du tissu social à l’Est et cela n’a pas grande chose à avoir avec des défenses identitaires ni avec les menaces FDLR, mais plutôt avec les minerais 3T.

Et malgré cela, vous choisissez de légitimer leur discours.

Vous ne défendez pas les communautés de l’Est. Vous donnez des arguments à ceux qui les massacrent.

Vous ne parlez pas de paix. Vous parlez de reddition déguisée en « réalisme politique ».

Et le plus écœurant, c’est que vous le faites depuis la position confortable d’un porte-parole de l’opposition, sans risquer votre vie, sans voir vos proches fuir sous les balles, sans ramasser les corps des victimes. C’est facile, depuis Bruxelles, de jouer au fin stratège qui « comprend les revendications » des tueurs.

Ces propos ne sont pas graves. Ils sont « honteux ».

Ils sont l’exact contraire de ce que devrait dire un homme politique congolais en temps de guerre : une condamnation sans équivoque de l’agression rwandaise, une exigence claire de retrait immédiat des Marc Mawete,

Porte parole,

Démocratie Chrétienne, DCforces du M23/RDF, et un soutien total à l’effort de défense nationale — quel que soit le président en place.

Au lieu de cela, vous avez choisi de souffler sur les braises et de défendre l’ indéfendable.

L’Histoire jugera. Et elle ne sera pas tendre.

Marc Mawete,

Porte Parole,

Démocratie Chrétienne