De Nangaa à Kabila, autopsie d’une instrumentalisation de l’art. 64 de la Constitution : comment une lecture tronquée de la Constitution servirait faussement à justifier la rébellion qu’elle condamne
Après la création du FRN, la nomination d'un exécutif rebelle dans les territoires occupés serait imminente. Une constitution provisoire suivrait, avec une « République des Volcans » sous tutelle rwandaise. Les noms mêmes de l'AFC...Lire la Suite
En 2009, il rompait avec Kabila sur la présence des troupes rwandaises. En 2026, face au même scénario, Vital Kamerhe se tait, en se cachant derrière la contradiction d’un prétendu récit de paix de Joseph...Lire la Suite
Au lendemain de l’annonce faite à Goma par Joseph Kabila, qui prend la tête de la rébellion de proxy, le silence des médiateurs jette le doute sur la validité de l’Accord-cadre signé en novembre 2025...Lire la Suite
UNE ENSEIGNE NEUVE NE CHANGE PAS LE PROPRIÉTAIRE DU MAGASIN
Si l’annonce d’un « Front pour la Refondation de la Nation », FRN en sigle, se confirme, l’ancien président Joseph Kabila prendrait la tête d’une nouvelle...Lire la Suite
Trois jours après son allocution du 9 octobre 2026, l’ancien chef de l’État, condamné à mort pour trahison et sanctionné pour ses liens avec l’AFC/M23, n’a encore rien livré sur le contenu de ses menaces...Lire la Suite
Par Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne
Le 9 octobre 2026, Joseph Kabila s’est de nouveau adressé à « la nation ». Il avait le pupitre, le drapeau, le titre de « Son Excellence...Lire la Suite
En 2010, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle a finalisé et publié, malgré les pressions, l’inventaire des crimes les plus graves commis en RDC depuis 1993. Seize ans plus tard, le Nobel...Lire la Suite
Les FARDC et les Wazalendo ont montré qu’ils peuvent reprendre le terrain à l’AFC/M23-RDF. Encore faut-il que la progression cesse d’être une annonce d’un jour et devienne une position gardée : commandement unique, axes verrouillés,...Lire la Suite
Six jours après un nouvel appel du Conseil de sécurité au départ immédiat des troupes rwandaises, et au lendemain d’un rappel américain des mêmes obligations, le panel de l’UA s’est rendu chez l’AFC/M23 sans communiqué,...Lire la Suite
Ancien chef du RCD-Goma, vice-président de la transition, puis inamovible ministre de la Décentralisation jusqu’en 2021, il a repris, le 3 octobre 2026, lors d’un rassemblement de prière de la diaspora à Indianapolis, le récit...Lire la Suite
Analyse du rapport trimestriel du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, au Conseil de sécurité sur la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), établi en application de la résolution...Lire la Suite
En une semaine, entre New York et Washington, trois enceintes ont tenu le même langage : les troupes rwandaises doivent quitter le sol congolais. Le Conseil de sécurité l'exige, le président en exercice de l'Union...Lire la Suite
Devant le Conseil de sécurité, James Swan a dit, le 29/09/2026, ce qu'un dialogue national doit - selon lui- être pour être crédible. Ses exigences recoupent, presque terme à terme, la feuille de route publiée...Lire la Suite
Après un discours jugé trop prudent de la Première ministre Judith Suminwa à l'Assemblée générale, et sous l'effet des prises de position du président de l'Union africaine et du futur ambassadeur américain à Kigali, la...Lire la Suite
*RWANDA : LA FIN DE L’IMPUNITE MORALE DE PAUL KAGAME*L’URANIUM EST A NOUS. LA SCIENCE AUSSI. PREMIERS D’AFRIQUE DANS LE NUCLÉAIRE EN 1959,ABSENTS EN 2026*CONSEIL DES MINISTRES : QUAND LE PRESIDENT REPETE L’INSTRUCTION, ET QUE...Lire la Suite
Chaque vendredi – et maintenant chaque 15 jours - à la Cité de l'Union africaine, le chef de l'État donne des instructions. Mois après mois, les mêmes dossiers reviennent sur la table, avec les mêmes...Lire la Suite
Ce que dénonce le rapport d'Amnesty International sur les graves violations des droits de l'homme commises par le Rwanda et le M23 dans les mines de l'Est du Congo
Publié le 21 septembre 2026 - Rapport...Lire la Suite
Depuis le 1er septembre 2026, l’apologie du terrorisme est un délit en Belgique. Un réfugié politique ne peut pas, sous couvert de journalisme ou de porte-parole, justifier depuis Bruxelles une rébellion proxy accusée de crimes...Lire la Suite
Le 17 septembre 2026, la coalition « Article 64 » invoque l’État de droit tout en s’arrogeant le monopole qu’il réserve à l’État : celui de la contrainte.
Deux mémorandums signés avec la Centrafrique, une toile diplomatique tissée de la Tanzanie au Congo-Brazzaville, et désormais une contre-offensive des FARDC et des Wazalendo sur l’axe Minova–Sake, à une cinquantaine de kilomètres de Goma. Le...Lire la Suite
Fils « tué » encore vivant de l’ancienne sénatrice kabiliste Goya, garde mort sans preuve, bilan de juin dégonflé : le buzz comme substitut au rapport de force.
Faute d’une mobilisation capable de faire basculer le...Lire la Suite
Le 15 septembre 2026 à Kinshasa n’a pas été le jour où la C64 a fait basculer la capitale. Ce fut le jour où ses contradictions sont descendues dans la rue - et où la...Lire la Suite
Cinq jours après la feuille de route d’Eugène Diomi Ndongala, Tshisekedi crée le comité d’organisation du dialogue - et confirme la séquence de l’organisation en deux actes, comme il avait bien anticipé le Président de...Lire la Suite
Eugène Diomi Ndongala adresse une mise en garde au président Félix Tshisekedi. Le leader de la Démocratie chrétienne et figure du regroupement « Les patriotes » estime qu’associer formellement l’AFC/M23 au dialogue politique national exposerait le chef de l’État à des poursuites pour...Lire la Suite
Interview avec le Président Eugène Diomi Ndongala sur la contradiction de l'opposition radicalisée à vouloir inviter les rebelles de proxy au dialogue, alors que l'actuelle constitution en vigueur ne le permet pas.
Dans l'est de la RDC, l'AFC/M23 signe des arrêtés jusqu'au quartier, promulgue un code fiscal et proclame 378 « magistrats » tout en détruisant les archives foncières. Deux provinces parmi les plus riches du pays,...Lire la Suite
Du "Projet Manhattan" à l’arrêt du TRICO II, le Congo a fourni la matière et perdu le savoir. Fermer Shinkolobwe protégeait le pays ; laisser mourir le CREN-K le désarme. Il est temps de rouvrir...Lire la Suite
Feuille de route technique et séquencée pour donner vie aux Dialogue National pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, tel qu’annoncé le 27 août 2026.
Bien penser les étapes signifie bien organiser, avec...Lire la Suite
Paul Kagame revient de ses vacances de plus d’un mois. Premier dossier qu’il choisit d’affronter, au cours de sa conférence de presse au Convention Center de Kigali : la République...Lire la Suite
Depuis le 19 octobre, les creuseurs artisanaux ont de nouveau embrasé la capitale mondiale du cobalt. Dix mois après la crise de décembre 2025, le même film se rejoue, pour la même raison : l’État ferme les portes de la survie sans jamais ouvrir celles de la légalité.
Kolwezi brûle encore. Et le scénario se répète avec une précision glaçante.
Les mêmes barricades sur les mêmes axes. Les mêmes pneus qui fument à l’aube. Les mêmes camions de minerais réduits à l’état de carcasses noircies. Les mêmes pierres lancées contre les mêmes uniformes. Et, au bout de la chaîne, la même question que personne, à Kinshasa, ne semble vouloir entendre : où ces hommes et ces femmes sont-ils censés travailler?
Une ville coupée en deux
Tout est parti d’une mission venue d’en haut. Une commission interservices dépêchée depuis Kinshasa a inspecté, puis restreint, les comptoirs d’achat et les entités de traitement de minerais. Une opération de contrôle, sur le papier. Sur le terrain, un couperet : du jour au lendemain, des milliers de creuseurs n’avaient plus nulle part où écouler leur cuivre et leur cobalt. Pas de vente, pas de revenu. Pas de revenu, pas de repas.
Le lundi 19 octobre, la colère a déferlé. De Kasulo à l’UCK, en passant par Kanina, Musonoie, Kazembe et l’axe T17, la contestation a gagné une à une les artères de la ville. Commerces fermés, motos-taxis à l’arrêt, écoles désertées : Kolwezi s’est figée.
Le lendemain, le brasier a changé d’échelle. À Luilu, des centaines de creuseurs ont dressé des barricades et brûlé des pneus. Des véhicules et des boutiques ont été pris pour cible. À l’entrée de Kamoto Copper Company (KCC), l’un des fleurons industriels de la province, manifestants et forces de sécurité se sont affrontés. Des coups de feu ont été entendus jusqu’au centre-ville. La Nouvelle société civile congolaise a fait état de morts parmi les creuseurs, sans pouvoir avancer de chiffre. Dans la soirée, un poste de police a été saccagé puis incendié dans la cellule Dilungu, au quartier Biashara.
Ce n’est qu’au troisième jour qu’un calme précaire est revenu, après que la gouverneure Fifi Masuka Saini a reçu des jeunes leaders de Luilu et évoqué une piste de sortie : une nouvelle zone d’exploitation artisanale. Encore une. Entre-temps, 58 personnes avaient été interpellées pour vandalisme. Aucun bilan officiel des victimes n’a été publié.
Le même film, dix mois plus tard
Kolwezi a déjà vu ce scénario. En décembre 2025, l’arrêté du ministre des Mines Louis Watum suspendant le traitement et la commercialisation des minerais artisanaux avait mis le feu aux poudres. Deux à trois morts, des blessés, des quartiers entiers paralysés. Début janvier 2026, la ville retenait encore son souffle : véhicules calcinés, magasins pillés, un bureau de police saccagé dans la commune de Manika.
En mars, nouvel accès de fièvre sur le site de Katapula, près de l’UCK. Des creuseurs délogés par des militaires y accusaient un homme se présentant comme conseiller du chef de l’État de s’approprier leur gisement, désormais gardé par la Garde républicaine. Un blessé par balle, deux véhicules incendiés. Le décor change, l’intrigue reste : des exploitants chassés d’un sol qu’ils jugent leur, sans lieu de repli.
J’avais posé le diagnostic sans détour dès décembre2026, en tant que Ministre Honoraire des Mines : l’État condamne les mineurs artisanaux à la misère sans leur offrir les Zones d’exploitation artisanale (ZEA) promises et prévues par le Code Minier (
06/01/2026). Car la loi, elle, est limpide. Le Code minier révisé en 2018 ne reconnaît l’exploitation artisanale légale qu’à l’intérieur des ZEA. Hors de ces périmètres, le creuseur est par définition dans l’illégalité.
Sans ZEA fonctionnelles, il ne lui reste donc que trois options : l’informel, l’intrusion dans les concessions industrielles, ou la faim. Ce n’est pas un choix. C’est une impasse.
Les ZEA, une promesse de papier
Dix mois après la première explosion, rien n’a fondamentalement changé. Les chiffres, eux, ont fondu.
En novembre 2025, on annonçait 64 ZEA viables au Lualaba, arrêtés signés à l’appui. Le compteur a ensuite glissé à 33. Sur le terrain, le décompte est plus maigre encore.
• ZEA 786 de Kasulo. Présentée comme la première zone pilote « viable », elle doit accueillir plus de 5 000 creuseurs chassés du site T17. Les travaux de viabilisation ont été lancés en juillet 2026. Trois mois plus tard, les principaux intéressés jugent l’avancement désespérément lent.
• ZEA 371. Censée absorber plus de 20 000 creuseurs de Kamilombe, elle n’en est qu’au protocole d’engagement et aux premiers pas de la délocalisation.
• Luilu. Depuis le 20 octobre, une nouvelle ZEA est promise aux jeunes du quartier. Une promesse de plus dans une pile déjà haute.
Le reste existe surtout dans les arrêtés. Or une ZEA n’est pas un polygone tracé sur une carte. Pour faire vivre des milliers de familles, il faut un gisement réellement exploitable, des pistes d’accès, de l’eau, des comptoirs agréés, des coopératives organisées et un minimum de sécurité. Tant qu’il manque l’un de ces maillons, la zone reste une coquille vide.
Les zones annoncées ne sont pas opérationnelles. Et les promesses ne nourrissent personne.
Réguler sans alternative, c’est allumer la mèche
Cette insuffisance n’est pas un détail administratif. Elle est le cœur du problème.
Que l’État veuille assainir la filière est légitime. Les acheteurs internationaux de cobalt exigent une traçabilité sans faille, la pression sur le travail des enfants ne retombe pas, et les concessions industrielles réclament la protection de leurs périmètres. Kinshasa a d’ailleurs lui-même resserré le marché en 2025, en suspendant puis en contingentant les exportations de cobalt. Ces objectifs se défendent.
Mais l’ordre des opérations est inversé. On ferme d’abord les comptoirs, on promet ensuite les zones. Résultat : chaque tour de vis prive des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes de leur unique source de revenus, sans la moindre solution de repli.
Et l’onde de choc dépasse les puits. Derrière chaque creuseur, il y a un ménage, un transporteur, une vendeuse de vivres, un loueur de moto. Quand les comptoirs ferment, c’est toute l’économie populaire de Kolwezi qui s’asphyxie. La suite est écrite d’avance : la colère explose, les routes se ferment, les véhicules brûlent, la violence surgit.
Quand la colère d’une ville devient un risque national
Dans la RDC d’aujourd’hui, une explosion locale n’est jamais anodine. L’Est reste en proie aux groupes armés, de l’ADF au M23. La confiance envers les institutions est fragile. Et le Lualaba n’est pas une province comme les autres : c’est le cœur battant des minerais critiques, au moment même où Kinshasa négocie avec les grandes puissances l’accès à son sous-sol.
Une crise sociale non résolue à Kolwezi et qui concerne environ cent mille creuseurs artisanaux peut déborder. Elle peut surtout être détournée. Réseaux criminels, entrepreneurs politiques, intérêts qui prospèrent dans le chaos : tous ont à gagner à instrumentaliser le désespoir de milliers de jeunes sans revenu. Semer le trouble, affaiblir l’autorité de l’État, servir d’autres agendas. Les cibles choisies ne trompent pas : en dix mois, au moins trois postes de police ont été saccagés ou incendiés à Kolwezi.
Les 58 interpellations pour vandalisme rappellent combien la frontière est mince entre revendication légitime et débordement. Il faut la tenir des deux côtés. Les pillages doivent être sanctionnés. Mais une réponse uniquement sécuritaire ne fera qu’alimenter le cycle : on n’arrête pas la faim avec des arrestations.
Briser le cycle avant le prochain brasier
Le cycle n’a rien d’une fatalité. Il tient à quelques décisions que l’État peut prendre dès maintenant.
1. Remettre les opérations dans le bon ordre. Aucune fermeture de comptoir ou de site sans zone de repli opérationnelle pour les creuseurs concernés.
2. Publier un calendrier chiffré des ZEA. Pour chacune : capacité d’accueil, état de la viabilisation, date réelle de mise en service. Et des gisements vérifiés, pas des terrains épuisés.
3. Organiser l’achat à l’intérieur des ZEA.Comptoirs agréés, coopératives structurées, prix transparents : la traçabilité se construit là où l’on travaille, pas par décret.
4. Installer un dialogue permanent à Kolwezi.Un cadre réunissant gouvernorat, représentants des creuseurs et opérateurs, plutôt que des commissions-éclairs venues de Kinshasa.
5. Faire la lumière sur les victimes. Un bilan officiel et une enquête indépendante sur les violences, d’où qu’elles viennent.
Les creuseurs ne demandent pas l’anarchie. Ils demandent ce que le Code minier leur garantit déjà : des espaces légaux où travailler pour survivre.
Et il ne faut jamais oublier que l’artisanat minier demeure un des rares systèmes d’exploitation des ressources minières qui profite directement aux populations locales et pas au mulinationales.
Tant que les ZEA resteront rares sur le terrain et abondantes dans les arrêtés, chaque opération de régulation risquera de se muer en émeute. Et dans la RDC d’aujourd’hui, un brasier à Kolwezi n’attend que des mains pour l’attiser.
Eugène Diomi Ndongala,
Ministre Honoraire des Mines
J’avais posé le diagnostic sans détour dès décembre 26, en tant que Ministre Honoraire des Mines : l'État condamne les mineurs artisanaux à la misère sans leur offrir les Zones d'exploitation artisanale (ZEA) promises (https://t.co/ktXmsJg95P 06/01/2026). https://t.co/Z6HA2zumAG