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LE PROGRAMME ECONOMIQUE, SOCIAL ET POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE: « L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE »

 

      LA DEMOCRATIE CHRETIENNE             D.C.
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« L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE »
 

 

  • LE  PROGRAMME ECONOMIQUE DE RECONSTRUCTION DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, D.C.

« L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE

  • LE PROGRAMME  SOCIAL 

DE LA D.C. 

« LE SOCIAL ET LA FAMILLE, POUR UNE SOCIETE HARMONIEUSE ET SOLIDAIRE »


Sommaire:

  •    1) L’ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE, LE MARXISME ET LE CAPITALISME INTEGRAL
  • 2) UN «NEW DEAL» POUR LE CONGO:
  • LES DEMARREURS MACRO-ECONOMIQUES DU CONGO

  *  La gestion budgétaire des recettes publiques

    *  La gestion budgétaire des dépenses publiques
    *  La restructuration de la Fonction Publique

    *  Le déficit dans la balance des paiements

*  L’ hyperinflation
*  Le dérapage monétaire

    *  Le contrôle dans le gestion des fonds
    *  Le modèle des coûts et bénéfices (Costs/Benefits analysis)

    LES LIGNES PROGRAMMATIQUES SECTORIELLES:

    * LES INFRASTRUCTURES DE BASE SONT LE COEUR DU DEVELOPPEMENT
    * UNE AGRICULTURE D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE
    * UNE ENERGIE SOCIALE
* LES MINES, BASE DE l’INDUSTRIALISATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

    . LE PROGRAMME    SOCIO-POLITIQUE    DE    LA   D.C.

    .1.LE SOCIAL ET LA FAMILLE, POUR UNE SOCIETE HARMONIEUSE ET SOLIDAIRE
    .2.LA SANTE  POUR TOUS

LES ACTIONS FONDAMENTALES A PROMOUVOIR DANS LE DOMAINE SOCIAL:

    * L’INSTRUCTION DE BASE

    * LE PROGRAMME MINIMAL DE SANTE PUBLIQUE, pour viser au long terme, UNE SANTE POUR TOUS ET PAR TOUS

« L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE »

La gravité des problèmes socio-économiques qui secouent noter pays, nous impose une attitude générale de REALISME et RATIONALITE.

Le réalisme est nécessaire dans l’analyse de la situation socio-économique de notre pays et la rationalité est incontournable pour bien individualiser les THERAPIES envisageables pour le Congo, qui doivent tenir compte de la proportion entre les objectifs fixés et les ressources effectives à notre disposition pour les réaliser.

Pour cela, nous ne partageons pas certaines hypothèses programmatiques visant à révolutionner l’espace économique de notre pays et, non plus, les exaltations liées aux slogans inconséquents sur les « IMMENSES POTENTIALITES DU CONGO».

(En physique, on parle du concept de VITESSE POTENTIELLE d’un vecteur par rapport à autre, mais ça n’exclut pas le CONSTAT SENSORIEL de I’ IMMOBILITE de tous les deux.

La même considération vaut pour nos richesses.

Les potentialités du Congo sont importantes, certes, mais aussi longtemps qu’elles ne seront pas exploitées convenablement, elles persisteront comme des potentialités abstraites, dont nos populations ne tireront aucun profit. Il s’agit, certainement, d’une richesse ou vitesse potentielle, mais cela ne signifie pas que la machine économique soit sortie de «la panne», si nous ne nous employons pas activement à la réparer).

§ I  L’ ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE, LE MARXISME ET LE CAPITALISME INTEGRAL

L’ économie sociale du marché représente, pour la D.C., la position théorique la plus adéquate à la réalité socio-économique du Congo et la plus favorable à son développement.

Nous nous dissocions de toute conception qui voudrait transposer, sur le plan économique, les valeurs de certaines doctrines politiques désormais obsolètes dans leurs acceptions les plus radicales, comme le MARXISME et la «Collectivisation des moyens de production de masse», par le truchement de la «lutte des classe» ou le CAPITALISME et le LIBERISME INTEGRAUX, dans leurs concrétisations les plus malheureuses, surtout en Afrique, comme certaines privatisations «sauvages», l’ absence de politique sociale des Etats et l’ holocauste de peu de services publiques prévus dans les plans sociaux, sur l’ autel de la logique du profit.

Notre refus de ces positions n’ est pas dû seulement au rejet de certains «à-priori» idéologiques, mais aussi à l’ incapacité de ces modèles économiques de refléter fidèlement la réalité socio-économique africaine et ses spécificités.

Par exemple, la transposition du schéma de la lutte des classes dans la réalité de l’ Afrique Sub-Saharienne, ou Congolaise plus exactement, donne lieu à des fausses extrapolations, car la structuration sociale, chez nous, n’ est absolument pas le résultat de l’ industrialisation et de la création d’ une importante classe de salariés exploités, comme c’ était le cas en Europe au début du XIXème siècle.

En effet, bien d’  autres phénomènes sont en mesure de nous expliquer nos dynamiques économiques et sociales (la mobilité, l’ urbanisation et la dissolution de l’ unité socio-économique des villages, etc.).

Egalement, le LAISSER ALLER du marché, entendu comme MAITRE ABSOLU DE L’ ECONOMIE d’ un pays en voie de développement, ne peut fournir la réponse la plus adéquate aux énormes contraintes sociales qui caractérisent nos sociétés et qui seraient «CRIMINEL» d’ ignorer.

Quand le CHOMAGE atteint un niveau inacceptable pour une nation (de 40 à 50 % de la population active), ou certains paramètres de la qualité de la vie sont dramatiques (taux de mortalité enfantine et maternelle, malnutrition et seuil de pauvreté très répandus), continuer à concevoir l’ ETAT exclusivement dans sa qualité de percepteur d’ impôts et arbitre des affaires, nous semble logiquement et moralement inacceptable.

Si «l’ homme» est la «mesure» de toute décision politique (selon notre conception chrétienne de la société et de la politique), le même principe doit être valable pour notre modèle économique de référence, que nous définissons d’ ECONOMIE SOCIALE DU MARCHE.

MAIS QUI EST-IL CET «HOMME» DONT NOUS PARLONS ?

Il est l’ agriculteur, privé de moyens de communications et d’ évacuation de ses produits; il est le commerçant, qui opère dans le secteur informel et qui joue, de toute façon, son rôle de «relais» entre le cultivateur de l’ intérieur du pays et les travailleurs de la ville; il est, souvent et paradoxalement, «une femme», quelque fois illettrée et opprimée par des innombrables charges familiales.

Il est le petit creuseur, qui profite très peu de la richesse qu’ il manipule; il est le mineur, qui vit, souvent, dans l’ indigence bien que entouré de trésors naturels.

Il est l’ enfant descolarisé, qui travaille aux champs; il est le fonctionnaire, obligé à vivre d’ expédients pour nourrir sa famille, ne pouvant pas compter sur son salaire à la fin du mois.

Il est l’ entrepreneur, qui essaie de conserver quand même soin capital investi dans une véritable «jungle» de taxations, obligations sociales, désarticulation du système monétaire et, surtout, les incontournables règles du marché.

L’ équilibre de toutes ces réalités peut être obtenu, à notre avis, seulement dans une perspective d’ économie sociale de marché, où toutes les COURBES DES FACTEURS de la production se COUPENT au niveau d’ un POINT d’équilibre idéal qui s’  appelle «ETRE HUMAIN».

         §II. UN «NEW DEAL» POUR LE CONGO

1. LES «DEMARREURS MACRO-ECONOMIQUES» du Congo

Pour mettre en marche le moteur économique de notre pays, nous envisageons un certain nombre de DEMARREURS   MACRO-ECONOMIQUES qui, dans une organisation étatique quelque peu structurée, peuvent produire les effets escomptés.

Mais une prémisse s’ impose à ce stade de notre discours, car nous pourrions, en tant que parti politique responsable, élaborer le plus parfait plan de redressement économique jamais étudié mais qui se révélera inéluctablement INEFFICACE si, en amont, il n’ existe pas une organisation étatique crédible, légitimée et juridiquement effective.

Nous poussons notre réflexion jusqu’à affirmer, sans crainte d’ être démentis, que, dans le cas du Congo, sans les préalables de la démocratisation et du pluralisme des institutions, il ne pourra point y avoir un véritable développement de notre nation.

Pour revenir aux sujets strictement économique, nous croyons que en RDC la machine économique peut facilement démarrer grâce à la présence et à l’ importance de certains facteurs de la production, comme la main d’oeuvre, le facteur environnement, l’ énergie, et les nombreuses ressources naturelles.

Mais une CARENCE FONDAMENTALE est immédiatement perceptible :
le manque de CAPITAL ou d’ INVESTISSEMENT.

Selon le schéma macro-économique du MULTIPLICATEUR de KEYNES des INVESTISSEMENTS, il est possible d’ augmenter le niveau du REVENU National d’ une dimension directement proportionnelle aux investissements injectés dans l’ économie,.

Si  I    est la mesure des l’ INVESTISSEMENT, «R» sera le REVENU NATIONAL développé en fonction de l’ ;investissement  I  multiplié par «K» (= multiplicateur de Keynes).

R = K l

Cela est utile pour comprendre le «lien» fondamental qui existe entre le Revenu National et les Investissements (EFFET D’ ENTRAINEMENT de  I sur R ).

2. LES INVESTISSEMENTS

Mais où investirons-nous notre capital pour permettre au Multiplicateur de Keynes de fonctionner ?
En effet, la relation fonctionnelle entre le Revenu National et l’  INVESTISSEMENT ne se réalise pas pour n’ importe quelle dépense effectuée, mais seulement si ce capital injecté dans le système économique vise certains secteurs économiques névralgiques pour l’ économie d’ un pays, comme celui de TRAVAUX PUBLICS.

L’ emploi de capitaux dans ce secteur stratégique permet, aussi, de réabsorber la main d’ œuvre inactive, en la faisant, ainsi, bénéficier d’ un revenu qu’ elle réintégrera dans l’ économie par la consommation de base qui entraînera, à son tour, la relance de la production intérieure.

L’ augmentation de la consommation permettra à d’ autres secteurs économique de se autofinancer, selon un développement à spirale dont le fonctionnement est bien connu.
Cette thérapeutique fut la même que le Président ROOSVELT utilisa en 1929 pour faire face à la grave crise économique qui avait secoué son pays.

C’ était le lancement du célèbre «New Deal», ou Nouveau Cours qui permit aux USA de maîtriser la plus grave conjoncture économique négative de son histoire par une politique économique centrée sur une manoeuvre de DEPENSES PUBLIQUES destinées a la construction de ponts, routes et infrastructures de base.

L’ originalité de cette politique fut d’ avoir compris que la réponse la plus efficace d’ un Etat à une situation de stagnation ou récession économique ne doit pas automatiquement prévoir la réduction de son budget d’ investissement dans le secteur de la création d’ infrastructures.

Au contraire, la thérapie de choc  consiste à incrémenter les dépenses publiques dans le domaine des travaux publics.

Sur cette base théorique et historique pourquoi ne pas envisager un New Deal   pour le Congo, où, en plus, c’ est effectivement le manque d’ infrastructures qui pénalise sérieusement notre économie.

Le problème central de notre pays est celui du manque de voies de communications qui cause des graves handicaps à notre économie :

a. la SURCHARGE excessive de la RUBRIQUE «FRAIS DE TRANSPORT» dans toute «STRUCTURE DES PRIX» des produits locaux, avec la conséquence du manque de compétitivité de la production intérieure,

b. les sérieuses difficultés d’ évacuation des productions agricoles à cause de l’ impraticabilité ou absence de routes, qui est à la base du déficit alimentaire de notre pays et qui nous oblige à IMPORTER des denrées alimentaires qu’ on pourrait aisément produire chez nous, si le cicle producteur – consumateur était effectif.

    * LES INFRASTRUCTURES DE BASE SONT LE COEUR DU DEVELOPPEMENT

Les routes, le ponts, les ports, les aéroports et les rails sont les clefs du développement de la République Démocratique du Congo.

La construction et la réhabilitation des infrastructures de base devra se faire de manière équitable  dans toutes les provinces.

Priorité devra être donnée à la réhabilitation des routes bitumées et en terre d’intérêt national ainsi qu’à la réhabilitation de certains bacs et ponts.

Le cantonnage manuel doit être institué comme mode d’entretien permanent, particulièrement des routes des dessertes agricoles d’intérêt général et local.

Il en est de même des réseaux ferroviaires et fluviaux qui doivent être remis en état et subir des entretiens réguliers aisi que  le renouvellement du matériel vétuste. Il est nécessaire que dans le domaine des infrastructures de base,  la RDC veille à ce que ces dernières répondent aux normes internationales de sécurité afin d’éviter les terribles accidents ( marché type K; Avion Illiouchin; camions surchargés renversé sur des centaines de passagers, etc.) qui continuent à endeuiller le quotidien des congolais.

    * UNE AGRICULTURE D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

La République Démocratique du Congo est constituée de 80% de la population rurale  vivant essentiellement  de l’agriculture.

La DC veut poursuivre l’objectif de l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire et la rendre performante.

La part de l’agriculture dans le budget de l’Etat doit être proportionnelle aux besoins de la vie de la population.

Les paysans et le PME agricoles doivent bénéficier des services des institutions d’épargne et de crédit.

L’Etat doit accorder une importance particulière à la mécanisation de l’agriculture.

Dans cette optique, la RDC doit maintenir et accentuer sa coopération avec les institutions internationales qui financent l’agriculture, la lutte contre la faim et la sécurité alimentaire (PAM,FAO, PNUD…).

    * UNE ENERGIE SOCIALE

La population congolaise doit bénéficier de l’énergie,  en tant que facteur déterminant pour le développement  économique  et social des congolais.

Malgré ses énormes potentialités, la consommation de l’énergie demeure insignifiante en RDC.

Dans le domaine de l’eau, le taux de desserte n’est que du 67% en milieu urbain et de 16% en milieu rural, soit un taux de desserte en eau potable de 16% en milieu rural , soit un taux de desserte en eau potable de 20% de la population totale du pays.

Dans le domaine de l’électricité, le 94%  des foyers  congolais n’ont pas accès à l’énergie électrique.

Une politique accrue d’investissements s’impose pour la maintenance, le renouvellement des équipements et la construction de micro-centrales sur toute l’etendue du territoire national.

En particulier, il est nécessaire réhabiliter le barrage hydroélectrique d’Inga et lancer la mise en oeuvre de Inga III.

Dans le secteur pétrolier, la DC entend promouvoir une politique qui s’articule autour des axes suivants:

* l’indépendance  et l’auto-suffisante en matière d’hydrocarbures;
* le contrôle des mécanismes de la chaîne pétrolière à commencer par l’exploitation, la production et enfin le transport et la distribution;
* la rentabilisation et la répartition équitables des tâches et des revenus de l’Etat et les partenaires privés du secteur.

    * LES MINES, BASE DE l’INDUSTRIALISATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Si toutes les ressources minérales de la RDC étaient judicieusement exploitées, le secteur  minier constituerait non seulement une source de revenus fiscaux et de devises mais aussi la base indispensable pour une industrialisation véritable du Congo Démocratique.
Ce secteur évolue depuis les années 90 dans une spirale  régressive, à cause notamment:

* de l’épuisement des gisements facilement exploitables;
* de l’obsolescence de l’outil de production;
* du ralentissement des recherches géologiques t minières;
* de l’augmentation des coûts de production.

Face à ce constat, la DC prône l’ouverture du secteur à la libre entreprise; à cet effet, la mise en place d’un cadre juridique favorable à l’investissement privé est incontournable.

Le développement de l’industrie minière doit aussi être  envisagé dans le cadre de la transformation, en RDC, des produits finis ou semi-finis.

Ce secteur est, en effet, celui à partir duquel il peut effectivement démarrer un véritable programme d’industrialisation de notre économie.

3. LE FINANCEMENT

Mais où trouverons-nous les capitaux à investir afin de poursuivre nos objectifs ?

Le problème peut être résolu à deux niveaux :

a) EXTERIEUR

b) INTERIEUR

a) Le financement Extérieur est incontournable pour le Congo.

Notre faible économie ne capitalisé assez pour nous permettre de nous AUTOFINANCER un SERIEUX PLAN de REDRESSEMENT ECONOMIQUE ET DE RELANCE DE LA CROISSANCE (P.I.B.).

En plus, l’ absence d’ idées et d’ une politique budgétaire cohérente n’ a fait que aggraver, jusqu’ au jourd’ hui, dans l’ appréciation du peuple, l’ opinion que L’ ETAT ne fait que CONSUMER improductivement des ressources, laissant aux citoyens la charge de se débrouiller pour la survie et la production, dans un système économiquement autarchique et, au fond anarchique sans aucune manifestation de bonne gouvernance.

Voilà réapparaître la question centrale de la CREDIBILITE de L’ ORDRE INSTITUTIONNEL, entendu comme la variable incontournable pour sortir notre pays du TUNNEL.

La R.D.C. doit impérativement être en mesure de négocier, avec les bailleurs de fonds internationaux, son plan de redressement CREDIBLE, en présentant des objectifs précis de politique – économique.

Un «New Deal» pour le Congo veut dire assurer la transparence dans la gestion, une politique budgétaire «SAINE» et «INNOVATIVE» et la détermination à faire démarrer, une fois pour toute, cette machine magnifique et puissante qui peut devenir le Congo.

Toujours la question de la crédibilité et de la CONFIANCE seront à la base de
L’ ATTRACTION des INVESTISSEURS privés étrangers dans notre pays.

Pour cela, il serait nécessaire d’ examiner un CODE DES INVESTISSEMENTS plus incitatif et attractif pour les capitaux étrangers, qui puisse donner des garanties de sécurité et qu’ il soit avantageux pour les INVESTISSEURS.

b. Le financement intérieur peut être compris seulement dans une logique de POLITIQUE BUDGETAIRE.

L’ EPARGNE (privé) étant insignifiant en RDC, surtout à cause de la désarticulation du système bancaire (pour ne pas dire l’ absence de même d’un système bancaire fonctionnant effectivement dans l’ économie), le seul LEVIER de commandement qui nous reste est celui de la MANOEUVRE BUDGETAIRE, consistant à orienter les RECETTES ET LES DEPENSES selon les objectifs du programme économique.

4. GESTION BUDGETAIRE DES RECETTES PUBLIQUES

Pour ce qui concerne les recettes publiques, le principe que la D.C. considère le plus valable est celui de la RATIONALITE.

Il faudrait envisager une FISCALITE DE DEVELOPPEMENT qui ne pénalise pas la PRODUCTION, qui ne multiplie pas les impositions fiscales sur le même bien, qui soit très modérés dans la taxation (même à l’ importation) des technologies nécessaires à moderniser l’ industrie intérieure (qui sont des investissements).

Il ne faudra pas oublier que les entreprises qui encore fonctionnent au Congo sont des rescapés que l’ Etat ne peut point considérer comme des «citrons» à presser éternellement, car cela entraîne l’ évasion et il pousse le système à s’ INFORMALISER d’ avantage.

La fiscalité doit accompagner l’ entreprise dans son épanouissement et «GRANDIR» avec elle.

5. GESTION BUDGETAIRE DES DEPENSES PUBLIQUES

La manoeuvre budgétaire opérante sur le volet des dépenses de l’ ETAT est très important pour notre programme économique, surtout les CHAPITRES du BUDGET consacrés aux dépenses d’ INVESTISSEMENT, dans les secteurs stratégiques des travaux publics, revêtent un rôle décisif pour la relance économique.

Mais contrairement à la fiscalité, la manœuvre opérante sur les dépenses est très influencée par la CAPACITE DE L’ ADMINISTRATION de L’ ETAT, A REPONDRE, EN POSITIVE, AUX DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES qui CONCRETISENT LE PROGRAMME ECONOMIQUE D’UN PAYS.

Dans notre pays il se pose un sérieux problème concernant la FONCTION PUBLIQUE, qui est complètement à revoir dans sa structure actuelle.

a. LA RESTRUCTURATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

Nous croyons que la pure et simple suppression du Ministère de la Fonction Publique soit une manière pour rationaliser l’ administration de l’ Etat, en remettant la charge de la gestion des fonctionnaires aux départements respectifs pour lesquels ils travaillent effectivement. (LA FONCTION PUBLIQUE restera un code réglementaire générale régissant les devoirs et les prérogatives des fonctionnaires).

Cette parenthèse sur la Fonction Publique est nécessaire parce qu’elle, dans sa structure actuelle, représente un sérieux handicap au bon fonctionnement de L’ ETAT, qui n’ est pas en mesure de réaliser, avec un minimum d’ efficacité, ses objectifs économiques.

En effet, il est quand même «aléatoire» de parler d’ une politique de relance économique si l’ inefficacité des hommes qui animent cette politique ne sera pas éliminée. Si la manoeuvre des dépenses publiques n’ est pas «CREATRICE» pour l’ EMPLOl et la PRODUCTION, elle risque de devenir, paradoxalement nuisible pour l’économie; en effet, les conséquences néfastes des détournements des fonds publics, des rubriques surchargées du budget concernantes les dépenses de fonctionnement, les achats superflus, les projets hors-budget, etc., privent le circuit économique des ressources qui ne sont plus réinvesties dans l’ économie selon le schéma du multiplicateur de Keynes (cité plus-haut), c’ est-à-dire au profit des investissements, de la production intérieure ou la création d’infrastructures, mais, au contraire, pour l’ achat de biens de luxe, souvent importés, qui pénalisent le système économique intérieur, avec des effets négatifs typiques, qui sont :

b- LE DEFICIT DANS LA BALANCE DES  PAIEMENTS;

c- L’ HYPERINFLATION;
d- LE DERAPAGE MONETAIRE, dû à l’ extraversion de l’ économie au détriment de la production intérieure.

Sans une production intérieure significative, le système monétaire sera toujours instable, parce que il sera dominé par la -DEMANDE DES DEVISES ETRANGERES, qui étouffe la MONNAIE locale;

-IL NE FAVORISERA PAS L’ EMPLOI.

-Il se caractérisent par une croissance exponentielle du taux d’ INFLATION, parce que l’ Etat n’ est pas en mesure de couvrir par les recettes, mêmes pas les dépenses courantes de fonctionnement, sans recourir à la tristement célèbre (chez nous) PLANCHE A BILLETS.

Cela nous rappelle une suggestive définition de la MONNAIE: – «L’ argent est la cristallisation du travail d’ un peuple» – Sans travail, la monnaie est seulement du papier sans valeur.

Voilà pourquoi il est indispensable de favoriser la PRODUCTION INTERIEURE et maîtriser les dépenses, pas seulement dans leur dimension (QUANTUM), mais aussi dans leur QUALITE (QUOMODO).

L’ inflation est le symptôme le plus évident d’ une économie malade.

Dans notre pays cette «maladie» est devenue CHRONIQUE à cause du manque de politique économique cohérente qui, pour revenir encore au fond du problème ne pouvait pas être formulée dans un environnement politique malsain. Il n’est pas seulement question de volonté politique, mais aussi de:

e. Nécessité de contrôle (Procédure d’ approbation du budget; vérification périodique des comptes publics au niveau des Commissions parlementaires ad hoc, etc.).

f. Contre-pouvoir en matière de gestion des finances (Contrôle de fond de la Cour des Comptes).

g. Organisation de l’administration publique et son efficacité.

h. De l’ adoption d’ une stratégie générale de PRISE DES DECISIONS basées sur le modèle des COUTS ET BENEFICES (COSTS-BENIFITS ANALYSIS) qui ont l’ avantage d’ offrir une procédure d’ analyse des problèmes économiques pas seulement du point de vue financier, mais aussi celui des conséquences sociales liées à la prise de certaines décisions de la part de l’ administration publique.

Par l’ utilisation des certains index statistiques et sociologiques on arrive, ainsi, à calculer les effets positifs et négatifs d’ un acte réglementaire, par exemple, au-delà des simples implications financières en tenant compte, aussi, des avantages ou désavantage pour la population concernée.
La solution «la moins chère», n’est pas toujours la plus opportune économiquement. La théorie des  » coûts et bénéfices » est, pour la D.C., un exemple concret de l’ application pragmatique de l’ économie sociale du marché dans le moment stratégique pour l’ Etat, de la prise des décisions.

Un «New Deal» pour le Congo est possible, selon la D.C., parce que nous avons les moyens intellectuels, humains et naturels pour le lancer, mais ce qui ne doit absolument pas nous faire défaut est LA MISE EN MARCHE D’ UN VERITABLE PROCESSUS de DEMOCRATISATION.

L’ Economie, la Politique et la Sociologie sont une UNITE, ayant toutes à leur base l’homme avec ses besoins (l’ économie), ses rapports avec les autres (la politique) et sa qualité de vie (la Sociologie).

Si nous choisissons de mettre le PROFIT au centre de notre attention, l’ économie pourra marcher, peut-être, mais difficilement l’ équilibre social; et si le BIEN-ETRE est réservé à une classe restreinte d’ individus, la politique en résultera influencée négativement.

S’ il n’ y a pas de  PLURALISME DEMOCRATIQUE, le budget de l’ Etat sera dans les mains d’ un groupe d’ individus (ou d’ un parti) qui, en étant IRRESPONSABLE POLITIQUEMENT, se livrera inévitablement au BRADAGE des finances publiques, avec les conséquences néfastes que cela entraîne pour la population, comme HYPER-INFLATION, le MANQUE DE SERVICES PUBLICS et la totale INEFFICACITE des dépenses publiques.

Ces considérations sont à la base de notre choix de mettre l’ homme au centre de la politique économique.

Le développement, sans DEMOCRATIE pour l’ Afrique, est une théorie dangereuse.

La gravité de nos problèmes économiques ou sociaux, ne peut jamais devenir une excuse pour refuser aux peuples africains le droit à la démocratie.

Il n’ existe pas de  mystification plus grande que celle de soutenir que le redressement économique doit venir AVANT la démocratisation de l’ ordre institutionnel. Ceux qui adoptent cette vision de l’économie cachent toujours des visées inavouables.

La BONNE GOUVERNANCE a un volet économique et un volet politique interdépendants (on pourrait ajouter, dans le cas du Congo, aussi un volet de sécurité, parce que sans la PAIX rien ne sera possible).

Un «Nouveau Cours» pour le Congo ne peut être qu’ un programme économique et politique, en même temps.

§III. RESUME DES OBJECTIFS PROGRAMMATIQUES PRINCIPAUX DE LA D.C.

Les lignes fondamentales du plan économique de la D.C. (pour les rappeler systématiquement) sont les suivantes :

1. Une politique des travaux publiques, financée par des investissements extérieurs et intérieurs orientée vers la construction d’ infrastructures de base (routes, ponts, aéroports, chemin de fer)

2. Une manoeuvre de dépenses publiques qui maiîtrise la «QUALITE» (QUOMODO) la «QUANTITE» (QUANTUM) des dépenses

3. Une fiscalité de développement rationalisée  et incitative pour les  investissements et  la production

4. L’objectif programmatique de l’ équilibre général budgétaire
(DEFICIT, ou IMPASSE =0)

5. L’ objectif programmatique de l’ équilibre dans la BALANCE des paiements.
(Equilibre dans la balance commerciale entre les exportations et les importations)

6. Promotion de l’ emploi, favorisé directement par le lancement d’ une campagne de travaux publics, et indirectement, par la création d’ un BUREAU N ATIONAL DU TRAVAIL qui statistiquement mesure le chômage et doit promouvoir la rencontre entre la demande et de l’ offre du travail.

7. Restructuration de la FONCTION PUBLIQUE (dissolution du Ministre de la Fonction Publique dans sa structure actuelle et distribution de la charge de l’ organisation à chaque Ministère – un avantage d’ efficacité de contrôles des effectifs, de responsabilité des chefs des Départements vis-à-vis des fonctionnaires et vice-versa)

8. Lancement d’ une politique d’incitation à la production intérieure (croissance en terme de P.I.B.)

9. Privatisation des entreprises publiques non stratégiques dans un cadre juridique bien déterminé (Loi-cadre sur la privatisation) et avec la prévision des GARDE-FOUS légaux qui excluent les bradages des soldes actifs des entreprises privatisées, par exemple)

10. Restructuration du système fiscal (réduction du nombre des impôts; reconduction en douceur des opérateurs du secteur informel au système formel, sans pénaliser, ainsi faisant, les petites et moyennes entreprises, qu’ il faut, au contraire, promouvoir)

11. Interdiction de toute gestion HORS-BUDGET des finances publiques (Arrêt définitif de la politique des «DONS», de l’ autorisation verbale à la sortie de fonds pour les paiements non prévus par le budget, etc.)

12. Réaffirmation de l’ indépendance de la Banque Centrale

13. Remise en fonction du système bancaire par des incitations de préférence des paiements par chèque des impôts et dettes envers l’ Etat

14. Adoption d’ une politique monétaire de contrôle de l’ inflation (DEFLACTIVE) par une Formalisation et Centralisation progressive du système d’ échange de devises.
Le contrôle de la masse monétaire en circulation comportera l’ intervention ponctuelle la Banque Centrale sur le marché d’ échange par les manœuvres classiques de «OPEN MARKET POLICY».

LES LIGNES PROGRAMMATIQUES SECTORIELLES:

*LES INFRASTRUCTURES DE BASE SONT LE COEUR DU DEVELOPPEMENT
* UNE AGRICULTURE D’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE
* UNE ENERGIE SOCIALE
* LES MINES, BASE DE l’INDUSTRIALISATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

§III. LE PROGRAMME SOCIAL LA D.C.

« LE SOCIAL ET LA FAMILLE, POUR UNE SOCIETE HARMONIEUSE ET SOLIDAIRE »

3.1.LE SOCIAL ET LA FAMILLE, POUR UNE SOCIETE HARMONIEUSE ET SOLIDAIRE

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  La désintégration sociale due aux nombreux dysfonctionnements du système social ( conflits sociaux, dégradation des us et coutumes…) aux déficiences de certaines politiques socio-économiques et la guerre, entrave gravement le développement harmonieux de la RDC.

Aussi, l’insécurité des conditions d’existence des congolais a entraîné le phénomène de la dépendance.

C’est pourquoi, la D.C. va lutter contre la pauvreté, le délaissement, l’exclusion afin de garantir une vie digne à chaque congolais.

En particulier, la DEMOCRATIE CHRETIENNE  entend concrétiser le droit à la vie conforme à la dignité humaine, à travers la promotion des droits sociaux:

  • le droit au travail

 

  • le droit à un logement décent

 

  • le droit à une rémunération équitable

 

  • le droit à la sécurité sociale

 

  • droit à l’éducation primaire

Tenant compte du rôle irremplaçable de la famille dans la société, la D.C.  veillera à ce cette dernière puisse réelement jouer son rôle moteur dans l’invitation à la responsabilité et à la citoyenneté, pour lutter contre la dépravation des moeurs et contre les phénomènes de  désintégration de la famille – comme celui  des enfants de la rue – le manque de prise en charge des enfants de la part des parents, l’abandon des personnes de la toisième âge.

L’amélioration de la situation de la femme, notamment par la promotion de l’égalité des sexes et de l’égalité des chances à tous les niveaux de la vie nationale, sera un pilier important   de la politique que la DEMOCRATIE CHRETIENNE entend prôner dans le secteur social et  de la famille.

 

3.2.OBJECTIF A POURSUIVRE : LA SANTE  POUR TOUS 

La bonne santé, entendue comme un bien-être physique, mental et social, est un objectif important pour la DC.

L’organisation sanitaire en République Démocratique du Congo est dans un état de déliquescence et cela entraîne des conséquences néfastes sur la santé des populations, particulièrement  par la recrudescence des maladies endémiques autrefois éradiquées, comme la maladie du sommeil, la tuberculose, la fièvre typhoîde, la fievre jaune, etc.

Aussi le paludisme, le VIH sida et autres maladies sexuellement transmissible déciment les populations de la République Démocratique du Congo.

L’organisation des soins de santé primaires,  qui sont considérés comme un système de santé  approprié pour les zones rurales et uraines déshèrithées, ne fonctionne plus.

Voilà pourquoi, nous prônons le développement de la formation d’agents de santé primaires, du personnel infirmier et de sages-femmes.

La santé étant  un droit de l’homme, la DEMOCRATIE CHRETIENNE va s’investir afin que l’Etat alloue un budget conséquent pour la réhabilitation des infrastructures sanitaires, des centres de santé sur toute l’étendue du territoire national.

 

LES ACTIONS FONDAMENTALES A PROMOUVOIR DANS LE DOMAINE SOCIAL:

 


Les lignes fondamentales du Programme économique de la D.C. sont secondées par un programme de promotion sociale qui vise à garantir un MINIMUM de services sociaux publiques pour les Citoyens, comme
l’ instruction de base publique et gratuite, la santé publique, en garantissant un «Programme de la santé publique» qui se concentrera sur la gratuité des soins d’ urgence et la protection de l’ enfance et de la maternité.

Nous proposons, aussi, la création d’ un FONDS D’ URGENCE pour faire face aux calamités naturelles et diverses. 

Notre objectif principal à bref terme, est celui de la gratuité de l’ instruction publique primaire, pour envisager, dans le moyen terme, la gratuité de l’ instruction secondaire publique et la mise en marche d’ un système octroi de bourses pour les étudiants universitaires méritants et défavorisés.

La santé publique n’existant pratiquement plus, nous nous posons l’ objectif programmatique de remettre en fonction un système de gratuité des soins d’ urgence (au moins) pour que, au nom du respect du droit à la vie, toute personne puisse, en cas d’ urgence, être soignée aux frais de l’ Etat.

A côté de l’ assurance des soins urgents, nous envisageons, dans le PROGRAMME MINIMAL DE SANTÉ PUBLIQUE, la protection de la maternité et de l’ enfance (création d’ un service national de vaccination et suivie pré et post-natale répandu sur tout le territoire national et gratuit).

 

Avec la réalisation d’ un programme de politique économique et sociale ainsi structuré, nous sommes certains de parvenir à lancer un véritable «New Deal» pour le Congo, qui signifie, aussi, un présent et avenir meilleur et prospère pour tous les Congolais.

D.C.

 

 

PROGRAMME POLITIQUE DE LA D.C.

 


 

 

I.  UNE REPONSE CONSTRUCTIVE AUX DEFIS DE LA REALITE CONGOLAISE

 



II. LA DEMOCRATIE POLITIQUE ET SOCIALE

 



I.
UNE REPONSE CONSTRUCTIVE AUX DEFIS DE LA REALITE CONGOLAISE

 

 

  • La Démocratie et la suprématie de la loi:

         le cadre nécessaire pour la sécurité intérieure

 

  • La Démocratie locale:

      facteur stimulant du développement

 

  • La Démocratie sociale:

      une chance pour les libertés civiques

 

  • UNE POLITIQUE EXTERIEURE DE DEVELOPPEMENT
  • UNE ARMEE NATIONALE ET REPUBLICAINE
  • UNE JUSTICE INDEPENDANTE, ACCESSIBLE ET EFFICACE

 

 



I. UNE REPONSE CONSTRUCTIVE AUX REALITES DU CONGO

 

 

Les démocrates congolais, hommes et femmes unis dans le cadre de notre formation politique, la DEMOCRATIE CHRETIENNE, D.C. en sigle, sont conscients qu’une nouvelle modalité de faire la politique s’impose au Congo.

Une politique intelligente, crédible et courageuse qui tient en permanence compte des changements qui se produisent dans le monde d’aujourd’hui.

Nous avons besoin d’une nouvelle approche du pouvoir, vu comme une source de responsabilité, librement assumée pour mettre en œuvre les idées, les valeurs et les principes qui nous unissent.

Le débat, le dialogue et la compétition entre idées et courants d’opinion, l’analyse et la correction des erreurs, la recherche permanente de la  connaissance plus profonde de la réalité, constituent des sources de pouvoir , consolidant l’entente et la paix à l’intérieur de nos frontières.


Le programme politique de la D.C. est axé sur les valeurs fondamentales de la social-démocratie :

  •  la liberté,
  •  l’équité et la justice sociale,
  •  la solidarité, 
  •  la responsabilité, 
  •  l’esprit d’entreprise.


La civilisation humaine se trouve à présent à un moment crucial.

 

Un nouveau type d’économie et de société se dessine, dans laquelle les facteurs du développement sont la connaissance, l’information, les technologies de pointe, le potentiel humain et culturel.
A cause des crises politico-militaires qui s’enchaînement au Congo, nous sommes restés trop éloignés de toutes ces réalités, alors que les changements structurels en cours, dans une perspective de longue durée, peuvent représenter l’occasion concrète pour notre développement, que nous ne devons pas rater.

En effet, si les nouvelles tendances de la mondialisation impliquent le risque d’approfondir le décalage entre les pays riches et les pays pauvres, néanmoins  elles peuvent représenter une chance pour les pays pauvres de récupérer plus rapidement ce décalage par des investissements dans les activités qui seront prédominantes dans le monde de demain.

La modernisation de la société congolaise  représente l’essence de notre programme politique.

Les principes et les objectifs de politique économique, sociale et internationale que nous proposons y sont subordonnés.

 



II. LA DEMOCRATIE POLITIQUE ET SOCIALE :

LES INSTITUTIONS AU SERVICE DU CITOYEN

 

Notre action dans le domaine institutionnel vise quelques directions prioritaires :

 

  •   Consolider l’Etat de Droit, diminuer le risque de pouvoir modifier de façon arbitraire les rapports constitutionnels entre les pouvoirs, de violer les libertés syndicales , politiques et civiques.

µ

  • Réaliser une profonde réforme du service public, des autorités  administratives, pour leur conférer de l’efficacité, pour renforcer l’autorité de la loi et rendre substantielle la lutte contre la corruption
  • La DEMOCRATIE CHRETIENNE prône une modification du système institutionnel de l’Etat en conformité avec les exigences de l’évolution sociale par une amélioration de la communication entre les institutions républicaines et la population, pour inculquer déjà dans la phase de la transition, le concept de la RESPONSABILITE POLITIQUE des gouvernants par rapport aux gouvernés
  • Le lancement d’un PROCESSUS ELECTORAL capable de rendre les citoyens confiants dans la capacité réelle de représentation des institutions démocratiques qui seront mises en place.
  • La garantie du cadre constitutionnel consensuel requis par le fonctionnement des rapports entre le Parlement et le pouvoir exécutif.
LA DEMOCRATIE CHRETIENNE se prononce pour un partenariat de toutes les institutions de l’Etat:
  • structures locales et services décentralisés du gouvernement au niveau des localités, pour le bien général, afin de trouver les meilleures solutions aux problèmes des citoyens, pour stimuler le développement des communautés locales.
La DEMOCRATIE CHRETIENNE encourage la participation directe des citoyens à la vie publique locale, l’institutionnalisation de formes de dialogue entre les administrations locales et les citoyens.
  •  La redécouverte et le réveil du sentiment de l’identité communautaire supprimeront l’état de passivité à l’égard  de ce qui se passe autours de nous,  envers la dégradation des infrastructures, de l’environnement, des villes etc.

La rue, la localité doivent représenter des préoccupations générales.

La Démocratie et la suprématie de la loi:
le cadre pour une vie en sécurité
La Démocratie ne peut être durable que si les gens font confiance aux institutions de l’Etat, si celles-ci se trouvent au service du citoyen et le protègent contre les actes contraires à la loi.

Le climat sociale et le prestige des institutions  démocratiques sont essentiellement influencés par le mode de réalisation de la sécurité du citoyen et de l’administration de l’acte de justice, donc par la façon de rendre justice.

L’ampleur de la corruption  a aussi eu comme effet un profond état d’insécurité des citoyens.

Notre regroupement souhaite la consolidation de l’ordre de droit et le renforcement de l’autorité de l’Etat, uniques modalités d’endiguer le phénomène de la délinquance  et de garantir une vie en sécurité pour les citoyens.

Le système démocratique que nous envisageons pour le Congo devra disposer d’institutions spécialisées destinées à assurer son existence, y compris en cas de tentative, internes ou externes, dirigées contre sa stabilité.

Nous soutenons la nécessité de mettre à jour la stratégie de sécurité nationale, l’identification des risques réels, internes et externes, des moyens susceptibles de les contrecarrer ainsi que des voies servant à défendre les intérêts nationaux.

La poursuite de la réforme dans le domaine militaire, même après le Dialogue Inter Congolais, sur la base d’une conception qui harmonise les exigences d’une armée moderne, professionnelle et les traditions de défense du peuple congolais, représentera pour notre regroupement une priorité.

Les structures de défense et de l’ordre public et les services de renseignement doivent être organisés suivant une nouvelle architecture en structure diversifiée; elles doivent renouveler le personnel et faire des pas importants dans le processus de  professionnalisation.

  • UNE POLITIQUE EXTERIEURE DE DEVELOPPEMENT

Il est important, pour la DC, que la République Démocratique du Congo s’investisse pour revitaliser la coopération et le partenariat  avec ses principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux.

La République Démocratique du Congo et les pays amis doivent devenir de véritables partenaires politiques et leur coopération doit avoir comme socle fondamental:

  • le respect des droits de l’homme
  • les principes démocratiques de l’Etat de Droit
  • la bonne gouvernance  pour une véritable lutte contre la pauvreté

La politique de bon voisinage, la prévention des conflits et la recherche de la stabilité politique en Afrique et dans le monde, doivent constituter les axes prioritaires des relations de la RDC avec ses partenaires extérieurs.

En ce qui concerne l’Union Africaine (UA) et le Nouveau Partenariat Africain pour le Développement Economique (Nepad), la DC  estime qu’il faudra  mettre en place  des structures institutionnelles et supranationales garantissant administrativement  et juridiquement la libre circulation des biens et des personnes, afin de rendre effectivement plus compétitifs nos ensemble régionaux et sous régionaux.


  • UNE ARMEE NATIONALE ET REPUBLICAINE

La conception de la Politique de Défense de la RDC doit tenir compte des besoins du pays, de ses potentialités et de sa position géostratégique en Afrique.

L’Armée nationale Congolaise doit être une véritable  force de dissuasion.

Elle doit être bien équipée et bien entraînée en vue  de bien accomplir ses missions classiques qui sont:

  • défendre l’intégrité du territoire national
  • protéger les personnes et leur biens
  • sauvegarder l’indépendance et la souveraineté de l’Etat et la stabilité des institutions
  • participer aux travaux de développement et de reconstruction, en temps de paix.

La formation de la nouvelle armée doit se baser sur la sauvegarde de son caractère national et apolitique, conformément au contexte démocratique et pluraliste.

Le recrutement au sein de l’armée étant volontaire, il faudra cohérentement  instaurer une véritable armée de profession, où les conditions sociales du militaire devront être prises en compte.

  •  UNE JUSTICE INDEPENDANTE, ACCESSIBLE ET EFFICACE

Dans un régime républicain effectif, l’amélioration du fonctionnement de la justice est un objectif prioritaire.

Le manque d’Indépendance de la Justice est à la base de son dysfonctionnement.

Les Congolais doutent de leur justice et la justice elle-même doute de l’Etat:

incertaine de sa mission, elle demeure soucieuse de voir son statut matériel et moral remis en cause.

Pour assure l’indépendance de la justice, il s’impose une réforme du statut des magistrats afin de mettre la carrière de ces derniers à l’abri des pressions extérieures.

Pour une meilleure gestion de l magistrature, le Conseil Supérieur de la magistrature doit être suffisamment autonome et indépendant et à cet effet, il serait souahitable que ses membres soient élus en leur sein.

La DC tient à souligner que la Sécurité juridique et judiciaire est une base essentielle pour tout Etat de droit ainsi qu’ une garantie fondamentale pour le développement du pays.

DEMOCRATIE CHRETIENNE, D.C.


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