Déclaration locale de l’Union européenne suite à l’interdiction de la marche pacifique du 16 février 2012
Déclaration locale de l’Union européenne suite à l’interdiction de la marche pacifique du 16 février 2012
La Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo, en accord avec les chefs de Missions des Etats membres de l’Union européenne accrédités en RD Congo, a fait ce jour la déclaration suivante:
L’Union européenne réaffirme l’importance qu’elle attache au respect des libertés publiques, y compris le droit de manifestation et d’expression exercé d’une manière responsable.
L’Union européenne regrette l’interdiction de la marche pacifique qui devait se dérouler le 16 février, et la décision du ministre de la Communication et Médias de couper les signaux de cinq chaînes de télévision et de radio.
L’Union européenne déplore les incidents survenus lors de l’intervention des forces de l’ordre, notamment aux alentours des lieux de culte de Kinshasa.
L’Union européenne appelle les autorités de la RD Congo à prendre les dispositions nécessaires afin de garantir les droits et libertés d’expression de tous les citoyens dans cette période cruciale pour l’évolution démocratique du pays et de créer les conditions nécessaires à l’instauration d’un débat politique ouvert.
————————————————–La RDC accuse l’UE d’ingérence
Joseph Kabila, président de la RDC — © DR.
(AfriSCOOP) — Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accusé vendredi l’Union européenne (UE) de s’ingérer dans les affaires intérieures de la RDC après que la délégation de l’UE en RDC eut fait une déclaration sur la marche des chrétiens de jeudi dernier.
« Nous sommes un Etat de même impérium que leurs Etats. Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n’avons pas de leçons à recevoir d’eux », a déclaré le ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cité par l’agence Xinhua.
Dans une déclaration publiée vendredi à Kinshasa, la délégation de l’UE a affirmé regretter l’interdiction de la marche qui devait se dérouler le 16 février, et la décision des autorités de couper les signaux de cinq chaînes de télévision et de radio.
Jeudi dernier, la police congolaise a empêché une marche des chrétiens catholiques à Kinshasa manifestation visait à exprimer le rejet des résultats des élections du 28 novembre 2011 et à exiger la démission du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Les manifestants, réunis à la paroisse Saint Joseph de Kalamu, au centre de la ville, où devait partir la marche, ont été bloqués à l’intérieur de l’église par les forces de l’ordre, avant dêtre libérés grâce à lintervention de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Trois prêtres et deux religieuses ont été arrêtés.




