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Les experts électoraux internationaux sollicitent un recomptage “général “des voix pour les législatives ainsi que la présidentielle du 28 novembre 2011

Le processus électoral en cours prend une autre tournure  Les experts internationaux pour un recomptage général des voix

Jeudi, 02 Février 2012
TEMPETE DES TROPIQUES

Une «évaluation complète du processus » est envisagée par cette équipe qui continue à confirmer sa disponibilité à appuyer une telle opération au cas où son assistance serait sollicitée.
Dans un rapport rendu public le 25 janvier 2012, les experts électoraux de NDI et de l’IFES, invités par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en République démocratique du Congo, au début de cette année, pour apporter leur expertise au processus électoral en cours, ont recommandé une “évaluation générale du processus électoral en République démocratique du Congo “.
Pour y parvenir, conclut la mission conjointe, une participation significative de tous les acteurs concernés et l’accès à tous les matériels électoraux pertinents sont nécessaires pour une évaluation générale.

Le rapport est donc clair. Les experts électoraux internationaux sollicitent un recomptage “général “des voix pour les législatives ainsi que la présidentielle du 28 novembre 2011. Une conclusion logique aussi longtemps que les deux scrutins étaient couplés.


En effet, après avoir séjourné en RD Congo du 5 au 13 janvier dernier pour évaluer la faisabilité d’une évaluation des résultats des élections législatives du 28 novembre, ces techniciens étaient précipitamment rentrés à Washington sans voir totalement accompli leur mission.
Selon des sources, le manque de collaboration de la part de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) serait la principale raison. Les données électorales à remettre aux experts étaient indisponibles.


Les experts avaient donc deux choix accepter aveuglement les données de la CENI sans possibilité de vérification, et conserver leur intégrité morale en pliant bagages. Finalement, ils avaient opté pour la dernière solution.
Selon William Sweeney, président de l’IFES, “l’équipe déterminera la disponibilité des données essentielles et des individus nécessaires pour une évaluation élargie du processus de compilation des résultats pour les élections du 28 novembre. L’équipe considérera également l’environnement politique dans lequel une telle évaluation pourrait être effectuée ”.
Quant au président de NDI, Kenneth Wollack, “le but de cette mission est de déterminer s’il est possible de vérifier les résultats des élections à travers une évaluation amplifiée des processus, et d’offrir des conseils sur la forme que cette évaluation pourrait prendre. Cette mission n’a pas pour but d’assister les autorités locales dans la compilation en cours des résultats des élections législatives ».
Par ailleurs, l’IFES et le NDI restent engagés à appuyer les efforts visant à assurer des élections crédibles et démocratiques en République démocratique du Congo. Ces organisations tiennent à remercier tous les acteurs consultés au cours de la mission pour leur disponibilité.
Dans le souci de crédibiliser ce processus électoral, les dirigeants congolais concernés doivent s’impliquer de manière à rendre possible la prochaine mission des experts internationaux, consistant à l’« évaluation générale du processus électoral en République démocratique du Congo ».
Au cas où ils constituaient un obstacle à cette opération a crise de légitimité qui s’est installée au pays, risquerait de prendre une autre ampleur, au point de plonger la RD Congo dans le chaos.
Mais déjà, à voir l’attitude, affichée par le président du bureau de la CENI face aux mêmes observateurs lors de leur récente mission au Congo démocratique, l’évaluation générale de tout le processus ne sera jamais admise.
Car, elle pourra mettre à nu tous’ les cas de fraudes, tricheries, irrégularités et autres griefs commis lors du vote et pendant les opérations de compilation.
Toutefois, si la CENI est véritablement une structure neutre, composée des hommes et des femmes intègres, et si elle a organisé ces élections en toute indépendance, elle ne peut pas refuser une opération de recomptage des voix qui, d’ailleurs, ne sera pas financée par la RDC, mais par les Américains via l’USAID.
LEFILS MATADY