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Affaire Diomi Ndongala : une réplique de la Démocratie chrétienne au procureur général de la République

06 juillet 2012

 

Affaire Diomi Ndongala : une réplique de la Démocratie chrétienne au procureur général de la République


L’avocat-conseil de ce parti politique a dénoncé une cabale politique contre ce politicien membre de l’opposition.

L’avocat-conseil de la Démocratie chrétienne (DC), Mè Richard Bondo, a estimé, dans une conférence de presse tenue le 4 juillet en son cabinet, à Gombe, que le président de ce parti politique, Eugène Diomi Ndongala est victime d’une imputation dommageable par le pouvoir en place. À en croire le juriste, l’objectif serait d’éliminer politiquement un adversaire coriace, dynamique et actif qui, par ses activités politiques, a le potentiel de mettre à genou ce pouvoir et ses alliés.


Pour Me Bondo, le président de la DC n’a pas commis les faits mis à charge par le procureur général de la République (PGR) et annoncés au cours de la conférence de presse tenue « au lendemain de l’enlèvement et la disparition de Diomi ».

« Rien de tel n’a été commis ni de près ni de loin par Eugène Diomi », a insisté l’avocat qui a souligné qu’en matière de viol, l’expertise médicale constitue un préalable. Il est singulier, a-t-il poursuivi de constater que ses détracteurs, sans qu’ils n’aient procédé à l’examen médical de toutes les victimes en ce compris l’ADN de leur présumé père qui, curieusement s’abstient de présenter au public la mère des enfants, ont conclu facilement au viol.
De l’avis de Me Richard Bondo, le procédé utilisé est de nature à influencer la justice par l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire, qui se met au service d’une famille politique de manière a broyer leurs adversaires politiques.

À l’en croire, le péché qu’aurait commis Diomi serait son activisme politique et sa détermination à instituer une plate-forme d’une nouvelle majorité politique.
Le juriste s’est, par ailleurs, étonné  de la publicité faite autour de cette affaire alors que, selon lui, la loi recommande que pour une telle infraction, l’instruction judiciaire soit entourée de discrétion. Me Bondo s’est également insurgé contre l’arrestation des innocents dont le garde du corps et le chef de chantier de Diomi Ndongala, sans se soucier du respect des prescrits de la loi sur le caractère individuel de l’infraction éventuelle.

« On emporte les ordinateurs et autres outils de travail de son parti, comme si le viol supposé s’est perpétré par ces instruments », a-t-il relevé.
Dans la conclusion de son adresse, l’avocat-conseil de la DC a jugé illégale, arbitraire et liberticide, la détention à l’ex-prison de Makala de deux collaborateurs d’Eugène Diomi pour complicité. Il a, en outre, exigé une approche impartiale dans le traitement de ce dossier en vue d’instruire à décharge. En revanche, a-t-il prôné, les poursuites dirigées contre l’honorable Diomi Ndongala pour infraction supposée de viol, non documentées et sans preuve, soient purement et simplement stoppées et classées.
Lucien Dianzenza