BENI: REPRESSION VIOLENTE D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE – UN MORT ET PLUSIEURS BLESSES – PLUSIEURS ARRESTATIONS – MISES A JOUR
13h38 – 17/08/16 Beni
13H30 – 17/08/16
Marche de 54 Km : Des jeunes de Butembo se dirigent à pied vers Beni- Témoignage du député Bindule

13H00 – 17/08/16 #RDC #Beni : un mort par balles (tir dans le dos) et cinq blessés dont 3 par balles à hôpital général – source médicale
Gaz lacrymogènes et tirs de sommation contre une manifestation à Beni en RDC

Les manifestants s’assoient à même le sol en signe de deuil des victimes du massacre de Béni, à Bukavu, 26 mai 2016. VOA/ Ernest Muhero
Des policiers et des militaires congolais ont réprimé mercredi à coups de gaz lacrymogènes et des tirs de sommation une manifestation à Beni, au dernier jour du deuil national en mémoire de plusieurs dizaines de civils tués par des rebelles ougandais dans cette ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Les forces de l’ordre ont chargé à 10H30 (08H30 GMT) des centaines de manifestants protestant sur la principale artère qui mène à la mairie de Beni contre l’inaction des autorités contre les violences touchant la région.
Au moins six manifestants ont été violemment interpelés, jetés sans ménagement dans une jeep militaire pour être conduits vers une destination inconnue, selon le correspondant de l’AFP.
Un mort déjà en ville de Beni. Mais les manifestants sont tjr sur le boulevard… pic.twitter.com/CL9y5chzFs
— musondolya kasereka (@musondolya) 17 août 2016
Des drapeaux du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ont été brûlés, tout comme, au grand marché de Beni, une effigie du président congolais Joseph Kabila.
Le territoire de Beni et ses environs sont en proie à une série de massacres principalement à l’arme blanche, ayant causé la mort de plus de 650 personnes depuis octobre 2014.
La dernière tuerie d’envergure a vu 51 civils tués dans la nuit de samedi à dimanche dans des quartiers nord de Beni, à la lisière du parc de Virunga, repaire des rebelles ougandais de Forces démocratiques alliées (ADF), selon un bilan de la société civile de Beni. Le gouvernement évalue de son côté le total des morts à 42.
La société civile de Beni avait décrété trois journées « ville morte » à partir de lundi. Les manifestants avaient noué autour de leurs têtes des étoffes tatouées « Amani » (paix, en swahili), pour clôturer le deuil.
En visite-éclair à Beni mardi, le Premier ministre congolais Augustin Matata a été hué par la foule qui l’a appelé à la démission, en accusant les autorités de n’avoir pas protégé la population contre ce danger « bien identifié ».
#RDC: à #Beni «des centaines de civils ont été tués par des membres présumés des ADF»+info https://t.co/9E1qS3IsZ7 pic.twitter.com/ukfQcMNjgA
— Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) 17 août 2016
Le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) attribuent ces tueries aux rebelles des ADF. Une version partiellement remise en cause par des experts qui imputent également une part de responsabilité à des soldats de l’armée régulière.
Avec AFP









