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Kagame relance le fantasme des frontières coloniales: Une provocation impérialiste contre la RDCONGO

En trois phrases, Kagame voudrait ouvrir une brèche : si ces lignes tracées par les colons sont « injustes », alors pourquoi ne pas les redessiner ?

Pourquoi pas revendiquer, justifier, envahir sous un prétexte historique ?

À Kinshasa, la réponse fuse : provocation inacceptable, agression larvée.

En 2023 – date de l’interview polémique au Benin – le porte parole du gouvernement de la RDC avait parlé de « perte de la boussole ».

Trois ans plus tard, en 2026, ces mots continuent de résonner comme un avertissement : le Rwanda ne reconnaît pas pleinement les frontières actuelles.

Kagame ne corrige pas l’histoire. Il la brandit comme une arme. Et en brandissant cette arme, il met le feu aux principes qui maintiennent l’Afrique debout depuis l’indépendance.

La question n’est plus « qui soutient le M23 ? » et , selon le dernier rapport des experts de l’Onu publié en janvier 2026, on ne parle même plus de « soutien » mais de co-bélligérance… La vraie question est, selon lui : jusqu’où ira-t-on si les frontières coloniales deviennent négociables par la force ?

La RDC reste indivisible. Et l’Afrique ne peut se permettre un Berlin II.

Avril 2023. Cotonou, Bénin. Paul Kagame, face aux micros, lâche la phrase qui fait révolter Kinshasa : « Une partie du Rwanda a été donnée au Congo et à l’Ouganda. Les frontières coloniales ont divisé nos peuples. Le M23 ? Juste une conséquence ».

Pas une confidence en off micros mais une déclaration publique, assumée, qui remet en cause l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

C’est une attaque directe contre deux piliers sacrés :

  • La Charte de l’Union Africaine (UA), qui depuis 1963 interdit toute révision des frontières pour éviter le chaos continental.
  • La Charte des Nations Unies (article 2), qui protège l’intégrité territoriale des États contre toute menace ou usage de la force.

A la recherche d ‘éternels prétextes pour « justifier » ses visées hégémoniques et sa prédation, le dictateur de Kigali affabule: frontières coloniales, FDLR, mesures défensives et j’en passe, alors que la vérité est sa géocriminalité agressive envers la RDCongo.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne.