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« BOARD OF PEACE » DE TRUMP : OPPORTUNITÉ STRATÉGIQUE POUR LA RDC OU PIÈGE NÉOCOLONIAL ?

Trump lance son « Conseil pour la Paix » à Davos : la RDC doit-elle y adhérer, si invitée?

Les pro et le contre, à l’attention des congolais.

Le 22 janvier 2026, à Davos, Donald Trump a officiellement lancé son « Board of Peace » : une structure qu’il préside, initialement conçue pour reconstruire Gaza, mais désormais élargie à la résolution des conflits mondiaux. Vingt pays ont déjà signé la charte fondatrice, dont deux nations africaines respectées : l’Égypte et le Maroc.

Une précision cruciale mérite d’être soulignée d’emblée : le milliard de dollars- dont parlent les médias – n’est exigé que comme cotisation pour un siège permanent. L’adhésion simple – un mandat de trois ans, renouvelable – est gratuite.

La RDC pourrait donc rejoindre cette table prestigieuse sans débourser le moindre centime de nos maigres ressources, si une invitation dans ce sens lui serait envoyée et vu l ‘implication de Trump dans le rétablissement de paix en RDC, cela pourrait bien arriver, si l’invitation n’est pas déjà arrivée: cela est confidentiel…

Cette porte d’entrée change-t-elle la donne ? Faut-il y voir une opportunité historique ou un piège subtilement tendu ?

J’appelle solennellement à un grand débat national pour trancher cette question vitale.

Voici les arguments que j’ai analysé en faveur d’une adhésion simple :

· Une voix congolaise immédiate sur une plateforme influente, où Trump promet d’aborder les conflits globaux – une chance unique de placer l’agression rwandaise via le M23/AFC et le pillage de nos minerais au centre des débats.

· Un alignement avec l’Égypte et le Maroc, renforçant notre légitimité africaine sans isolement continental immédiat.

· Un accès potentiel à des investissements américains, à une médiation musclée et à une pression renforcée sur Kigali, en complément des mécanismes onusiens souvent trop lents.

  • Aucune charge financière initiale : une opportunité tactique à coût zéro pour tester l’efficacité de cette nouvelle structure.

Voici les arguments contre une adhésion, même gratuite, sous invitation :

· Un mandat temporaire nous place en position de faiblesse : renouvelable au gré du président Trump, qui concentre un pouvoir quasi absolu sur l’agenda et les décisions.

· Conseil pour la paix reste focalisé sur le Moyen-Orient ; notre drame risque d’être marginalisé, servant seulement d’alibi à une légitimité globale.

· Même sans paiement de cotisation, des concessions implicites pourraient être exigées : alignement diplomatique forcé, ou « contributions volontaires » pour conserver notre influence.

· Un risque d’éloignement des instances africaines légitimes – Union Africaine, SADC, Communauté d’Afrique de l’Est – au moment où nous avons besoin d’une solidarité continentale totale pour défendre notre souveraineté.

Conclusion

Congolaises, Congolais,

Ce n’est pas une simple question technique : c’est un thème stratégique majeur qui touche au cœur de notre souveraineté, de notre sécurité et de l’avenir de notre nation agressée.

C’est pourquoi, en tant que patriote et responsable politique, je lance officiellement ce débat à l’intention de l’opinion publique nationale toute entière.

Ce sujet mérite d’être discuté ouvertement, profondément, par tous : gouvernement, opposition, société civile, intellectuels, jeunesse, médias, diaspora, églises, chefs coutumiers. Que chaque voix s’élève !

Certes, une paix durable ne s’achète pas au prix de notre indépendance. Une opportunité ne doit pas devenir une nouvelle chaîne.

Mais l’opportunité de mettre au centre de l’attention internationale la « question congolaise » pourrait en valoir la peine, quand l’on sait que l’Onu n’arrive même pas à désigner le nouveau chef de la Monusco, à cause de conflits géostratégiques entre les Usa (qui veulent désigner un américain à cette place) et la Chine qui s’y oppose violemment avec son véto.

Plus d’une vingtaine de pays – Égypte, Maroc (les deux seuls africains à ce stade), Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Bahreïn, Jordanie, Qatar, Turquie, Hongrie, Pakistan, Indonésie, Kosovo, Ouzbékistan, Kazakhstan, Paraguay, Vietnam, Israël…- ont déjà accepté de participer au « Board of Peace ».

Je lance ce débat, pour que les citoyens et les intellectuels congolais prennent patriotiquement position sur cette opportunité cruciale en ce moment si délicat pour notre pays.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne