KINSHASA EN GREVE DES TRANSPORTS : LE CHAOS FISCAL QUI PARALYSE UNE MEGAPOLE
Hyper-Taxation des Transports, Embouteillages Infernaux et Inaction Provinciale – Bumba Taxe à Outrance Sans Soulager le Calvaire Quotidien des Kinois ni Investir dans des Infrastructures Publiques
À Kinshasa, asphyxiée par une grève des transports depuis le 26 janvier 2026, les impacts économiques frappent comme un marteau : paralysie totale, kinois obligés à faire la marche à pied, pertes massives et un cercle vicieux d’inefficacité. La ville, privée de 95-97 % de ses bus et taxis, voit ses artères vitales désertées, forçant des millions de travailleurs à marcher des kilomètres.
Résultat ? Activités économiques au ralenti : commerces ouvrent tard, absentéisme du personnel ; marchés stagnent ; usines et bureaux tournent à vide. Des hausses de tarifs explosives – comme sur la ligne UPN-Magasin, en moto, de 4000 à 5000 FC – renchérissent le coût de la vie. Les enfants ne vont pas à l’école, alors qu’il y a des examens de la période à tenir….
Pire, cette crise amplifie le fléau chronique des embouteillages monstres « nocturnes » pour éviter les tracasseries fiscales : une perte estimée à 3,5 millions USD par heure rien qu’à Kinshasa, soit des milliards annuels en temps perdu, carburant gaspillé et productivité évaporée.
Ajoutez l’insalubrité galopante – 9000 tonnes de déchets par jour, pour un ramassage minimal (moins du 20%) – et le tableau est noir : l’insalubrité ambiante cause des épidémies comme le choléra sapent la santé publique, générant des pertes économiques colossales.
Cette hypertaxation (plus de 700 USD par véhicule) sans transport public viable – les bus publiques Transco sont anecdotiques – illustre une gouvernance myope : pressurer les privés sans investir contre le chaos urbain.
Familles épuisées, coût de vie gonflé, image nationale ternie…
Et que dire de la passivité flagrante du gouvernement provincial sur la gestion des infrastructures, des transports publics et des embouteillages ?
Pendant que le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, déploie une brigade de 3000 agents payés pour travailler de 5h30 à minuit, selon ses propres annonces, rien n’est fait pour résoudre les problèmes des Kinois, obligés ces derniers jours à marcher à pied, privés de transport, avec un coût pour l’économie chiffrable en milliards de dollars de pertes.
Cette opacité financière s’illustre par les récents contrôles financiers imposés à l’exécutif provincial par le ministère de l’Intérieur et même la Présidence (via l’IGF), depuis 2025 où des recommandations sur la traçabilité des recettes, la modernisation des dépenses et la gestion des dettes ont été formulées, mais dont les résultats n’ont jamais été rendus publics, soulignant une gestion des finances de la ville-province particulièrement inefficace et obscure.
Sans réforme radicale, ces saignées économiques s’éterniseront, écrasant un peuple résilient mais exsangue, usé par les heures perdues dans les embouteillages monstres et les épisodes de marche à pied imposés par les grèves des transports, sans considérer une hypertaxation, chiffrées en centaines de dollars, qui dépasse largement le revenu moyen des congolais, y compris les transporteurs privés.
A la ville-province de Kinshasa, l’argent est bien disponible pour taxer et contrôler mais il n’ y a jamais rien pour les services à la population : pourquoi ?
Marc Mawete,
Démocratie Chrétienne.




