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KAGAME FAIT SEMBLANT DE PLIER POUR EVITER DES SANCTIONS MAIS LE SANG CONTINUE DE COULER EN RDCONGO

Dimanche 1er mars 2026 – Kinshasa, République Démocratique du Congo

Il y a seulement trois jours, le Wall Street Journal révélait la proposition choc de Paul Kagame aux USA: « Je démantèle le M23, je retire toutes mes troupes RDF du Congo… si vous levez les sanctions. » Une capitulation stratégique transmise via le sénateur Lindsey Graham, un geste de survie pour un régime aux abois.

Sur le papier, c’était la reddition tant attendue.

Sur le terrain, c’est la guerre qui reprend de plus belle.

Le contraste est brutal. Et il pue le cynisme.

À peine l’offre de « paix » posée sur la table de Washington, les FARDC signalent une reprise violente des affrontements dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Depuis vendredi soir, les obus pleuvent à nouveau sur les positions congolaises autour de Rubaya, Karuba et Mweso. Les Wazalendo et les unités d’élite des FARDC affrontent des colonnes M23/RDF renforcées, mieux armées, mieux coordonnées. Des sources militaires congolaises parlent de « vagues d’assaut coordonnées » qui ne peuvent venir que d’une logistique rwandaise encore très active.

Kagame propose de « dissoudre » le M23 ?

Le M23, lui, continue de tuer.

Uvira, la preuve macabre que le retrait n’est qu’un mot.

Pire encore : à Uvira (Sud-Kivu), là où le M23/RDF s’est « retiré » il y a quelques jours sous la pression internationale, les habitants découvrent l’horreur laissée derrière eux.

Deux fosses communes mises au jour : au moins 171 corps – hommes, femmes, enfants – enterrés à la hâte dans les quartiers de Kavimvira et Kilomoni. Corps mutilés, mains liées, certains avec des impacts de balles à bout portant. Le gouverneur Jean-Jacques Purusi l’a dit sans détour : « C’est l’œuvre de la coalition M23-rwandaise avant leur départ. ».

Des images insoutenables circulent déjà sur les réseaux. Des mères reconnaissent leurs fils. Des survivants racontent les exécutions sommaires. Des experts de l’ONU et des organisations de droits humains sont attendus sur place.

Kagame propose de « retirer toutes ses troupes » ?

Ses troupes ont laissé derrière elles des charniers.

Sous pression américaine… mais le terrain dit tout le contraire.

Washington pousse, Trump veut son « deal » historique, Lindsey Graham joue les intermédiaires. On parle de sanctions « imminentes » qui feraient plier Kigali. Pourtant, sur le sol congolais, rien n’a changé. Les mêmes uniformes, les mêmes accents kinyarwanda, les mêmes drones de reconnaissance qui survolent Masisi aujourd’hui encore.

C’est le grand paradoxe de cette « offre inattendue » : Kagame promet la paix à la Maison Blanche pendant que ses hommes continuent la guerre sur le terrain

Un double langage parfait : on dirait l « ubwenge » habituel ! Une duplicité rodée depuis 1996.

Il tend la main à Trump tout en gardant le couteau dans l’autre.

Kinshasa ne se laisse plus berner

Le président Tshisekedi et son équipe l’ont répété en privé comme en public :

« Nous ne signerons aucun papier tant que nous n’aurons pas vu, de nos propres yeux, le M23 dissous et les RDF hors de nos frontières. Pas de promesses. Des preuves. »

Les fosses d’Uvira et les combats de Masisi ne sont pas des « incidents ». Ce sont la preuve vivante que le tyran de Kigali n’a pas changé. Il gagne du temps. Il teste la détermination américaine. Il espère que Washington, pressé par son agenda interne, acceptera un retrait de façade.Mais le peuple congolais, lui, ne compte plus les promesses violées. Il compte les tombes.

Le contraste est désormais limpide :

D’un côté, une lettre diplomatique envoyée à Washington.

De l’autre, des fosses communes et des villages en feu à Masisi.

L’histoire jugera qui, entre Kagame acculé et la RDC déterminée, aura réellement imposé sa volonté.

Le dossier Kigali n’est pas en train de se clore.

La duplicité rwandaise est en train d’exploser au grand jour.

L’administration Trump acceptera-t-elle de se faire berner une deuxième fois, après le 4 décembre 2025 ?

Eugène DIOMI NDONGALA,

Démocratie Chrétienne, DC.