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11 CANDIDATS, 75 000 $ ALLOUES A LA CENI, 0 ELECTION DU GOUVERNEUR AU SANKURU: LE GRAND MENSONGE

Voici la réalité crue, sans filtre :

La CENI vient de suspendre l’élection du gouverneur du Sankuru (communiqué n°005 du 20 mars 2026) en invoquant, encore une fois, un « manque de moyens financiers ».

COMMUNIQUE OFFCIEL CENI 005/CENI/2026

Et là, le scandale saute aux yeux. Nous allons le prouver, chiffres à la main.

Pour organiser un seul scrutin indirect réunissant 25 députés provinciaux dans une seule salle à Lusambo, il faut au maximum 10.000 à 20.000 dollars. Pas un centime de plus. Voir le tableau détaillé qui suit :

C’est le prix d’un aller-retour Kinshasa-Lusambo pour une petite équipe, quelques per diem, une urne, des bulletins et trois nuits d’hôtel. Point final.

Or, dans la Loi de finances 2026, l’État a bel et bien inscrit 173 millions CDF, soit environ 75.000 dollars, rien que pour « l’organisation matérielle des scrutins électoraux et référendaires » dans tout le pays.

Et devinez quoi ?

Le Sankuru était le seul dossier ouvert en 2026. Donc ces 75.000 dollars sont intacts à 100 %. Ils dorment tranquillement dans les écritures budgétaires. Ils n’ont servi à rien, parce que le Trésor public ne les a jamais débloqués sur le compte opérationnel de la CENI. Le paradoxe est absurde, presque insultant :

On a l’argent sur le papier.

On a les candidats (11 dossiers déposés).

On a même les cautions (110.000 dollars versés directement au Trésor public par les candidats) : donc le trésor public pourrait au moins reverser à la CENI le 20% du montant reçu par les cautions des candidats, d’ailleurs déjà budgétisé en 2026…

Et pourtant… on bloque une opération qui représente moins de 0,03 % du budget alloué pour l’année à la CENI ( environ 1.3 millions $, au total).

C’est comme si l’État avait mis 75.000 dollars sur la table pour acheter une voiture, puis refusait de payer le plein d’essence pour faire 200 mètres.

Conclusion : ce n’est plus une question de moyens.

C’est une question de volonté politique et de gestion catastrophique des finances publiques et des priorités.

Pour une élection qui coûte le prix de deux billets d’avion, la CENI et le gouvernement préfèrent invoquer la « pauvreté » plutôt que d’assumer leur responsabilité, alors que les 11 candidatures déjà enregistrées ont fait gagner au trésor public 110.000$ !

Le Sankuru n’est pas victime d’un manque d’argent.

Il est victime d’un manque de courage et de sérieux, à tous les niveaux.

Et ça, aucun communiqué de presse ne pourra le masquer.

Une preuve de plus que le pays souffre d’un déficit de gouvernance et de gestion sérieuse des finances publiques.

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC