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JOSEPH KABILA : LE PREDATEUR AMNESIQUE QUI REFUSE D’ASSUMER SON PROPRE BILAN DE SANG ET DE RUINES

Après des mois de cavale en zone M23/RDF et de mutisme calculé, l’ex-président condamné à mort pour haute trahison, ressurgit à Goma, fief rebelle, pour accuser les autres de la tyrannie qu’il a lui-même érigée en 18 ans de pillage et de chaos.

Joseph Kabila ne parle pas, et quand il le fait Il ment avec une sérénité glaciale, typique du personnage.

Dans une interview donnée à Goma le 20 mars 2026, ce fantôme revenu hanter les ruines qu’il a lui-même créées, nous ressert son numéro favori :

« J’étais le sage, tout était calme sous mon règne divin, le chaos est l’œuvre exclusive de Tshisekedi ».

Un discours d’une partialité, d’une amnésie criminelle et d’un opportunisme indigne.

Cet homme n’a jamais été capable – ni surtout sincère – d’assumer une once de son bilan apocalyptique de 18 ans de règne sans partage. Jamais. Et c’est là que son personnage se révèle dans toute sa médiocrité :

un calculateur froid, qui fuit ses responsabilités comme la peste, un narcissique qui se prend pour le sauveur alors qu’il n’a été que le fossoyeur en chef de la RDCongo.

Analysons cela, point par point:

1. L’amnésie pathologique sur le M23 : « Pas mon bébé, juré ! »Il ose parler de « soudanisation » de la RDC, comme si la rébellion de proxy était une invention de 2019.

Réveillez-vous, Monsieur le « sage » ! Le M23 est né en 2012 sous VOTRE règne absolu, de la putréfaction de l’armée que vous aviez transformée en milice familiale et ethnique. Rapports ONU de l’époque : vous couvriez, vous armiez, vous laissiez pourrir.

Mais aujourd’hui, installé confortablement à Goma sous protection AFC/M23 et de l’armée rwandaise, ce lâche nous explique qu’il est là « pour la paix » et que tout est la faute de Tshisekedi.

Caractère typique de Kabila : jamais responsable, toujours victime. Un opportuniste qui instrumentalise la souffrance qu’il a semée pendant deux décennies.

2. La Constitution « sacrée » piétinée par ses propres bottes

Il jure, la main sur le cœur, qu’il n’a « nulle part » voulu la réviser et qu’il l’a toujours respectée. Mensonge éhonté, hypocrisie de niveau olympique. Le glissement de 2016-2018, en violation de la Constitution, c’était LUI : plus de deux ans ans de reports d’élections, répression sanglante (plus de 300 morts), CENI corrompue, parlement acheté pour s’accrocher au pouvoir. Il a violé l’article 220 qu’il vénère aujourd’hui comme une relique et il a bien modifié à plusieurs reprises la Constitution.

Mais en 2026, soudain, la Constitution est intouchable… sauf quand c’était lui qui la modifiait ou la violait.

Ce personnage est un caméléon moral : il change de peau selon l’environnement, comptant sur l’amnésie des congolais.

Narcissique pur : l’histoire doit se plier à son ego, pas l’inverse.

3. Le bilan économique, sécuritaire et humain qu’il n’ose JAMAIS citer – parce qu’il est monstrueux

Silence radio sur les 18 ans de pillage systématique. Silence sur la famille Kabila qui a transformé le pays en supermarché privé : mines, télécoms, forêts, tout a été saigné à blanc et privatisé.

Silence sur plus de 120 groupes armés en 2019 (déjà !), sur l’Ituri qui saignait déjà en 2017-2018 sous son FCC, sur la corruption record mondiale, sur un État réduit à une coquille vide. Il ose parler de « pays réconcilié » qu’il aurait laissé ? Réconcilié avec quoi ? Avec les milices qu’il entretenait pour diviser et régner ? Avec le Rwanda, avec lequel il a flirté pendant des années ? Avec les centaines de prisonniers politiques qu’il avait refusé de libérer? Ce bilan est une hécatombe : millions de morts, déplacés, des centaines d’otages politiques, un pays plus pauvre en 2019 qu’en 2001, malgré les milliards de minerais évaporés dans les comptes offshore.

Mais Kabila n’assume rien.

Zéro mea culpa. Zéro sincérité. Juste des leçons de morale depuis son trône de Goma, à l’ombre des kalachnikovs rwandais.

4. L’appel à la « résistance » (art. 64) : le cynisme d’un prédateur en mode come-back

Il invoque l’article 64 pour appeler à « balayer le système », lui qui a verrouillé l’État pendant 18 ans via son FCC, lui qui a refusé toute alternance réelle, lui qui a embastillé l’opposition qui demandait la transparence électorale et la vérité des urnes, lui qui a créé la machine à piller qu’il dénonce aujourd’hui.

Condamné à mort pour haute trahison et liens avec le M23/RDF, réfugié en zone rebelle, ce calculateur froid se pose en « résistant constitutionnel » victime d’un cabale, alors que ceux qui le protègent sont justement ses complices avérés.

Traduction : il instrumentalise la guerre qu’il a contribué à perpétuer pour relancer son propre come-back politique.

« Mobiliser tous les Congolais », dit-il. En réalité : envoyer les autres mourir pendant qu’il reste protégé par ceux qu’il prétend ne pas contrôler.

Opportunisme pur jus.

Personnage typique : jamais sur le front, toujours en coulisses à compter ses gains.

Verdict final : Kabila n’est pas un homme d’État.

Joseph Kabila incarne l’archétype du dirigeant congolais raté : un opportuniste sans colonne vertébrale, un narcissique amnésique qui n’a jamais assumé son bilan de ruines, de sang, de pillage et d’oppression liberticide.

18 ans de pouvoir absolu pour léguer un État en lambeaux, une élite prédatrice et un Est en feu permanent.

Aujourd’hui, il revient non pas pour sauver la RDC, mais pour profiter du chaos qu’il a semé, au nom des ses vrais parrains en difficulté à qui il doit rendre l’ascenseur pour qu’ ils puissent continuer à piller le Congo!

Son discours n’est pas une analyse : c’est une insulte vivante à la mémoire des millions de victimes de son règne.

Tant qu’il restera incapable de dire « j’ai failli, voici mes crimes et mes erreurs », Kabila ne sera qu’un revenant toxique.

Un prédateur qui n’a jamais quitté le jeu… il attendait juste que le pays coule un peu plus pour replonger dans le marécage qu’il contribue à entretenir.

Pathétique. Dangereux. Et surtout, indigne.

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC