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SANCTIONS ET UPPERCUT DIPLOMATIQUE A KIGALI: BOULOS IMPOSE LE RESPECT DE LA SOUVERAINETE CONGOLAISE

New York, 26 mars 2026.

Massad Boulos A L’Onu : Washington Tire Un Trait Sur Les Demi-Mesures diplomatiques Et Exige Le Plein Respect De La Souveraineté Congolaise.

Dans la salle du Conseil de sécurité de l’ONU, l’atmosphère est électrique. Pour la première fois depuis longtemps, un haut responsable américain ne se contente pas de platitudes diplomatiques.

Massad Boulos, conseiller principal de Donald Trump pour l’Afrique, prend la parole. Et ce qu’il dit claque comme un coup de semonce :

la RDC n’est plus un dossier parmi d’autres. C’est une priorité absolue de l’administration Trump. Et la souveraineté congolaise n’est plus négociable.

La 10126ᵉ séance du Conseil de sécurité avait pourtant commencé sur un ton classique.

Vivian van de Perre, cheffe par intérim de la MONUSCO, dresse un tableau glaçant : 6,4 millions de déplacés, 26,6 millions de personnes en insécurité alimentaire, violences sexuelles en hausse, drones qui tuent à Goma. Le cessez-le-feu est sur le papier. Le statu quo sanglant dure depuis trente ans…

C’est là que Boulos entre en scène.

Et il ne mâche pas ses mots.

« Nous sommes profondément déçus par la récente escalade du conflit par le Rwanda, qui constitue une violation directe de ses obligations au titre des Accords de Washington. »

Sanction immédiate : les États-Unis ont déjà frappé la RDF et quatre généraux rwandais. Le message est limpide : fini les guerres par procuration. Washington ne tolérera plus que Kigali finance le chaos pour piller les minerais. Mais Boulos va plus loin.

Il exige, noir sur blanc, le retrait immédiat des soldats rwandais du territoire congolais. Il martèle le « plein respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de la RDC ». Il réclame le rétablissement de la « pleine autorité de l’État » dans les Kivus.

Et il lie tout à l’économie : stop au pillage systématique des ressources naturelles qui finance les milices et enrichit les réseaux criminels.

« Ces richesses doivent profiter au peuple congolais, pas perpétuer le conflit. »

C’est du Trump pur jus : pragmatisme, deals concrets, fin des guerres interminables.

Les Accords de Washington de décembre 2025, que Boulos a lui-même pilotés, deviennent le cadre officiel. Doha, l’Union africaine, la MONUSCO ; tout doit converger vers un seul objectif :

la paix réelle, pas celle des communiqués.

La MONUSCO est soutenue, mais seulement si elle sert à vérifier le cessez-le-feu et à protéger les civils. Condition sine qua non : les parties doivent d’abord tenir leurs engagements.

Techniquement, le discours est une masterclass.

Références précises à la résolution 2773, à la lettre du secrétaire général, aux mécanismes de vérification.

Pas de bla-bla moralisateur : des verbes d’obligation, des sanctions ciblées, une conditionnalité assumée.

Diplomatiquement, Washington se pose en arbitre impitoyable : pression maximale sur Kigali, mais rappel ferme à Kinshasa de neutraliser les FDLR, au moins ceux présents dans les territoires qu’elle contrôle.

Politiquement, c’est une rupture historique.

Pour la première fois depuis des décennies, les États-Unis placent explicitement la souveraineté congolaise au centre du jeu. Trump ne veut plus d’une région des Grands Lacs transformée en champ de bataille pour minerais stratégiques.

Il veut des chaînes d’approvisionnement sécurisées et un leadership américain qui gagne la paix effective.

Le ton final est presque lyrique : Boulos salue « le dévouement personnel et le leadership du président Trump ».

Traduction : cette paix-là, c’est la marque Trump. Et Washington restera jusqu’au bout. En une heure, Boulos a changé la donne. Plus de neutralité de façade. Plus d’équilibre hypocrite. Les États-Unis ont choisi leur camp : celui de la souveraineté congolaise restaurée.

Reste à savoir si Kigali entendra le message. Car cette fois, les sanctions ne sont pas une menace lointaine. Elles sont déjà sur la table. Et le compteur tourne, à l’approche du 1er avril 2026, date de l’effectivité des sanctions adoptées contre le Rwanda.

Eugène DIOMI NDONGALA,

DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC