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Articles de la catégorie ‘DEMOCRATIE CHRETIENNE’

MARCHES FORCEES POUR SIMULER LE SOUTIEN, BALLES REELLES POUR ETOUFFER LA REVOLTE : L’HYPOCRISIE SANGLANTE DU M23/RDF A GOMA

Au cœur de l’est congolais, où l’occupation rwandaise via le M23/RDF étouffe toute voix dissidente, Goma s’est réveillée ce 2 janvier 2026 dans une atmosphère de terreur palpable. Ce qui devait être une puissante mobilisation de la « Génération Z RDC » – une marche pacifique pour dénoncer l’occupation illégale, les viols systématiques, les enlèvements d’enfants, les tortures et les massacres perpétrés par ces forces – s’est heurté à une répression brutale, révélant une fois de plus le vrai visage d’un régime imposé par la force.

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Marche du 02.01.26 POUR DENONCER L’ OCCUPATION MILITAIRE M23/RDF

Ces jeunes, inspirés par des sursauts mondiaux de contestation, avaient tout planifié : un itinéraire clair du rond-point Kihisi à Birere, via Signers et BDGL, jusqu’au quartier général de la MONUSCO, pour exiger l’application immédiate de la résolution 2773 de l’ONU et un retrait sans condition des troupes étrangères. Leur cri : justice devant la CPI pour ces crimes de guerre qui ensanglantent la région depuis des mois. « Enough is enough ! ».

Mais l’occupant a frappé d’abord. Julien Katembo, le maire imposé par le M23, a interdit la marche, menaçant de sanctions implacables. La veille et ce matin, plus de 70 jeunes – souvent des leaders de la Gen Z comme Mugisho Chimanuka Fabrice – ont été arrêtés de façon arbitraire : leur seul « crime » ? Avoir un numéro d’organisateur dans leur téléphone ou simplement rêver d’un Congo souverain.

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Répression violente et à balles réelles de la marche pacifique à Goma pour dénoncer l’occupation M23/RDF

Ces rafles, pures actes d’intimidation, transforment la liberté d’expression en délit capital et instillent une peur paralysante chez des civils déjà broyés par les exactions quotidiennes: tortures pour salaires impayés, enlèvements forcés, surveillance totale qui fait de Goma une prison à ciel ouvert.

Et voilà le contraste criant, abject : il y a à peine dix jours, le 22 décembre 2025, le même M23/RDF forçait la population à défiler en « soutien » à leur présence, paralysant la ville sous menace de fouet, de cachots souterrains ou pire. Des milliers contraints de brandir pancartes pro-occupant, sous peine de représailles violentes – des jeunes fouettés publiquement pour avoir boycotté, des habitants embarqués de force dans des camions. Une mise en scène grotesque pour essayer de légitimer l’occupation, dénoncée par Kinshasa comme une « prise d’otages collective » et par la société civile comme une manipulation éhontée.

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Manifestation pacifique pour protester contr l’occupation M23/RDF à Goma.

Aujourd’hui, quand la population ose enfin réclamer son départ, la réponse est violente : arrestations massives, tirs dispersants, violence pour museler la vérité.

Sur le terrain, la tension explose sans déboucher sur une manifestation massive : quartiers comme Katoyi et Terminus désertés comme des villes mortes, circulation anémiée, commerces fermés en protestation muette. Quelques poches de bravoure émergent – des jeunes hurlant « Nous ne voulons pas du M23/RDF, rentrez chez vous ! » – mais vite étouffées par les balles et les matraques. Des vidéos témoignent de cette résistance éphémère, mais la répression risque d’embraser tout.

Ce drame se joue dans un désert informationnel asphyxiant : médias locaux bâillonnés, propagande pro-M23 niant toute contestation et clamant un « calme » factice, pendant que les sources indépendantes luttent pour percer le voile.

Cette hypocrisie est insoutenable : forcer des marches pour simuler un soutien populaire, puis écraser celles qui exigent la liberté. La jeunesse de Goma, à l’image de Walikale et Sake, porte un espoir vital contre cette oppression. Mais sans pression internationale renforcée – sanctions réelles contre Kigali, soutien concret à la justice – cette répression noiera dans le sang toute aspiration à la libération.

Le peuple congolais ne mérite pas ce joug ; il mérite la paix, la dignité et la souveraineté.

Marc Mawete,

Démocratie Chrétienne.