L’EST DU CONGO EN FEU: LE DERNIER RAPPORT ONU ACCUSE LE RWANDA D’ETRE CO-BELLIGERANT AVEC LE M23
LE RAPPORT DE L’ONU QUI CHANGE LA DONNE ET LE CONTEXTE. Ce dernier rapport des Nations Unies change la donne. Il ne s’agit plus d’une simple rébellion locale, mais d’un conflit régional où une armée régulière étrangère opère masquée.
Un rapport explosif des experts des Nations Unies, publié le 30 décembre 2025 (S/2025/858) et transmis au Conseil de sécurité, met à nu une réalité que Kinshasa dénonce depuis des années : le Rwanda n’est plus un simple soutien logistique du M23. Il est un co-belligérant actif, combattant aux côtés des rebelles, planifiant, commandant et administrant les territoires conquis.
Derrière le jargon diplomatique, les faits sont accablants et la violence, effroyable.
L’armée rwandaise opère désormais au grand jour dans l’Est de la RDC. Ses unités, hautement équipées, mènent des opérations conjointes avec l’AFC/M23 à travers Rutshuru, Masisi, Walikale, Lubero et jusqu’au Sud-Kivu. Elles participent aux attaques contre les positions FDLR, aux offensives autour de Goma, aux percées vers Walikale et aux « nettoyages » dans les zones rurales hutues.
Des témoins directs ne laissent aucun doute. Un paysan rescapé de Nyanzalé raconte avoir vu des soldats parlant kinyarwanda diriger les opérations et donner les ordres pendant que les combattants M23 fouillaient les maisons.
Un ex-recrue du M23, ayant déserté, confie : « Ce sont les Rwandais qui nous entraînaient. Les commandants venaient de l’autre côté de la frontière. Ils décidaient de tout».
Le Rwanda déploie même des technologies sophistiquées – systèmes de brouillage, surveillance électronique, communications cryptées, neutralisation de drones – que le M23 ne pourrait jamais maîtriser seul. Ces outils servent à localiser les troupes congolaises, protéger les transmissions rebelles et coordonner les assauts.
Pour les experts ONU, c’est la preuve irréfutable d’une implication militaire directe.
Mais le plus glaçant reste le prix payé par les civils. Le tandem M23-Rwanda sème la terreur à une échelle terrifiante : plus de 300 civils massacrés en juillet dans la seule chefferie de Bwito, principalement des agriculteurs exécutés sommairement.
Plus de 300 autres tués dans la zone de Binza, souvent pour « suspicion de collaboration » avec les FDLR. Femmes et enfants abattus sans distinction.
Des villages entiers incendiés, des corps jetés dans les rivières, des ordres d’évacuation forcée pour vider les zones hutues stratégiques.
Des violences sexuelles systématiques : viols, torture et esclavage qualifiés de crimes contre l’humanité.
Des arrestations arbitraires, torture et recrutement forcé d’enfants soldats.
Une survivante de Binza témoigne : « Ils sont venus à l’aube. Ils nous ont dit de sortir ou nous serions traités comme les FDLR. Quand certains ont refusé, ils ont tiré. J’ai vu des enfants mourir devant moi ».
À Kisharo, un autre rescapé décrit la scène : « Après les tirs, la FDR et le M23 ont mis le feu aux champs et aux maisons. Ils disaient que personne ne devait revenir. »Ces actes ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une stratégie délibérée de nettoyage ethnique et territorial, provoquant des déplacements massifs – des centaines de milliers de personnes fuient, laissant derrière elles tout ce qu’elles possédaient.
Parallèlement, le M23, dirigé par Kigali, installe un proto-État illégal : police politique intégrant des agents rwandais, chefs coutumiers imposés, justice parallèle, fiscalité rebelle, contrôle des mines d’or comme Twangiza, et même délivrance de tampons de passeports. Un fonctionnaire local résume : « Ils ont remplacé l’État. On vit comme dans un pays qui n’existe pas officiellement ».
Kigali continue de nier, invoquant la menace FDLR. Mais le rapport démonte cette justification : les opérations vont bien au-delà, ciblant directement des civils et visant le contrôle territorial, les routes et les ressources minières. Le Rwanda viole même l’accord de Washington de juin 2025 exigeant son retrait total.
Ce dernier rapport change la donne. Il ne s’agit plus d’une simple rébellion locale, mais d’un conflit régional où une armée régulière étrangère opère masquée. Les populations congolaises et hutues particulièrement vivent dans la terreur permanente : rester, c’est risquer d’être accusé d’être FDLR ; fuir, c’est tout perdre.
Goma tremble, les déplacés affluent par centaines de milliers et le silence international devient assourdissant.
Le rapport ONU N° 858 arrache enfin le masque : l’Est du Congo saigne d’une agression caractérisée et le monde ne peut plus détourner le regard.




