Plaques Neuves, Poches Vides: Le Scandale de l’Hyper-Taxation Routière en Plein Chaos Congolais !
Imaginez-vous coincé dans l’enfer roulant de Kinshasa : des avenues asphyxiées par des embouteillages monstres, où des files interminables de véhicules s’étirent comme des serpents venimeux sous une pluie battante ou un soleil de plomb. En décembre 2025, à l’approche du Nouvel An, la capitale congolaise s’est transformée en un chaos absolu, avec des artères paralysées par des travaux lancés sans coordination, stationnements anarchiques, des feux tricolores sur des routes défoncées.

Des conducteurs excédés, piégés des heures durant sur le Boulevard Triomphal ou la route By-Pass, menacent même de boycotter les taxes routières, tant le calvaire semble insurmontable.
Et pendant ce temps, que fait le gouvernement ? Il annonce, avec un cynisme glaçant, un énième remplacement obligatoire des plaques d’immatriculation, comme si ajouter une couche de bureaucratie – et une nouvelle taxation – allait miraculeusement fluidifier ce pandémonium.
Ce communiqué de la Direction Générale des Impôts (DGI), daté du 2 janvier 2026 et signé par Barnabé Muakadi Muamba, n’est rien d’autre qu’un nouveau coup de poignard fiscal dans le dos des conducteurs déjà exsangues. Sous prétexte d’introduire des plaques « sécurisées » conformes aux standards internationaux (lesquels ?), à compter du 6 janvier, on nous vend une harmonisation du système national d’immatriculation et une meilleure facilitation des contrôles policiers. Belle rhétorique ! Mais creusons un peu : c’est la sixième fois depuis l’indépendance que les Congolais sont contraints de changer leurs plaques, une saga qui pue la rapacité étatique. Des évolutions mineures dans les années 1980, un basculement vers le noir sur jaune en 1998 sous Kabila, une touche patriotique avec les couleurs du drapeau en 1999, puis le format actuel en 2009 pour lutter contre la contrefaçon – et maintenant ça, en 2026. Chaque fois, c’est la même chanson : payez plus pour des promesses de sécurité, alors que les routes restent un champ de mines, et les embouteillages un supplice quotidien.
Cette hyper-taxation récente frappe dur, surtout ces derniers temps où les conducteurs ploient sous un fardeau fiscal alourdi.
Environ 170 USD pour une plaque standard, sans compter le nouveau permis de conduire, les assurances obligatoires via la SONAS, les vignettes et les contrôles techniques imposés à tous, même aux véhicules neufs ou récemment immatriculés et exigé toutes les années, sentent le racket.
Les règles ? Un labyrinthe légal régi par des décrets datant de 1996 et 2003, imposant des formats précis.
Depuis mars 2024, tout se fait en théorie en ligne pour « simplifier », mais dans un pays où les connexions internet sont aussi fiables qu’un feu tricolore kinois, c’est une farce. D’ailleurs, ces fameux DGI sites se plantent systématiquement…
Pire encore, alors que Kinshasa dans certains quartiers de Matete ou Masina ou Ngaliema suffoquent sous des embouteillages « intensifiés » par des décisions hasardeuses – comme la « courtoisie routière » de décembre 2025 qui a laissé circuler des véhicules sans papiers, aggravant le désordre – la DGI ose promettre une « bonne harmonisation ».
Des ateliers stratégiques en décembre 2025 pour « réduire les embouteillages de 40% d’ici 2030 » ? Des opérations conjointes FARDC-PNC en octobre pour réguler le trafic ?
Du vent !
Les causes profondes – vétusté des routes, indiscipline, petits travaux lancés sans coordination et pour temps très longs, surpopulation – persistent, tandis que les conducteurs raquent pour des plaques neuves sans voir un rond investi dans de vraies infrastructures capables de résoudre le problème.
Quant à la disponibilité de ces fameuses plaques sécurisées ? Officiellement, la DGI semble prête pour le lancement du 6 janvier, mais l’historique est éloquent : ruptures de stock chroniques en 2012, 2014, 2023,2024 souvent dues à des fournisseurs étrangers comme UTSCH.
En 2026, avec des millions de véhicules à re-équiper, attendez-vous à des files d’attente infernales – ironie du sort – et des retards qui prolongeront le calvaire fiscal. Déjà, à Kinshasa, pour immatriculer un véhicule et obtenir des nouvelles plaques, il faut attendre des mois, au point que des kinois s’adressent aux bureaux en province pour obtenir des nouvelles plaques dans un délai raisonnable.
Imaginez ce qui va arriver, avec une imposition à tous les véhicule d un changement de plaques !
Au final, ce n’est pas une réforme, c’est une extorsion.
Les conducteurs congolais, déjà martyrs d’une circulation dantesque, créant des bouchons dès 4h du matin, méritent mieux qu’une énième taxe déguisée en « modernisation ».
Il est temps que le gouvernement arrête de presser le citron et commence à réparer les routes, tout en coordonnant les petits travaux entrepris– sinon, la révolte des klaxons risque de se transformer en quelque chose de bien plus bruyant.
Démocratie Chrétienne




