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Articles de la catégorie ‘sanctions’

NOUVEAU FRONT AMERICAIN DE SANCTIONS EN GESTATION CONTRE PAUL KAGAME: L’ULTIMATUM CONTRE LE DESPOTE

Washington prépare des sanctions sévères contre le Rwanda pour son soutien historique au M23, révélé par les rapports ONU, et la trahison immédiate des accords de paix avec la prise d’Uvira dès le lendemain de la signature.

Au cœur de l’Afrique centrale, où les minerais précieux valent – jusqu’à présent – plus que la vie humaine, le conflit entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda s’envenime une fois de plus, sous le regard furieux de Washington.

L’administration Trump, qui avait orchestré avec éclat la signature des accords de Washington le 4 décembre 2025, se sent bafouée. À peine l’encre sèche sur le document paraphé par Félix Tshisekedi et Paul Kagame en présence de Donald Trump, le groupe rebelle M23 – marionnette notoire de Kigali – lance une offensive fulgurante sur Uvira, au Sud-Kivu. La ville tombe le 9 décembre, un affront direct, un « doigt d’honneur » aux États-Unis, comme l’ont qualifié des observateurs. Cette conquête, qui a causé des centaines de morts, plus de 300.000 déplacés et une humiliation diplomatique pour Trump, expose au grand jour la duplicité rwandaise.

Ce volteface n’est pas un accident isolé, mais le dernier chapitre d’une saga sanglante où le Rwanda porte une responsabilité historique écrasante.

Depuis 1994, Kigali a systématiquement instrumentalisé les groupes armés pour étendre son influence en RDC, pillant coltan, or et cobalt au prix de millions de vies.

Les rapports des groupes d’experts de l’ONU, accumulés depuis plus d’une décennie, dressent un tableau accablant : dès 2012, ils documentent le soutien direct de l’armée rwandaise (RDF) au M23, avec fourniture d’armes, de troupes et de logistique. En 2022, des photos et vidéos prouvent l’incursion de soldats rwandais sur le sol congolais. Le rapport final de 2024 (S/2024/432) révèle que les RDF ne se contentent plus d’un « simple soutien » mais contrôlent de facto les opérations du M23, avec 3 000 à 4 000 militaires déployés. En juillet 2025, un autre rapport souligne le rôle « déterminant » des forces rwandaises dans la prise de villes comme Goma et Bukavu, modifiant radicalement la dynamique du conflit. Le dernier rapport des experts de l’ Onu publié en décembre 2025 parle ouvertement de co-bélligerance directe du Rwanda dans le conflit.

Ces documents onusiens accusent Kigali de crimes de guerre, de recrutement d’enfants-soldats et de violations massives des droits humains.

Face à cette provocation flagrante, Washington affine son arsenal punitif.

L’administration Trump prépare un train de sanctions ciblant les hauts responsables sécuritaires rwandais, y compris des figures clés de la RDF et des chaînes de commandement impliquées dans le soutien au M23. Ces mesures pourraient geler des actifs, interdire des voyages et restreindre l’accès aux marchés internationaux, allant bien au-delà des restrictions existantes comme celles sur l’aide militaire pour le recrutement d’enfants-soldats.

Une hypothèse plus radicale émerge désormais : des sanctions directes contre Paul Kagame lui-même, comme l’exhorte le républicain Chris Smith, président du sous-comité sur l’Afrique au Congrès, qui pousse pour cibler le président rwandais personnellement afin de briser l’impunité au sommet.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a tonné sur X :« Les actions du Rwanda violent clairement les accords de Washington ; nous agirons pour que les promesses faites au président soient tenues. »

Supervisé par le vice-président JD Vance, ce dossier reflète les enjeux stratégiques : sécuriser l’accès aux minerais critiques de la RDC face à la Chine. Des sources comme Africa Intelligence évoquent un élargissement possible des sanctions aux exportations rwandaises de minerais issus de la contrebande congolaise, risquant d’isoler économiquement Kigali et de freiner ses partenariats globaux.

Pourtant, cette escalade n’est pas sans ombres. Des critiques, comme celles de Foreign Policy, pointent l’hypocrisie américaine : Washington a longtemps fermé les yeux sur les agissements rwandais pour des raisons géopolitiques.

Malgré le retrait partiel du M23 d’Uvira sous pression américaine fin décembre 2025, la paix reste un mirage fragile. Si les sanctions tombent – y compris contre Kagame en personne – elles pourraient forcer Kigali à reculer, alors que le risque d’un embrasement régional impliquant le Burundi et d’autres acteurs se fait de plus en plus actuel.

Dans cette poudrière, une chose est claire :

l’offense à Trump pourrait bien marquer la fin de l’impunité rwandaise, transformant les accords de paix en un ultimatum implacable.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne.