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Eugène Diomi Ndongala sur RFI : « je suis séquestré, parce que je m’oppose au régime de Kabila » /RFI 23.7.13

RDC –         

Article publié le : mardi 23 juillet 2013 à 03:04        –         Dernière modification le : mardi 23 juillet 2013 à 03:41     

Eugène Diomi Ndongala sur RFI : « je suis séquestré, parce que je m’oppose au régime de Kabila »

Eugène Diomi Ndongala
Eugène Diomi Ndongala
AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNA
            Par RFI

Diomi Ndongala parle. L’opposant congolais est détenu à la prison de Makala à Kinshasa depuis le mois d’avril. Il est accusé de viol sur mineurs et de complot contre l’autorité de l’état. La justice congolaise a prononcé une mesure de résidence surveillée à l’encontre leader de la démocratie chrétienne, mais il est toujours en prison et aujourd’hui il s’inquiète pour sa vie. Diomi Ndongala a pu parler à RFI pour témoigner de sa situation.

Diomi Ndongala  va mal, sa santé se déteriore, le pouvoir ne lui épargne rien et c’est lui même qui le dit : « ma vie est menacée, parce qu’on me refuse les soins élémentaires. Je susi malade depuis trois semaines , je souffre, je ne dors presque pas. Je fais des fièvres et je en suis pas soigné. On ne veut pas me soigner. Ma vie est en danger. »

Au cour de la même année, Diomi Ndongala s’est vu retirer son immunité parlementaire, il a été accusé de viol sur mineures et de complot contre l’autorité de l’état. La justice n’a pas encore tranché sur le fonds de ces accusations mais le leader de la démocratie chrétienne estime qu’il n’est rien d’autre qu’un prisonnier personnel du pouvoir.

« Prisonnier du régime Kabila »

« Je suis prisonnier du régime Kabila, parce que je me retrouve ici, en prison, illégalement et arbitrairement. J’aurais du être chez moi à la maison, en résidence surveillée, comme l’ordonnance de la Cour suprême l’avait exigée. Je n’ai jamais commis un viol quelconque, c’est un montage. Nous avons la possibilité de le démontrer, mais la justice ne nous permet pas de le faire. Donc je suis ici séquestré, parce que je m’oppose au régime de Kabila. »

Aujourd’hui, Diomi Ndongala n’en appelle pas à la clémence des autorités de Kinshasa, ne formule plus aucun espoir dans l’indépendance de la justice de son pays, son unique chance de survie, dit-il, c’est que la communauté internationale se saisisse en urgence de son sort.