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ACAJ cite Diomi Ndongala parmi les prisonniers politiques détenus au secret /TEMPETE DES TROPIQUES

 

Droits de l’homme en péril en RDC

Écrit par Par Lefils Matady
Mercredi, 19 Septembre 2012 08:07

ACAJ cite Diomi Ndongala parmi les prisonniers politiques détenus au secret

Le ministre de l’Intérieur interpelé pour donner les raisons de la recrudescence des enlèvements, arrestations et traitements inhumains dans des lieux non appropriés

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Ong des Droits humains dirigée par Georges Kapiamba, coordonnateur adjoint de la CN-CPI/RDC, a publié, le vendredi 14 septembre dernier, une liste non exhaustive de prisonniers politiques congolais enlevés et qui seraient détenus au secret par l’Agence nationale des renseignements (ANR).

Parmi ces prisonniers, l’ACAJ aligne entre autres Me John Kalombo, avocat au barreau du Kananga, enlevé depuis le 4 septembre 2012 et détenu au secret par l’ANR, Sosthène Kambidi, journaliste enlevé le 27 août 2012, le député Eugène Diomi Ndongala, porté disparu depuis le 27 juin 2012, et bien d’autres anonymes.

De même, dans un communiqué conjoint publié à la suite d’un point de presse tenu le 6 septembre 2012 à Lubumbashi, ACAJ et la Ligue des électeurs (LE) appellent le gouvernement congolais à faire respecter les droits et libertés fondamentaux des citoyens, afin de rallier la majorité des Congolais à la mobilisation générale décrétée pour faire face à l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda.

Outre les prisonniers politiques cités par ACAJ, les deux Ong des Droits de l’homme ont aussi épinglé  les poursuites amorcées contre Jacques Chalupa pour  » faux et usage de faux  » dans le but de  » sanctionner son ralliement à l’opposition et ainsi obtenir son élimination politique.

Face à cette situation, ACAJ et LE condamnent l’administration de la justice par l’ANR et les violations des droits fondamentaux qui prennent de plus en plus des proportions inquiétantes. Elles recommandent au gouvernement de faire libérer, sans conditions, toutes les personnes détenues à ce jour par l’ANR ou de les transférer devant les instances judiciaires compétentes.

Ces ONG demandent aussi aux parlementaires d’interpeler le ministre de l’Intérieur, pour connaître les raisons de la recrudescence des enlèvements, arrestations, détentions au secret et traitements inhumains par l’Agence nationale des renseignements.

Dans le communiqué conjoint, ACAJ et LE recommandent au gouvernement de respecter ses engagements internationaux en matière de promotion et protection des Droits de l’homme et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire arrêter Bosco Ntaganda, en exécution du mandat de la Cour pénale internationale (CPI).

Les deux Ong des Droits de l’homme demandent également au président de la Cour suprême de justice (CSJ) et au procureur général de la république de veiller au respect des procédures par les magistrats, telles que prévues par l’article 27 du statut des magistrats, et d’enquêter sur des faits imputés à certains d’entre eux.

A l’ANR, il est recommandé de libérer toutes les personnes en détention, ou de les transférer auprès de l’autorité judiciaire compétente, d’interdire la pratique de tortures et la privation de jouissance des droits fondamentaux des détenus.

Mise à jour le Mercredi, 19 Septembre 2012 08:15