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Hier Chalupa, Diomi, Lumbala, etc., aujourd’hui Puela Les ONGDH dénoncent les violences politiques contre les opposants

Hier Chalupa, Diomi, Lumbala, etc., aujourd’hui Puela  Les ONGDH dénoncent les violences politiques contre les opposants

Lundi, 29 Octobre 2012 13:12

Avec en toile de fond, les menaces de mort dont fait l’objet le député Albert Fabrice Puela, rapporteur du groupe parlementaire UDPS/FAC, le Collectif des Organisations non gouvernementales des droits de l’homme (Ongdh) est monté au créneau le 27 samedi octobre 2012 pour dénoncer les violences politiques contre les opposants. Au cours d’un point de presse animé au siège des « Amis de Nelson Mandela pour les Droits de l’Homme» (ANMDH), les activistes des droits humains ont conclu leur conférence par deux principales recommandations au président de l’Assemblée nationale de s’investir pour la cessation desdites menaces et au Procureur général de la République pour l’ouverture d’une instruction judiciaires.

En effet, a indiqué Me Jacob Balwuishi en liminaire de cette adresse, tout est parti de la présentation, le jeudi 18 octobre 2012 au Palais du peuple, d’une motion de défiance contre le vice-premier ministre et ministre de la Défense, Alexandre Luba Tambo, par le député national Albert Fabrice Puela dans le cadre constitutionnel de l’exercice de ses fonctions parlementaires. Ce dernier, indique l’activiste, critiquait vertement la désorganisation des Forces armées de la RDC (FARDC) et la mauvaise gestion de la guerre de l’Est de la RDC. « C’est le lendemain, soit 19 octobre 2012 que l’élu va commencer à recevoir des messages via SMS sur son téléphone portable, tantôt en swahili tantôt en lingala.
Consécutivement à ces menaces, poursuit l’avocat, le député Albert Fabrice Puela a déposé une plainte contre X, détenteurs des cartes SIM ayant servi à envoyer les différents messages, au Parquet général de la République le 22 octobre 2012. Mais contre toute attente; il recevra dans la soirée du même jour autour de 18 heures un appel téléphonique avec un numéro masqué.
Il convient de noter que le Collectif a rappelé, au cours de cette entrevue avec la presse, qu’avant la présentation de ladite motion, un communiqué rendu au nom d’une Communauté tribale dénonçait un complot contre les ministres des Travaux Publics et de la Défense a été lu sur plusieurs chaînes de télévision de Kinshasa. « Au mois de juillet, le député Puela s’était fait traiter de ‘fou’ en pleine plénière par un député de cette même communauté le jour même où la motion devait initialement passer » a ajouté le défenseur des droits de l’homme.
Somme toute le panel des ONGDH a indiqué que la motion de défiance initiée par le député ne peut en aucun être perçue comme une attaque personnelle contre un membre du gouvernement mais mieux comme « le souci exprimé de voir l’Exécutif de s’impliquer résolument de façon responsable et efficace dans la gestion de la crise sécuritaire à l’Est du pays, objectif qui ne saurait en rien de telles menaces ».
Tshieke Bukasa

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