LETTRE OUVERTE AU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU, SON EXCELLENCE BAN KI-MOON /CONCERNE : LE DEPUTE DE L’OPPOSITION EUGENE DIOMI NDONGALA EST UN PRISONNIER POLITIQUE PLACE DANS UN ETAT DE « MORT CIVILE » EN VIOLATION DE TOUS SES DROITS, A CAUSE DE SES OPINIONS POLITIQUES
LETTRE OUVERTE AU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU, SON EXCELLENCE BAN KI-MOON
Fait à Kinshasa, le 21/05/2013
CONCERNE : LE DEPUTE DE L’OPPOSITION EUGENE DIOMI NDONGALA EST UN PRISONNIER POLITIQUE PLACE DANS UN ETAT DE « MORT CIVILE » EN VIOLATION DE TOUS SES DROITS, A CAUSE DE SES OPINIONS POLITIQUES
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Je suis dans l’obligation de m’adresser à votre haute personnalité afin d’attirer votre attention sur la situation actuelle que vit le Député National Eugène Diomi Ndongala, élu de la ville de Kinshasa dans les rangs de la Démocratie Chrétienne, actuellement détenu arbitrairement à la prison CPRK de Kinshasa, en violation de deux décisions de la Cour Suprême de Justice et de la Constitution congolaise. Voilà pourquoi sa famille et son parti dénonce son état de Prisonnier Politique du régime en place à Kinshasa.
Depuis plus de deux ans, mon mari le Députe Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne et porte-parole de la plateforme politique « Majorité Présidentielle Populaire » fait l’objet d’un harcèlement politique ininterrompu à cause de ses opinions politiques et de sa volonté d’exercer sa liberté d’expression en tant que leader l’opposition politique.
Malheureusement, à cause de la cohérence de ses choix par rapport à sa dénonciation de la fraude électoral et la recherche d’un solution politique à la crise de légitimité qui mine les fondations des institutions politiques issues des élections contestées de novembre 2011, Eugène Diomi Ndongala a fait l’objet de deux montages politico-judiciaires de la part des services de sécurités congolais qui visent sa mort physique et politique afin de décapiter l’opposition politique en R.D.Congo et faire taire la voix d’un leader de l’opposition politique pacifique congolaise qui, depuis plus de vingt, se bat pour l’installation en RDC d’une véritable Démocratie pluraliste et représentative.
Actuellement, mon mari fait l’objet de traitements inhumains, dégradants et cruels à la prison CPRK de Kinshasa, alors que l’ordonnancement juridique congolais interdit formellement la détention préventive d’un député en fonction. Face à illégalité et à l’arbitraire ainsi qu’au déni de justice, j’ai décidé de démarrer depuis le 20/05/2013 une grève de la faim illimité jusqu’ à la libération de mon mari.
A cause de la situation extrêmement dangereuse pour l’intégrité physique de mon époux et en générale pour ma famille, je vous demande de bien vouloir intervenir afin que le Député National de l’opposition Eugène Diomi Ndongala soit libéré et cela conformément aux engagements souscrits par l’exécutif congolais dans le volet politique de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, par rapport à la relance du processus de démocratisation, l’arrêt de l’intolérance politique ainsi que le démarrage d’une réelle cohésion nationale. Il est très important pour le peuple congolais que ces engagements se concrétisent et ils ne demeurent pas des slogans vides et sans lendemain en République Démocratique du Congo.
Connaissant votre engagement personnel dans la pacification de la RDC et particulièrement dans la promotion de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, je suis certaine que vous investirez votre attention dans la promotion des valeurs de Démocratie, Etat de Droit et Liberté d’expression car sans la promotion de ces valeurs le Congo ne pourra pas retrouver la cohésion national, le respect des droits de l’homme ainsi que des droits civils et politiques qui sont indispensables pour obtenir une paix durable au Congo Démocratique.
Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général de l’Onu, l’assurance de ma parfaite considération distinguée.
Patrizia Diomi,
Epouse du Députe National Eugène Diomi Ndongala





