DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DECOUVERT ET DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE/MISES A JOUR CONTINUELLES
MISE A JOUR DU 20/04/15 A 20H00
La polémique enfle autour de la fosse commune de Maluku.AFP
En République démocratique du Congo, une motion de défiance a été déposée par l’opposition contre Evariste Boshab, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Une soixantaine de députés l’accusent dans le dossier de la fosse commune de Maluku. Plus de 400 personnes y ont été enterrées le 19 mars dernier. Selon les autorités, il s’agirait d’indigents et de bébés mort-nés. Certaines organisations de la société civile redoutent qu’il s’agisse des victimes des manifestations de janvier dernier.
D’après Sami Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, les explications du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Evariste Boshab et celles du ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba n’ont pas convaincu l’opposition.
La soixantaine de députés signataires de la motion de défiance contre Evariste Boshab accuse le gouvernement de ne pas avoir respecté la loi. « La loi prévoit que les inhumations se fassent dans des fosses séparées, ce que le gouvernement a nié au début. Il pensait au contraire qu’une fosse commune était tout à fait acceptable selon la loi. On leur a rappelé que non, en citant la loi de 1957. Le gouvernement nous a alors parlé d’une loi obsolète. Mais en quoi est-elle obsolète ? Nous avons plusieurs lois datant de la colonisation qui sont encore en vigueur et nous ne voyons pas en quoi cette loi peut être obsolète », explique Sami Badibanga.
Une cérémonie en mémoire des personnes inhumées
La même loi exige l’établissement d’un certificat médical, indique encore Sami Badibanga. « Est-ce qu’il y a eu identification ? Est-ce qu’il y a eu des permis d’inhumation ? Parce qu’avant le permis d’inhumation, il nous faut le certificat médical dans lequel le décès est constaté et qui explique les problèmes qui ont surgi au cours de ce décès. »
Samedi 18 avril, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a organisé une cérémonie en mémoire des personnes inhumées dans cette fosse commune, des anonymes parmi lesquels l’UDPS croit pouvoir compter des membres.
RFI
Par RFI
MISE A JOUR DU 12/04/2015 A 20H27
Les corps des « indigents » qui enterrent le contrat
républicain de Kabila avec les Congolais?
Dossier compilé par Jean-Jacques Wondo Omanyundu
Ce n’est plus à démontrer que c’est sous les Kabila, père et fils, que la RDC a connu plus de 6.000.000 de victimes des guerres dont ils ont été des acteurs par procuration de la part de leurs mandants régionaux et internationaux. C’est le chiffre macabre et le souvenir le plus marquant que les analystes retiennent de leurs passages à la tête de la RDC. Par ailleurs, il est admis que si Joseph Kabila a été imposé et maintenu à la tête de la RDC, c’était dans le seul et l’unique but de servir d’agent des prédateurs néolibéraux et de cheval de Troie du Rwanda-Ouganda en RDC. Avec la découverte macabre des plus de 420 corps dans une fosse commune à Maluku, à Kinshasa, la liste des victimes de la gouvernance mortifère des Kabila en RDC semble s’allonger.
Guerre des communiqués contradictoires
Selon la Radio télévision belge francophone (RTBF), citant les médias congolais, une fosse commune contenant 425 cadavres récemment enterrés a été découverte au cimetière de Fula-Fula dans la commune de Maluku, la grande banlieue de Kinshasa située à une centaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa[1]. Dans son édition du journal radio de 6h30, la RTBF a cité le témoignage des riverains de la fosse commune qui ont vu des véhicules militaires faire mouvement et stationner nuitamment sur les lieux où la fosse commune a été retrouvée.
Les versions divergeaient dimanche 5 avril sur l’origine des corps – victimes des incidents survenus fin janvier lors de violentes manifestations dans la capitale congolaise ou indigents décédés de mort naturelle à l’hôpital »[2].
D’après Radio Okapi citant des sources anonymes, ces corps seraient des victimes des événements à la base des violences entre le 19 et le 23 janvier 2015 à Kinshasa, lors de manifestations durement réprimées contre une modification de la loi électorale susceptible de maintenir le président congolais Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son second mandat, en décembre 2016.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, a rejeté cette version. Selon lui, les corps retrouvés sont plutôt ceux d’indigents, gardés longtemps à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo) et inhumés par l’hôtel de ville de Kinshasa sur une demande de la direction de la morgue. Selon M. Boshab, le nombre de victimes des manifestations de janvier est « bien connu ». M. Boshab a également déclaré que le gouvernement était disposé à exhumer les corps, si la demande était faite ou si le moindre doute persistait. Evariste Boshab a démenti avec énergie qu’il s’agit d’un charnier ! Rien de tout cela, rétorque-t-il. Il parle des « indigents » que l’hôtel de ville de Kinshasa a décidé d’enterrer. Ces corps, 425, étaient gardés à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa.
Déjà, le 28 mars dernier, le député Martin Fayulu de l’opposition signalait l’existence de ce charnier à Maluku, une commune de Kinshasa : « Il y a des rumeurs qui font de plus en plus état d’une fosse commune que la population de Maluku à Kinshasa aurait découvert depuis quelques jours ».
L’Hôtel de Ville de Kinshasa a, selon le journal Le Phare, jeté un pavé dans la mare. En effet, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée mardi 07 avril 2015, le ministre provincial de Kinshasa chargé du Budget, du Plan, des Travaux Publics et des Infrastructures, Robert Luzolanu, a laissé entendre que l’enterrement des indigents et inconnus dans des fosses commune fait partie d’une « pratique ordinaire » au niveau de l’administration urbaine. A l’en croire, l’Hôtel de Ville de Kinshasa s’est chargé de l’inhumation d’un total de 524 personnes au courant de l’année 2014, soit 83 le 02 avril 2014, 343 le 08 juin 2014 et 98 le 21 décembre 2014. Parlant de la fosse commune de Maluku, le même membre du gouvernement provincial de Kinshasa a donné le chiffre de 421 corps, inhumés le 19 mars 2015. Il s’agissait, selon lui, de 300 mort-nés et fœtus abandonnés, 23 corps abandonnés, 64 personnes non identifiées car dépourvues de pièces d’identité et 34 personnes dont les familles étaient incapables de supporter les frais funéraires.
Et Le Phare de confondre les déclarations de Robert Luzolanu qui « n’a pas précisé dans quel cimetière de la capitale étaient enterrés les 524 corps de l’exercice 2014. On note, d’emblée, que le bilan des « indigents » ou mort-nés inhumés à Kinshasa à l’insu de la majorité de la population ces deux dernières années s’élève à 524 + 421 = 945. S’il faut prendre cet officiel au mot, à savoir que le recours aux fosses communes relève d’une « pratique ordinaire », les observateurs peuvent être tentés de lui demander les statistiques du mandat du gouverneur André Kimbuta, en poste depuis 2007 ». Il serait d’ailleurs intéressant que l’enquête en cours puisse identifier au moins les 34 personnes indigentes et leurs familles respectives qui étaient incapables de supporter les frais funéraires car elles sont connues de l’administration de l’Hôpital et des autorités administratives de Kinshasa !, éclaire Le Phare.
Pourquoi signaler à la MONUSCO et non pas aux autorités congolaises
La découverte a été faite par la population de ce coin de la capitale, qui a saisi la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC) pour dénoncer des odeurs nauséabondes qui se dégageaient de l’endroit. Ainsi, le fait que les populations aillent signaler cette fosse commune à la MONUSCO plutôt qu’aux autorités congolaises compétentes dénote du manque de confiance de la population à l’égard du pouvoir congolais. Il s’agit là d’un signe évident que ces populations qui ont vu les mouvements suspects des véhicules militaires à cet endroit savaient qu’il s’agissait des comportements anormaux. La population craignait qu’en signalant ce charnier et ce remue-ménage suspect des véhicules militaires auprès des autorités judiciaires compétentes, le dossier allait vraisemblablement aboutir à un classique classement sans suite auquel le régime Kabila nous a habitués chaque fois qu’il est mis en cause. L’autre lecture politique de ce comportement des populations est qu’il s’agit là d’une preuve évidente de rupture de contrat social et républicain entre les gouvernés et leurs gouvernants, un signe de la persistance de la crise de légitimité du pouvoir qui ne recueille plus l’adhésion populaire à son action politique marquée par le déficit démocratique, des réformes sociales en trompe-l’œil avec des changements sans évolution sur le vécu des citoyens, une gouvernance clientéliste et kleptocratique ainsi qu’ une répression aveugle de ses contestataires.
Plusieurs sources doutent qu’il s’agit des indigents – Des questions sans réponses qui confondent le gouvernement congolais
Les déclarations avancées dans la précipitation par les autorités congolaises, prises au dépourvu suscitent des interrogations. 425 « indigents » que l’on enterre nuitamment dans une fosse commune, sans que les habitants des quartiers avoisinant le cimetière ne s’en rendent compte, en combien de temps cette pléthore s’est-elle constituée ? Quelle est la capacité de la morgue de l’hôpital Général pour contenir tous ces morts en plus des morts identifiées qui y séjournent ? Le temps que ces cadavres ont passé dans cette morgue reste une inconnue ? [3]. Est-ce le Gouvernorat de Kinshasa procède régulièrement à ces tyes d’enterrement puisqu’il parle d’une pratique banale. Dans l’affirmative, peut-il nous montrer d’autres fosses communes où des inhumations collectives similaires d’indigents sont effectuées en nombre ?
Selon Jérôme Ziambi Kengawe, analyste chez DESC : « Le gouvernement congolais ment… Pourquoi enterrez ces cadavres durant la nuit ? Le nombre des cadavres dépasse la capacité de places de la morgue de Mama Yemo (L’Hôpital général de Kinshasa). On constate d’ailleurs la contradiction dans les déclarations de Lambert Mende et d’Evariste Boshab… Normalement, c’est le Procureur général qui aurait dû s’exprimer et non le ministre de la l’Intérieur… D’autre part, le fait que ce soient les militaires qui aient été chargés de procéder à l’inhumation, avaient-ils un ordre de réquisition de l’armée en bonne et due forme? Il y a trop de zones d’ombre qui accréditent la thèse des victimes des répressions du régime. Et puis ces enterrements sont contraires à toutes les valeurs culturelles religieuses du Congo… c’est de de l’irrespect vis à vis des morts ».
A propos de cette contradiction qui met en lumière l’absence de coordination et de cohésion de l’équipe gouvernementale qui, au passage, ne se réunit que sporadiquement, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, a d’abord évoqué la possibilité de procéder à des exhumations, en cas de doute. Mais lundi 6 avril, le ministre de la Communication, Lambert Mende, l’a ouvertement contredit et s’est fermement opposé à une telle opération. Sans doute, il a des raisons évidentes qui l’ont poussé à cacher la vérité à la population qui cherche à être éclairée sur cette affaire. Il s’agit là d’une attitude qui montre le malaise du Gouvernement. Surtout que ce refus vient du ministre Mende qui n’a pas bonne presse auprès de l’opinion congolaise qui le considère comme un « fou du roi » et qui ne prend plus au sérieux ses propos, fussent-ils véridiques, à force de mentir, de se contredire ou d’user de sophisme dans ses interventions transformées en une sorte de « one man show » pathético-comique!
Comme l’évoque encore le journal Le Phare qui ne va pas du dos de la cuillère : « Toujours au chapitre des interrogations, ils sont curieux de connaître les causes ayant entraîné les décès de ces 856 personnes : accident de circulation, maladie, chagrin, bavures policières, attaque à main armée, agression de « Kuluna », torture, suicide, noyade, etc. Il est à espérer que des bulletins médicaux de ces inconnus seraient disponibles au niveau des morgues ayant requis leur inhumation. Enfin, plus d’un continue de se demander si le gouvernement central et le gouvernement provincial de Kinshasa manquent des moyens pour inhumer, dans la dignité, 945 concitoyens. En prenant une moyenne de 200 dollars par personne, la dépense totale serait inférieure à 200.000 dollars américains. Dans le cas d’une trésorerie nationale et kinoise au rouge, on aurait pu lancer des appels des fonds auprès de nombreux ministres, parlementaires, mandataires publics et opérateurs économiques passés maîtres dans le paiement des factures d’hospitalisation des indigents dans les formations médicales de la place. La fosse commune de Maluku constitue un fâcheux précédent dans cette ville où des familles continuent de chercher, voici des années et des mois, des proches parents portés disparus et dont la mort n’a jamais été officiellement confirmée. Avec les révélations du ministre provincial du Budget, du Plan, des Travaux Publics et des Infrastructures, elles seraient en droit de lui adresser des mémos en vue d’obtenir d’éventuels renseignements sur ce qui leur serait arrivé à leur insu ».
Sur Vox of America, la Croix Rouge de la RDC a nié qu’elle a été associée par le Gouvernement congolais dans la procédure d’inhumation des 421 cadavres retrouvés à Maluku. Il s’agit là d’une contradiction qui met le régime congolais en mauvaise posture, l’isole et le discrédite davantage.
Pour Timothée Tshaombo, collaborateur de DESC et ancien chargé de mission de Joseph Kabila : « Bonjour Cher Jean Jacques. Juste pour te signifier pour éventuellement notre rédaction de DESC, que selon un ami proche, qui fait partie du service de renseignement de la police, sous le commandement du Général Kanyama dit Esprit de mort, recoupé aux informations reçues par un journaliste très proche aux officiers de police proches au Général Bisengimana, que les centaines des gens enterrés à Maluku dans cette fosse commune sont d’une part certains Congolais refoulés dernièrement de Brazzaville lors des opérations MBATA YA MOKOLO et ceux du massacre du 19, 20 et 21 janvier dernier. On y a sciemment enterré quelques bébés et des ‘indigents’ c’est vrai, pour brouiller les pistes, mais cette opération est connue de la haute hiérarchie me confirme-t-il ».
Selon l’analyste congolais Kiassi : « Alors ce que le porte-parole du Gouvernement doit savoir, c’est que cette situation n’est pas une habitude… d’enterrer même les indigents de façon indigne. En RDC, il y a un ministère des Affaires sociales qui reçoit des subsides du Gouvernement pour ça. Et que s’il en est ainsi, selon Mende qui dit que c’est une coutume du Gouvernement d’enterrer les gens comme ça. Mende doit nous montrer d’autres fosses communes pour que nous enterrions dignement nos morts que Kabila banalise. Il y a de l’espace pour ça. En effet, l’enterrement, dans une même fosse, de plus de quatre cent personnes inconnues, sans familles et sans ressources, aurait paru normal s’il avait été précédé d’une large publicité, dans le but de permettre à d’éventuels proches parents ou connaissances de passer par la morgue de l’ex-Mama Yemo pour s’assurer que les leurs ne se trouvaient pas dans le tas. Il n’y aurait rien à redire si l’Hôtel de Ville de Kinshasa avait intéressé les organisations non gouvernementales nationales et internationales des droits de l’homme, la justice, etc. Pourquoi c’est la population de Maluku qui a constaté la persistance d’odeurs insupportables dans son milieu de vie ? Pourquoi la direction de la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa a-t-elle attendu que les statistiques d’indigents grimpent jusqu’au-delà de quatre-cents pour saisir l’Hôtel de Ville. N’était-il pas plus pratique et moins compromettant de désengorger la morgue par vagues de vingt, trente ou quarante corps abandonnés ? Qu’est-ce qui a manqué à l’administration urbaine ou au gouvernement central pour dispatcher les indigents décédés et abandonnés entre la multitude de sites d’inhumation de la capitale, du Bandundu et du Bas-Congo ? »
« Dans quel état les quatre cents corps à problème se trouvaient-ils avant leur dernier «voyage» vers Maluku et dans quelles conditions étaient-ils mis sous terre, pour qu’ils se mettent à empester l’atmosphère ? Par respect pour les disparus, n’était-il possible de leur faire fabriquer des cercueils «économiques » et de les couvrir de draps à faible coût ? La fosse commune n’était-elle pas suffisamment profonde et spacieuse pour que ses « locataires » laissent échapper des odeurs peu commodes pour leurs frères et sœurs vivant à Maluku ?« , s’interroge M. Kiassi.
L’entourage militaire de Kabila parle d’un chantage grossier monté par Martin Kobler
Ces sources militaires du cercle fermé de Kabila évoquent un nouveau chantage de la MONUSCO et des Occidentaux afin d’infléchir la position de Kabila par rapport à son refus de mener les opérations contre les FDLR avec la MONUSCO. Ils parlent de l’opération « Lititi mboka bis » (nom de code donné à l’opération des événements du campus de Lubumbashi en 1990 sous Mobutu), montée de toutes pièces à l’image du fameux charnier de Timisoara (en Roumanie Ceausescu) où la CIA est allée acheter des corps à coups de dollars dans différentes morgue de Roumanie et les enterrés à Timisoara. Et le pauvre Ceausescu et sa femme ont été fusillés avec ce gros mensonge. Et la source de signaler que « la FIDH, Humain Rigth Watch, Amnesty international ont fait des rapports finaux par rapport aux événements du 19, 20, 21 et 22 janvier 2015. Tous ont parlé entre 30 à 65 morts. D’où viennent ces morts? s’interroge cet officier supérieur de la DEMIAP[4].
Pour l’entourage militaire de Kabila, il s’agit d’un pétard mouillé, une manipulation de plus de la MONUSCO qui bizarrement découvre et exhume le charnier. Le pré-carré militaire de Kabila semble serein et parle d’ »un montage mal cousu qui n’aura aucune conséquence politique pour le boss qui continue à conserver les leviers du pouvoir. Une source de l’ANR[5] donne pour preuve que le quart de corps exhumés sont des bébé (morts-nés). Les bébés n’ont quand même pas participé aux événements de janvier 2015 ? N’est-ce pas c’est à la fois ridicule et absurde? », conclut-elle.
L’entourage de Kabila stigmatise Martin Kobler comme étant à la base de ce montage grossier. En fin de mission d’ici à la fin de cette année, l’entourage de Kabila nous déclare que Kobler voudrait au-moins terminer son mandat en RDC sur une note positive après avoir échoué en Irak où il a débarqué sur les pointes de pieds. « M. Kobler se trompe sérieusement. Il n’a aucun pouvoir de décision en RDC et ne pourra jamais changer la donne politique en RDC. Il ne peut même pas décider sur qui sera le président du Congo. Le fera-t-il avec quelles forces et quels moyens ? Ne lui donnez surtout pas des pouvoirs qu’il n’a pas et s’il était réellement aussi puissant comment se fait-il humilier chaque jour par le boss devant qui il rampe pour obtenir même un échange téléphonique ?Le boss refuse catégoriquement de le recevoir même pour 5 minutes. C’est juste un homme frustré! »
A ces arguments de l’entourage de Kabila, un responsable de la MONUSCO nous répond que « le régime Kabila se défonce lui-même par ses propres contradictions. Les informations publiées sur Radio Okapi sont véridiques car recueillies et déjà vérifiées par les services de renseignement de la MONUSCO. L’enquête conjointe menée avec la justice congolaise est juste pour veiller à ce que la justice congolaise ne soit pas manipulée par le pouvoir. Déjà nos équipes sont sur terrain, à Maluku, pour surveiller les lieux 24h sur 24 afin d’empêcher toute dissimulation ou destruction des preuves. »
Un premier avis juridique met à mal la posture du Gouvernement
DESC a recueilli quelques avis des juristes congolais pour savoir que prévoit le droit congolais en matière des fosses communes. Sa réponse est une première ébauche d’une réponse plus fouillée qui interviendra probablement dans une prochaine publication.
Les premiers éléments avancés par un premier juriste, un éminent avocat congolais, est qu’il n’a pas trouvé de texte particulier sur les fosses communes. Mais, juridiquement, les droits humains impliquent nécessairement l’ identification des gens et l’ inhumation dans des conditions décentes. La question se pose pour toutes les victimes des actions de répression: kulunas, Mukungubila, etc. Les a-t)-on identifié, a-t-on rendu les corps aux familles? Néanmoins, c’est avant tout une question d’éthique. Cela ressort aussi des textes précis ci après:
ORDONNANCE DU 14 FEVRIER 1914 SERVICE DES INHUMATIONS ET POLICE DES CIMETIERES
Article 2 ( modifié en 1957): Il est interdit de procéder à l’inhumation des corps des personnes décédées, sans un permis délivré par l’officier de l’état civil de la localité ou, à son défaut, par l’autorité administrative.
Conclusion: on doit s’ informer s’ il y a eu pour chaque cadavre, un permis d’ inhumation.
Article 3 : Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations.
Conclusion: le terrain de la fosse commune devait être affecté à cette fin. NB. Par arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa.
ORDONNANCE 11-170 DU 24 MAI 1950 SUR L’INCINÉRATION DES CADAVRES HUMAINS.
Article 1er Aucune incinération de cadavre humain ne peut avoir lieu sans l’autorisation de l’officier de l’état civil ou, à son défaut, de l’autorité administrative.
Conclusion: Ceci s’ applique à fortiori pour les corps abandonnés.
ORDONNANCE 78-179 du 26 avril 1978 portant réglementation de l’autopsie scientifique.
Art. 4. – Un corps abandonné, c’est-à-dire un corps qui n’est pas réclamé et qui n’est pas susceptible de l’être peut être livré à l’autopsie scientifique par le commissaire de région ou son délégué après un délai de 15 jours qui court à partir de la constatation du décès. Pendant ce temps, tous les moyens de communication seront mis en œuvre pour s’assurer de l’abandon.
Conclusion: à fortiori, ceci s’ applique en dehors de l’ autopsie.
DÉCRET du 28 juillet 1938 sur la police sanitaire des animaux domestiques.
Art. 19. — La destruction des cadavres d’animaux atteints d’une des maladies contagieuses … a lieu par enfouissement, incinération, cuisson ou par l’action d’agents chimiques, en suivant les règles et prescriptions qui seront fixées par ordonnance.
Conclusion: à fortiori, ce qui s’applique à des animaux, s’ applique aux citoyens.
Pour un autre juriste congolais, ancien magistrat : Il n’existe pas dans le code pénal congolais une protection particulière du cadavre en déhors de la mutilation ou de la destruction des tombeaux.
Article 111 : « Sera puni d’une servitude pénale d’un mois à un an et d’une amende de vingt-cinq à cinq cents zaïres quiconque aura détruit, abattu, mutilé ou dégradé : des tombeaux, signes commémoratifs ou pierres sépulcrales; des monuments, statues ou autres objets destinés à l’utilité ou à la décoration publique. »
Je pense qu’il faudra que législateur tienne compte de la culture congolaise en matière d’inhumation, pour protéger de manière toute particulière les cadavres afin d’éviter ce qu’on est en train de déplorer.
Des voix s’élèvent partout (au Congo et ailleurs) pour exiger une enquête impartiale
L’affaire de la fosse commune suscite déjà des réactions convergentes tant des congolais que des étrangers. Les ONG des droits de l’homme et plusieurs organisations congolaises de la société civile – dont l’Asadho ou L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) – exigent une enquête indépendante menée par les autorités congolaises et la communauté internationale. Au Parlement, le ministre Boshab fait l’objet des interpellations. Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo serait appelé d’urgence pour s’expliquer auprès de l’Union européenne sur ces faits. Les sources proches du Sénat parlent d’une situation très embarrassante pour le pouvoir. « Ce n’est pas parce que ce sont des indigents qu’ils doivent être mis dans une fosse commune », a déclaré l’italienne d’origine congolaise Cécile Kyenge, vice-présidente de l’assemblée parlementaire de l’UE-Afrique Caraïbe- Pacifique, qui conduit la délégation qui a rencontré le ministre de la Justice, Thambwe Mwamba.
Sur son compte twitter, la chercheuse de Human Right Watch (HRW) Ida Sawyer a réclamé une « enquête rigoureuse et indépendante » pour « savoir si ces personnes disparues [lors de ces opérations] sont là », enterrées dans la fosse commune : « Le gouvernement doit conduire une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées », dit-elle. Il faut rappeler que l’ONG américaine HWR soupçonne les services de sécurité congolais d’avoir enterré des victimes de deux vagues de répression dans une fausse commune de la région de Kinshasa. Selon HRW, il s’agirait de victimes de l‘opération Likofi, menée par la police entre novembre 2013 et février 2014 pour lutter contre les bandes des jeunes délinquants appelés Kuluna de Kinshasa, ou de la répression des manifestations et émeutes de janvier en réaction à un projet de réforme électorale.
La Belgique en première ligne. L’étau se resserre sur le régime Kabila ?
Comme en 1990 lors des événements du Campus de Lubumbashi, la Belgique hausse le ton. C’est ce qu’on peut lire sur le portail du Ministère belge des Affaires étrangères. Un communiqué du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, daté du 08 avril 2015 fait état de sa préoccupation suite à cette découverte macabre qui « pose de très nombreuses questions auxquelles la population congolaise et la Communauté internationale sont en droit d’attendre des réponses ». Le Ministre Didier Reynders demande qu’une enquête indépendante et crédible puisse immédiatement être diligentée pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il importe par ailleurs de sanctuariser le site pour éviter la disparition de preuves et d’indices permettant de dire qui sont les personnes qui ont été enterrées et dans quelles circonstances elles l’ont été ». Mardi 7 avril, le Vice-Premier et Ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo a accepté de disponibiliser 1,5 million d’euros en faveur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH). Le gouvernement belge estime que le BCNUDH pourrait assister les autorités congolaises dans l’enquête, entre autres par l’interrogation de témoins.
Déjà sur le terrain, la MONUSCO, via le BCNUDH est décidée à accompagner la mission d’enquête diligentée par les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur les circonstances qui entourent cette fosse commune découverte à Maluku. Le porte-parole intérimaire de la mission onusienne, Charles Antoine Bambara, l’a affirmé mercredi 8 avril au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies.
Pour le juriste-criminologue Jean-Bosco Kongolo analyste chez DESC : « Ça rappelle le vrai faux dossier des massacres des étudiants de l’Université de Lubumbashi qui avait déclenché le début de la fin du régime de Mobutu. Depuis ce temps-là, plus rien n’avait réussi à ce dernier. On dirait que toutes les forces cosmiques s’étaient liguées contre lui pour le couler. C’est juste un rappel de l’histoire, qui n’a rien de prémonitoire. »
Les criminologues de DESC disposés à apporter leur contribution – Appel à témoin pour constituer un dossier pénal
Tout en se mettant à la disposition de qui de droit pour apporter son expertise dans cette enquête, DESC lance un appel aux familles des victimes ou des personnes disparues ces derniers mois ainsi qu’aux témoins de se manifester et de nous signaler la disparition de leurs proches pour constitution des dossiers pénaux à charge des autorités congolaises. Nous garantissons la discrétion la plus absolue dans le traitement de cette affaire. 425 corps signifient plusieurs centaines de familles qui n’ont plus revu les leurs, c’est beaucoup. Il faudrait que les familles ainsi que les témoins arrivent à nous transmettre un maximum d’informations possible, nécessaires à l’identification des personnes disparues et des comportements suspects observés de la part des services de sécurité congolais.
Notre démarche est qu’une fois ces informations recueillies, en concertation avec M. Paul Nsapu de la FIDH, nous allons constituer un dossier à confier aux instances pénales internationales pour qu’elles diligentent une enquête internationale pour crimes contre l’humanité. Malgré le caractère politique de ces instances (tribunal des puissants), en attendant l’institution d’une justice indépendante, transparente et non inféodée au pouvoir politique, à l’état actuel des choses, nous ne savons pas à qui confier le martyre des populations cngolaises.
Nous rappelons que, suite aux nombreux indices et éléments de preuve recueillis, DESC est en train de finaliser également un dossier relatif aux événements de Lodja où une milice proche du ministre Lambert Mende a agressé des religieuses. (http://desc-wondo.org/depeche-desc-revision-de-la-constitution-premieres-victimes-a-lodja-le-fief-de-lambert-mende/). Le dossier, en analyse actuellement auprès de juristes spécialistes du droit pénal international, sera bientôt aux instances pénales internationales
Des responsables politiques et de sécurité susceptibles d’être traduits en justice en cas de confirmation des assassinats politiques
Nous reprenons ici des noms et la qualité des autorités susceptibles d’être poursuivies par la justice nationale et/ou internationale si jamais ce charnier est bel et bien celui des victimes des répressions de janvier 2015 ou d’autres bavures sécuritaires du régime Kabila. Il sied de rappeler que durant les événements de janvier 2015, nous avons pu entrer en contact avec une source experte dans une boîte informatique à Kinshasa. Il était parvenu à déjouer la coupure d’internet. Voici ce qu’il nous a confié : « Pally (Pseudonyme de JJ Wondo) ici nous sommes en guerre. Le campus de Kinshasa est attaqué par la GR. La population est décidée à RESISTER à l’armée et la police. Il y a des centaines de morts… Je te recontacte » (12h58 heures de Kinshasa, 20 janvier 2015) [6]. Une information confirmée par une autre source de la MONUSCO à Kinshasa (13h25 heure de Kinshasa).
Ayant appris cette situation, j’ai (JJ Wondo) décidé d’appeler directement par téléphone le général Camille Bombele (Commandant de la région militaire de Kinshasa) et le colonel Seguin Ngoi Sengelwa, commandant de la LENI[7], l’ex-PIR[8] qui ne reçoit des ordres que directement du président Kabila, pour les enjoindre de cesser de tirer sur les manifestants. Ils m’ont répondu qu’ils ne faisaient qu’obéir à leur hiérarchie. J’ai insisté sur le fait que la loi permet également de désobéir à un ordre illégal lorsqu’il s’agit d’exécuter un ordre ne respectant pas les principes juridiques fondamentaux d’usage légal, proportionné et opportun de la force. Mais les intéressés m’ont simplement dit qu’ils faisaient leur travail [abattre des manifestants !]. Nous avons conservé les traces de ces conversations.
Il semble de plus en plus plausible que lorsque les témoins nous parlent et décrivent des scènes de guerre généralisées dans la capitale en janvier 2015, que tout cela occasionne des victimes qui devraient se compter par centaines et non pas par dizaines. Dès le départ, DESC mettait en cause les chiffres provisoires avancés jusqu’à présent. DESC est bien au fait que les équipes de renseignement de la MONUSCO, chargées par la CPI, étaient à l’œuvre pour collectionner les preuves contre l’armée et les responsables politiques au pouvoir durant les manifestations de janvier 2015. Des services spécialisés et banalisés en tenue civile ont été discrètement déployés sur le terrain pour réaliser l’assessment des manifestions. Ces services sont le JOC (Joint opération center) [9], le JMAC (Joint mission analysis cell) et la UN Security ». A ce jour, nous sommes étonnés que le rapport du BCNUDH se fait toujours attendre. Nous espérons que ce rapport sortira en même temps que les résultats d’enquête actuelle sur le charnier de Maluku.
Une chose semble certaine, après s’être tiré une balle sur son pied en janvier 2015, par la cacophonie et les zones d’ombre qui entourent cette affaire de la fosse commune de Maluku dans sa communication, le régime Kabila semble enterrer davantage son contrat social et républicain avec le peuple congolais dont Kabila n’a que faire. Son silence et son indifférence, en sa qualité de prétendu père de la nation, après la dérive sécuritaire de janvier et cette découverte macabre, sont tout autant d’indices qui le culpabilisent aux yeux de l’opinion publique congolaise aix yeux de laquelle il apparait être responsable ou tout au-moins complice de la mort en série sans fin des Congolais depuis 1996, période où il a commencé sa carrière militaire sur le sol congolais sous l’uniforme du FPR (Front patriotique rwandais) qui a fini par le propulser au sommet de l’Etat en 2001.
Les autorités politiques et militaires mises en cause et passibles des poursuites pénales
Les officiels, les officiers généraux et supérieurs sous-mentionnés, sont techniquement, pénalement et individuellement responsables, au regard des prérogatives de leurs fonctions respectives, des 41 victimes et d’autres cas de violations et d’atteintes graves aux droits humains et à l’intégrité physique des populations civiles conformément au droit pénal national et international.
Il s’agit de :
Joseph Kabila Kabange, Chef de l’Etat, commandant suprême des FARDC et de la Police nationale. La Garde républicaine dépend directement de son cabinet militaire dirigé par le Général Olenga.
Auggustin Matata, Premier ministre et chef du Gouvernement. Il coordonne la politique nationale et sécuritaire du pays.
Pierre Lumbi Okongo, Conseiller spécial de Kabila en matière de sécurité, il conseille Kabila sur les grandes options stratégiques à prendre en matière de sécurité interne (dont l’ordre public) et externe du pays.
Général François Olenga : Chef d’état-major privé de Kabila. C’est l’actuel bras droit militaire de Kabila qui lui conseille sur les options stratégiques et opératiques à prendre en matière de sécurité militaire. Il a sous ses attributions l’autorité directe et fonctionnelle de la GR.
Général Didier Etumba : Chef d’état-major général des FARDC qui chapeaute toutes les forces armées de la RDC, y compris la GR.
General Constant Hughues Ilunga Kampete : commandant de la Garde républicaine (GR) qui a ordonné à ses hommes d’agir de la manière la plus ferme et sans état d’âme contre les manifestants.
Général Gabriel Amisi Tango Four : Commandant de la 1ère zone de défense comprenant les provinces de l’Equateur, du Bandundu, du Bas-Congo et de Kinshasa où se déroulent les opérations militaires contre des civils non armés. Il a sous sa responsabilité opérationnelle directe les unités des 41ème, 42ème et 43ème bataillons des forces de réaction rapide (FRR) retirés de Beni depuis juin 2014.
General Dieudonné Banze : chef d’état-major de la force terrestre et ancien commandant de la GR pour la supervision des opérations militaires des FRR
Général Camille Bombele Luwala : Commandant de la 14 région militaire correspondant à la ville de Kinshasa, secteur opérationnel sous son commandement direct. Il était déjà le chef des opérations contre les adeptes du prophète Mukunguble en décembre 2013 et de la répression des partisans de l’opposition qui conspuaient le cortège de Joseph Kabila le 26 novembre 2011.
Général Charles Bisengimana : Commissaire général de la Police nationale congolais (PNC) en tant qu’autorité hiérarchique et fonctionnelle de toute de la PNC qui décide et approuve toutes les opérations de police d’envergure menées sur le terrain.
Général Célestin Kanyama, l’Inspecteur divisionnaire adjoint de la PNC. Kanyama est indexé par le rapport du Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) sur les violations des droits humains commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi » (coup de poing), destinée à traquer les jeunes délinquants de Kinshasa appelés communément « Kulunas ».
General Seguin Ngoi Sengelwa : commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI). Il est très proche de Kabiĺa. C’est généralement cette police qui intervient pour mâter les opposants de Kabila. Il joue un rôle très important dans le dispositif sécuritaire de Kabila en RDC, plus particulièrement à Kinshasa.
Général Jean-Claude Yav Kabej, ancien directeur des renseignements militaires (la Démiap), est l’adjoint du général Olenga à la maison militaire du chef de l’Etat congolais.
Général Kalev Mutond, Administrateur général de l’ANR : le service de renseignement civil
Professeur Jules Katumbwe Bin Mutindi : le directeur provincial de l’ANR pour Kinshasa.
Georges Monga, Directeur des opérations de l’ANR qui reçoit ses ordres directement de Kabila qu’il rencontre pratiquement tous les jours pour faire rapport.
Général Ekutshu Wanzanga Michel : Adjoint chargé des Opérations et Renseignement dans la 1ère zone de défense.
Général Tangala Guillaume : adjoint chargé de l’Administration et Logistique dans la 1ère zone de défense
Général Dzaringa Lotshima Robert : Chef d’état-major de la zone de défense dans la 1ère zone de défense.
Général Crispin Tshiwewe Songesa : chargé des renseignements au sein de la GR
Colonel Waliuzi Kilandi Albati : responsable de l’administration et de la logistique. C’est lui qui équipe les éléments de la GR lors des opérations.
Colonel Ngoy Ndombe Ignace : Chef d’état-major de la Garde Républicaine. C’est lui qui planifie toutes les opérations militaires et la mise en conditionnement des troupes de la GR.
Colonel Djadjidja : Commandat du batallons PM (police militaire) du Camp Kokolo dont les éléments, sous les ordres du Général Etumba, ont commis beaucoup de bavures lors des manifestations du mois de janvier derniers. Une source le décrit plus brutal que le Général Célestin Kanyama
Professeur Aimé Ngoy Mukena : Ministre de la défense Nationale. Il est le responsable de la gestion quotidienne des Forces Armées, notamment en ce qui concerne l’administration et l’approvisionnement des FARDC.
Professeur Evariste Boshab : Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il est le responsable du maintien de l’ordre public, de la sécurité publique et protection des personnes et de leurs biens. Il exerce également l’autorité fonctionnelle et hiérarchique sur la Police Nationale et les services de sécurité.
Jean-Jacques Wondo Omanyundu – Exclusivité DESC
[1] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-une-fosse-commune-contenant-425-corps-decouverte-pres-de-kinshasa?id=8949534.
[2] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-une-fosse-commune-contenant-425-corps-decouverte-pres-de-kinshasa?id=8949534.
[3] http://toutlubumbashi.blogspot.be/2015/04/rdc-un-charnier-contenant-plus-de-200.html.
[4] Service de renseignement militaire.
[5] Service de renseignement civil.
[6] http://desc-wondo.org/flash-desc-la-garde-republicaine-prepare-un-assaut-au-campus-de-kinshasa/#sthash.1kkHBalj.dpuf.
[7] Légion nationale d’intervention formée par l’Union européenne.
[8] Police d’intervention rapide.
[9] Le JMAC est le service de récolte et de traitement de l’information, de renseignement. C’est le service secret de la MONUSCO.
http://desc-wondo.org/dossier-desc-les-corps-des-indigents-qui-enterrent-le-contrat-republicain-de-kabila-avec-les-congolais/#sthash.VyBXwGnJ.dpuf
MISE A JOUR DU 11/04/2015
VOICI LA LEGISLATION ACTUELLEMENT EN VIGUEUR EN MATIERE D’INHUMATION EN R.D.CONGO:
ORDONNANCE DU 14 FEVRIER 1914 SERVICE DES INHUMATIONS ET POLICE DES CIMETIERES.
Les fosses sont distantes entre elles d’au moins 30 centimètres sur tous les côtés.
[ Ord. du 22 octobre 1948. Le gardien tiendra pour chaque cimetière un registre des inhumations et un plan.
Tout particulier a la droit de placer sur la fosse d’un parent ou ami une croix ou autre signe pieux sans qu’il soit besoin à cette fin d’une autorisation préalable.
Article 11
Un état annuel sera également envoyé.
Article 14
L’ouverture des fosses pour de nouvelles sépultures ne pourra avoir lieu que de dix en dix années.
Article 15
Aucune exhumation ne pourra avoir lieu que sur l’ordre des autorités judiciaires ou avec l’autorisation du gouverneur général.
Article 16
[ Ord. du 15 novembre 1952. Le tarif des frais d’exhumation est fixé comme suit:
Article 17
modifié par l’Ord. du 15 mars 1950.
Article 18
Article 20
Article 24
MISE A JOUR DU 10/04/2015 A 10H30
COMMUNIQUE PS FRANCAIS: République démocratique du Congo : le Parti socialiste indigné par la découverte d’une fosse commune
Europe et internationalJeudi 9 Avril 2015 à 17:51
République démocratique du Congo : le Parti socialiste indigné par la découverte d’une fosse commune
La rumeur la plus persistante affirme que ces personnes seraient des victimes de la répression exercée entre les 19 et 21 janvier 2015 lorsque des modifications de la loi électorale étaient en discussion au parlement congolais. Les autorités congolaises démentent cette explication.
MISE A JOUR DU 09/04/2015 A 18H48
LES FICHES ET CHIFFRES PRESENTEES PAS LE GOUVERNEMENT PAR RAPPORT AUX INHUMATIONS SONT FAUSSES, RATUREES, CONTRADICTOIRES ET MANIFESTEMENT ARRANGEES A LA HATE
MISE A JOUR DU 09/04/2015 A 18H15
La Croix Rouge RDC contredit les autorités sur son implication dans l’affaire 421 Corps au Charnier de Maluku
La Croix Rouge nie avoir jamais remis des cadavres à l’ Hôtel de Ville pour qu’ils soient enterrés dans des fosses communes, contrairement à ce qui a été déclaré par le vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Les contradictions dans la version des autorités congolaises ne font que se multiplier.
MISE A JOUR DU 08/04/2015 A 23H36
REPORTAGE FRANCE 24 DU 08/04/2015
MISE A JOUR DU 08/04/2015 A 08/04/2015
425 cadavres à Maluku : La Belgique met 1,5 million d’euro pour des enquêtes crédibles

Le Vice-Premier ministre belge et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, celui-là même qui avait tancé le pouvoir de Kinshasa après la coupure d’internet, a accepté, mardi 7 avril, de débloquer 1,5 million d’euros en faveur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Le gouvernement belge estime que le BCNUDH pourrait assister les autorités congolaises dans l’enquête, entre autres par l’interrogation de témoins.
Pour sa part, le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a indiqué-dans un communiqué-que cette découverte « pose de très nombreuses questions auxquelles la population congolaise et la Communauté internationale sont en droit d’attendre des réponses ».
Didier Reynders a par ailleurs préconisé la protection du site « pour éviter la disparition de preuves et d’indices permettant de dire qui sont les personnes qui ont été enterrées et dans quelles circonstances elles l’ont été ». La Monusco décidée à accompagner les enquêtes La Monusco est décidée à accompagner la mission d’enquête diligentée par les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur la découverte d’une fosse commune à Maluku, une municipalité urbano-rurale de Kinshasa. Le porte-parole intérimaire de la mission onusienne, Charles Antoine Bambara, l’a affirmé mercredi 8 avril au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies. « Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) va accompagner cette mission d’enquête qui a été diligentée sur le terrain à Maluku pour aider à voir un peu plus claire sur les circonstances qui entourent cette fosse commune », a déclaré Charles Antoine Bambara. Quatre cent vingt-cinq corps ont été enterrés en mars dernier dans une fosse commune du cimetière Fula Fula à Maluku. Les résultats de l’enquête administrative présentés vendredi 4 avril par le gouvernement indiquent que ces personnes sont des indigents abandonnés à la morgue. A ce sujet, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) dit prendre acte des résultats de cette enquête. « La Monusco prend acte déjà des résultats de l’enquête administrative diligentée d’ailleurs sur les informations faisant état de la découverte de cette fosse commune dans la zone », a ajouté Charles Antoine Bambara, qui se réjouit par ailleurs qu’une enquête judiciaire ait été déjà ouverte. « Nous offrons, nous Monusco, notre concours à l’équipe des techniciens sur place qui ont entamé les enquêtes sur le terrain. Nous attendons de prendre connaissance des détails de ce rapport des enquêteurs sur place et donc, à la fin des enquêtes que nous comptons une fois de plus accompagner, nous allons analyser ces résultats et nous prononcer officiellement », a-t-il poursuivi. Charles Antoine Bambara a aussi salué la démarche de communication faite autour de la découverte de cette fosse commune. Radio Okapi http://tshangu.com/news/425-cadavres-%C3%A0-maluku-%3A-la-belge-met-1%2C5-million-d%27euro-pour-des-enqu%C3%AAtes-65ec
MISE A JOUR DU 08/04/2015 A 20H23 LE PERROQUET NATIONAL DANS SES BASSES BESOGNES
MISE A JOUR DU 08/04/15 A 20H00
RFI
Human Richts Watch plaide pour une exhumation des corps
Pourtant, jusqu’à présent, les autorités parlaient de 27 personnes tuées au cours de ces manifestations. L’organisation Human Rights Watch, elle, en dénombre 10 de plus. Surtout, plusieurs familles n’ont toujours pas récupéré la dépouille de leur enfant tué lors de ces journées de janvier. Autant d’éléments qui font planer le doute sur l’identité des personnes enterrées à Maluku. « Nous pensons qu’il reste encore beaucoup de questions sans réponse autour de cette fosse commune », juge Ida Sawyer, chercheuse à la division Afrique de HRW. « Le gouvernement doit conduire une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées », insiste-t-elle. La chercheuse se dit dubitative devant la thèse avancée par les autorités provinciales – un enterrement d’indigents : « Le nombre est énorme pour un enterrement au milieu de la nuit, dans une seule fosse. Bien sûr, c’est possible que ce soit des cadavres abandonnés par les familles ou des bébés mort-nés. Pourtant des gens cherchent encore les victimes de janvier. Elles sont peut-être à Maluku. Et si, pour savoir, il faut exhumer les corps, alors faisons-le. » Appels à l’ouverture d’une enquête indépendante En attendant, l’enquête judiciaire sur la fosse commune de Maluku continue. Un député de l’opposition a également introduit une question orale à l’Assemblée sur cette fosse commune. Question qui pourrait être abordée lors de la prochaine plénière à l’Assemblée nationale congolaise, le jeudi 9 avril. De nombreuses réactions et interrogations de la société civile se font également sentir. Les appels à ouvrir une enquête indépendante se multiplient. L’Association congolaise pour l’accès à la justice, mais aussi l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho). Toutes deux appellent le gouvernement à confier les enquêtes sur les 421 corps enterrés dans cette fosse commune, le 19 mars dernier, à une commission indépendante. L’Asadho se dit choquée que des personnes aient été enterrées dans une fosse commune. Pour l’ONG, trop de questions sont encore sans réponses et il faut une enquête indépendante, comme l’explique Mâitre Jean Keba Kangodié, représentant de l’Asadho.

http://www.rfi.fr/afrique/20150408-rdc-fosse-commune-maluku-reveille-debat-repression-janvier/?aef_campaign_date=2015-04-08&aef_campaign_ref=partage_aef&dlvrit=1448817&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=twitter MISE A JOUR DU 08/04/2015 LES STATISTIQUES DES MORGUES DE KINSHASA GROSSIEREMENT FALSIFIEES (RATURE ET CORRECTIONS MANUELLES VISIBLES) EXIBEES PAR L EXECUTIF KABILA
7+10+20+65 DONNE 100%? Des faussaires criminels et amateurs… MISE A JOUR DU 08/04/2015 A 19H00 
JOURNAL LE PAYS / BURKINA FASO
DECOUVERTES MACABRES EN RDC : Quand les charniers de Kabila commencent à parler
MISE A JOUR DU 06/04/2015 A 17H50 ALERTE: LE PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS, LAMBERT MENDE, DECLARE QU’IL N Y AURA PAS D EXHUMATION DES 425 CORPS DE LA FOSSE COMMUNE DE MALUKU CAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT OU BIEN LES ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME N’AURAIENT PAS LE DROIT D’INTRODUIRE CETTE REQUETE (sic): A SOULIGNER QUE SAMEDI 4/4/2015 LE MINISTRE DE L’INTERIEUR AINSI QUE CELUI DE LA JUSTICE AVAIENT DECLARE OFFCIELLEMENT QUE LES CORPS ALLAIENT ETRE EXHUMES POUR ECLAIRCIR LA QUESTION DE LA PRESENCE DE CETTE FOSSE COMMUNE – SOURCE REUTEURS
Opposition, rights group demand investigation into Congo mass burial
KINSHASA (Reuters) – A rights group and an opposition lawmaker called on Monday on the government of Democratic Republic of Congo to investigate the late night burial of at least 421 bodies last month. The government said on Friday that local authorities had buried the corpses overnight on March 19 in the rural commune of Maluku, saying they were dead fetuses and still-born babies as well as unclaimed corpses.
But U.S.-based Human Rights Watch suspects the bodies might belong to people killed in anti-government protests in January or a crackdown on Kinshasa criminals.
At least 40 people died in the violent protests against a proposed law to require a national census before an election – a move that opponents said was an attempt to delay the vote and extend President Joseph Kabila’s mandate. Ida Sawyer, senior researcher for HRW in Congo, said bodies went missing both during the protests as well as in an anti-gang operation in late 2013 and early 2014, in which the group says at least 51 people were killed. « Further investigations are required to determine if the bodies of those killed in January are among those buried in Maluku, » she said. The political climate in Congo is tense ahead of the presidential election scheduled for late next year when Kabila’s mandate is set to expire. « Why bury these people at night? There needs to be an inquiry. This is not a simple affair, » Martin Fayulu, told Reuters on Monday. Human rights workers first became aware of the burial site after residents of Maluku reported a smell and tire tracks near the local cemetery more than two weeks ago. « The women who work the fields there noticed a foul odor. They discovered the leg of a body, » said Dolly Idefo, executive director of Voice for the Voiceless, a Kinshasa-based human rights organization.
There was nothing to mark the burial site, Idefo added.
The government says the bodies were buried individually and not in a mass grave. Congo’s justice minister, Alexis Thambwe, said on Friday the government was prepared to exhume all the corpses should anyone raise the « slightest doubt » about the circumstances of their deaths.
But government spokesman Lambert Mende said on Monday there would be no exhumations, saying that human rights bodies or government officials had no right to make such a request.
(The story removes superfluous word in paragraph 2) (Writing by Emma Farge; Editing by Alison Williams) http://www.reuters.com/article/2015/04/06/us-congodemocratic-grave-idUSKBN0MX0X320150406
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MISE A JOUR DU 05/04/2015 A 19H30
DECLARATION POLITIQUE
LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE UNE ENQUETE INDEPENDANTE SUR LA DECOUVERTE D’UNE FOSSE COMMUNE CONTENANT 425 CORPS A MALUKU, PRES DE KINSHASA

DECLARATION POLITIQUE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE UNE ENQUETE INDEPENDANTE SUR LA DECOUVERTE D’UNE FOSSE COMMUNE CONTENANT 425 CORPS A MALUKU, PRES DE KINSHASA La Démocratie Chrétienne avait dénoncé, au cours d’une intervention sur le plateau de la télévision de France 24 de son Secrétaire Général, M. Freddy Kita, que les civils congolais sauvagement abattus par la police et surtout par l’armée congolaise, à la suite des manifestations populaires du 19/20/21 janvier 2015 contre une modification inconstitutionnelle de la loi électorale, se comptaient en plusieurs centaines de victimes portées disparues à Kinshasa. (Voici le lien https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qaZ5X9fw6YA ). A la dénonciation de la DC avait fait écho celle du défenseur des Droits de l’Homme, M. Chystopher Ngoy, qui avait alerté l’opinion internationale, à propos de la présence de la Garde Républicaine à l’intérieur de l’Hôpital Mama Yemo, à Kinshasa. M. Ngoy avait dénoncé, selon ses propres mots, que des éléments de la Garde Républicaine en civil exécutaient les blessés et empêchaient que des soins urgents ne soient administrés aux blessés réputés de l’opposition politique. (Voici le lien du témoignage de M Ngoy http://www.rtbf.be/info/monde/detail_avant-d-etre-enleve-il-denoncait-des-exactions-de-soldats-de-kabila?id=8877941). Quelques minutes après son témoignage téléphonique recueilli par la télévison belge RTBF, le défenseur des Droits de l’Homme Chrystopher Ngoy sera enlevé et détenu au secret par les services de sécurité congolais. Il est actuellement détenu en tant que prisonnier politique à l’instar d’Eugène Diomi Ndongala, Kiboko, Kikunda, Yangambi, Kabatshi et tous ceux qui ont voulu dénoncer les dérives totalitaires du régime Kabila. Face à l’étendue des massacres de civils au cours des manifestations du 19/20/21 janvier 2015, même le Cardinal Laurent Monsengwo avait réagi sur la Radio Vaticana, demandant au gouvernement congolais « d’arrêter de tuer les congolais ». (Voici le lien du fichier audio de la Radio Vaticana: http://media02.radiovaticana.va/audio/audio2/mp3/00462476.mp3). Depuis une dizaine de jours, la population de la bourgade de Maluku multipliait les alertes à la presse dénonçant des odeurs nauséabondes en provenance d’un champ. Alertée, la Mission de Stabilisation de l’Onu en RDC, Monusco, avec l’aide de la Croix Rouge, a déterré 425 cadavres du lieu dénoncé par la population de Maluku. Dans la fosse commune, des corps étaient entassés comme des restes de boucherie. Connaissant la pratique néfaste de la police et de l’armée congolaises de confisquer les corps des personnes abattues au cours des manifestations politiques, la DC estime que l’identification des corps enterrés nuitamment à Maluku et la cause de la mort de ces citoyens congolais doivent faire l’objet d’une enquête internationale indépendante, le gouvernement de la RDC ne pouvant pas être juge et partie dans cette affaire gravissime dans laquelle il est mis en cause. En effet, les massacres ne font que se multiplier dans l’impunité la plus totale, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est de la RDC, sans que les responsabilités ne soient clairement établies. L’impunité expose les civils congolais à des nouveaux massacres en série, dont l’objectif est de terroriser le peuple congolais pour confisquer le pouvoir par la force. Voilà pourquoi, il faut immédiatement mettre un terme à cette guerre qu’un apparat polico-militaire irresponsable, criminel et illégitime mène contre le peuple congolais depuis des années, dans l’ impunité la plus totale. Vérité et Justice pour le Congo, Fait Kinshasa, le 05/04/2015 Jean-Pierre Boka Kapella, Porte-parole, de la Démocratie Chrétienne***
MISE A JOUR DU 05/04/2015 A 15H15
CARDINAL MONSENGWO: « ARRETEZ DE TUER LA POPULATION, ARRETEZ D’ASSIEGER KINSHASA »-fichier audio RADIO-VATICANA

L’archevêque de Kinshasa appelle au calme en RDC/ RADIO VATICANA
http://media02.radiovaticana.va/audio/audio2/mp3/00462476.mp3
Jeudi dans l’après-midi, le Sénat congolais a reporté au lendemain l’examen de la loi électorale contestée à l’origine des violences. http://fr.radiovaticana.va/news/2015/01/22/l%E2%80%99archev%C3%AAque_de_kinshasa_appelle_au_calme_en_rdc/1119481
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MISE A JOUR DU 05/04/2015 A 15H00
Avant d’être enlevé, il dénonçait des exactions de soldats de Kabila/RTBF

Avant d’être enlevé, il dénonçait des exactions de soldats de Kabila
MONDE | Mis à jour le vendredi 30 janvier 2015 à 12h01

MISE A JOUR DU 05/04/2015 A 14H00
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MISE A JOUR DU 05/01/2015 A 13H40
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Maluku : le charnier de « Joseph Kabila »
Quatre cent vingt-cinq! C’est le nombre de cadavres découverts dans une fosse commune par des habitants de la commune de Maluku. Un cas sans précédent. Selon le ministre de l’Intérieur, le PPRD Evariste Boshab, il s’agirait des dépouilles des « indigents »gardées « depuis longtemps » à la morgue centrale de l’hôpital Mama Yemo. Une morgue gardée par des militaires de la garde présidentielle. Lors des manifestations des 19, 20, 21 janvier à Kinshasa, des organisations de défense des droits humains avaient accusé les « forces de sécurité » d’avoir emporté les corps de leurs victimes. C’est le cas notamment de l’organisation non gouvernementale américaine Human Right Watch (HRW). On espère que les familles restées sans nouvelles de leurs proches, depuis ces événements, vont se manifester auprès des ONG de défense des droits humains. On espère également qu’une enquête indépendante sera ouverte sur cette macabre découverte. Qui sont les individus dont les corps viennent d’être déterrés d’une fosse commune au cimetière de Fula-Fula à Maluku ? A quand remonte leurs décès? Dans quelles circonstances exactes ont-ils perdu la vie? Seul un médecin légiste pourrait fournir des réponses univoques à ces interrogations. Autres questions : quelle est l’autorité qui a ordonné l’inhumation de ces corps ? Ladite autorité a-t-elle tenté de contacter les familles concernées? Depuis au moins deux semaines, les habitants de certains quartiers de la commune de Maluku ne savaient plus respirer. En cause, des odeurs méphitiques qui se dégageaient du cimetière de Fula Fula. Contactés par des riverains, des agents de la Mission onusienne au Congo (Monusco) sont descendus sur le lieu. La découverte est apocalyptique : quatre cent vingt-cinq corps enfouis dans une fosse commune. Respectueuse de la « souveraineté » de l’Etat congolais et surtout du principe de la territorialité de la loi, la Monusco a saisi les autorités judiciaires compétentes afin d’ouvrir une enquête. Saura-t-on la vérité dans ce Congo démocratique où la justice est aux ordres du président de la République? Quel est ce magistrat du parquet qui oserait défier le pouvoir kabiliste en menant une enquête impartiale? « Des corps emportés » En attendant d’y voir plus clair, des observateurs se sont rappelés les accusations proférées en janvier dernier par des organisations de défense des droits humains. Au lendemain des manifestations des 19, 20 et 21 janvier, des ONG de défense des droits de l’Homme – c’est le cas notamment de Human Right Watch – avaient accusé les éléments de la garde prétorienne de « Joseph Kabila », déguisés en policiers, d’avoir emporté les corps de leurs victimes. But : effacer des traces. Certaines sources soutiennent que le lundi 19 janvier, plusieurs manifestants ont été arrêtés et emmenés vers des « destinations inconnues ». D’autres arrestations avaient eu lieu mardi 20 et mercredi 21 janvier dans les milieux estudiantins. C’est le cas notamment à l’université de Kinshasa et à l’UPN (Université pédagogique nationale). Les personnes appréhendées n’ont plus donné signe de vie. Selon des témoins au Rond-Point Ngaba et ailleurs, les membres des forces dites de sécurité ont fait preuve d’une «cruauté» inqualifiable lors de ces manifestations. Certains Kinois ont suspecté la présence de « soldats étrangers » dans les rangs du «commando » chargé de la répression. « Sans sommation, ils ont tiré sur des gens dont le crime se limite à clamer que Kabila doit dégager », déclarait un habitant de la commune de Ngaba à l’AFP. Et voici Boshab… Sous d’autres cieux, le moindre cas d’homicide reste de la compétence exclusive de la police judiciaire travaillant sous l’autorité du procureur. Le Congo de « Joseph Kabila » est un cas à part. En lieu et place d’un magistrat du parquet, c’est un membre du pouvoir exécutif qui a pointé son nez. Il s’agit du ministre de l’Intérieur, le PPRD Evariste Boshab. Boshab s’est empressé de publier, vendredi 3 avril, un rapport contestant la version laissant entendre que les dépouilles découvertes seraient celles des « disparus » des manifestations précitées. On le sait, le bilan officiel s’élève à 12 morts. Bilan officieux : 42. Selon le ministre de l’Intérieur, les quatre cent vingt-cinq restes trouvés proviendraient de l’hôpital Mama Yemo. Il s’agirait des indigents, « gardés longtemps à la morgue ». L’inhumation a été ordonnée par le gouvernement provincial de Kinshasa suite à une demande de la direction de cet établissement hospitalier. Le juriste Boshab qui feint d’ignorer de marcher sur les plates bandes du pouvoir judiciaire a assuré que « le gouvernement central est prêt à faire exhumer les corps ». Un aveu. « Arrêtez de tuer votre peuple » Dans une intervention à la radio publique belge francophone (RTBF), mercredi 21 janvier, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, déclarait que trois cent quarante-trois personnes avaient été arrêtées. Il n’a jamais révélé le lieu de leur détention. Que sont ces personnes devenues? Président de l’Asadho, Jean-Claude Katende avait, exigé, à l’époque, l’ouverture d’une « enquête indépendante » afin de déterminer les responsabilités sur toutes ces pertes en vies humaines. Dans un communiqué pathétique publié le mercredi 21 janvier, l’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya, lançait ces mots en direction des autorités congolaises : « Arrêtez de tuer votre peuple ». Et d’ajouter : « Ces derniers jours, Kinshasa est dans un état de siège incompréhensible. La population est en révolte. Certains hommes politiques, avec les forces de l’ordre, sèment la désolation et créent l’insécurité générale. Nous stigmatisons ces agissements qui ont causé mort d’homme ». Quatre cent vingt-cinq cadavres. C’est un véritable charnier. Tous ces corps étaient gardés à la morgue centrale de Mama Yemo? C’est à vérifier. Il faut espérer que le ministre de l’Intérieur va s’effacer pour laisser la charge des investigations aux magistrats du parquet assistés par des experts internationaux. Il faut espérer également que les familles congolaises qui déplorent des « disparitions » auront le courage de communiquer des renseignements utiles aux organisations de défense des droits humains. Il faut espérer enfin que « Joseph Kabila » va rompre son silence dédaigneux pour fournir des explications à une opinion congolaise « fatiguée » par les excès d’un pouvoir criminel… B.A.W © Congoindépendant 2015
Il faut une commission d’enquête internationale pour établir les responsabilités de ce crime ignoble. Kabila n’en est pas à son premier coup. Le double massacre au Bas-Congo, c’est le double des victimes de la fosse commune de Maluku. Trop, c’est trop. |
| Matshozi [matshozimbeko@gmail.com] 05/04/2015 09:18:03
Pendant que nous nous emouvons et condamnons les excès terroristes qui s’emparent de l’Afrique avec les affres de Boko haram,des shebabs qui ont fauché une centaine d’étudiants au kenya,nous sommes nous mêmes dirigés par un terroriste. Un genocidaire qui pense qu’il continuera à égorger impunément notre peuple;trop c’est trop.tot ou tard il repondra de ces horreurs. Paix aux âmes des disparus.
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| djino [djino1983@hotmail.de] 05/04/2015 09:43:23
cessez de pleurnicher, publiez l,information. peuple idiot, meme si nous sommes idiot, mais chers freres pas jusqu,à ce niveau. haaa au juste sommes -nous des humains ou des animaux? si cette affaire ne fait pas tomber kabila et ses membres, donc nous congolais, sommes le peuple le plus idiot du monde.
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DEVOIR DE MEMOIRE – LA FOSSE COMMUNE DE KIMWENZA OU SERAIENT ENTERRES LES MARTYRS DES ELECTIONS FRAUDEULEUSES DE 2011 ET QUI N’A JAMAIS FAIT OBJET D’INVESTIGATION A CE JOUR – VIDEO DU LIEU + TEMOIGNAGE AUDIO D UN TEMOIN OCULAIRE https://democratiechretienne.org/2011/12/15/flash-une-fausse-commune-avec-un-grand-nombre-de-corps-decouverte-par-la-populationa-a-kimwenzakinshasa/
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MISE A JOUR DU 04/04/2015 A 17H30 IMAGE D’ UN CADAVRE DETERRE A MALUKU PAR LA POPULATION 
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*MISE A JOUR DU 04/04/2015 A 16H00 – RFI
Kinshasa: des centaines de corps inhumés dans une fosse commune à Maluku
publié il y a 2 heures, 14 minutes, | Denière mise à jour le 4 avril, 2015 à 10:13 | sous Actualité, Actualité, Kinshasa, La Une, Politique, Sécurité, Société. Mots clés: Boshab, cimetière, enterrement, Fosse commune, Indigents, inhumation, Maluku, Monusco, morgue
Environ quatre cent vingt-cinq corps ont, depuis deux semaines, été enterrés dans une fosse commune au cimetière de Fula-Fula dans la commune urbano-rurale de Maluku à Kinshasa. La découverte a été faite par la population de ce coin de la capitale. Elle a tout de suite saisi la Monusco pour dénoncer des odeurs nauséabondes qui s’y dégageaient.
La mission onusienne a, à son tour, saisi le Procureur de la République lui demandant d’ouvrir une enquête sur ce dossier. Certaines sources concordantes affirmaient que ce sont des corps des personnes mortes lors des événements survenus du 19 au 21 janvier dernier dans la capitale.
Pendant ces trois jours, l’opposition avait organisé des manifestations pour dénoncer la modification de la loi électorale alors en discussion au Parlement. Dans son rapport publié vendredi 3 avril à Kinshasa, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, a rejeté la version selon laquelle des corps enterrés dans cette fosse commune sont des victimes des émeutes survenues en janvier dernier dans la capitale. Il a précisé que le nombre de victimes de ces manifestations ont été bien connu [12 morts pour des sources officielles et 42 selon la Fédération internationale des droits de l’homme].
A (re) Lire: Kinshasa: controverse autour du bilan de la manifestation de l’opposition
Pour Evariste Boshab, il s’agit plutôt des indigents, gardés longtemps à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo et inhumés par l’Hôtel de ville de Kinshasa sur une demande de la direction de la morgue. Selon le rapport du gouvernement, parmi ces indigents, il y a des personnes ayant rompu le tissu social avec leurs familles, des corps abandonnés, des corps non identifiés et des morts-nés, enregistrés en bonne et due forme à la morgue centrale. Evariste Boshab a par ailleurs indiqué que c’est au nom de la transparence et du devoir de la vérité que le gouvernement rend public son rapport administratif, en attendant le volet judiciaire. Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a également déclaré que le gouvernement était disposé à exhumer les corps, si la demande était faite ou si le moindre doute persistait. Pour plus de transparence, Evariste Boshab a promis de mettre son rapport à la disposition de tous. Les représentants du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH), présents à cette rencontre, se sont félicités de cet échange et disent prendre bonne note des déclarations du gouvernement, mais attendent le rapport administratif promis pour se prononcer sur ce dossier. Outre les membres du BCNUDH, d’autres organismes ont pris part à cette rencontre dont les ONG des droits de l’homme congolaises, Human Right Watch, les membres du gouvernement ainsi que les responsables des services de sécurité. Lire aussi sur radiookapi.net
REACTION DE FISTON LUMUMBA SUR FB
RDC : affaire des Charnières, Boshab tente de s’expliquer A-t-il le droit…. ? Possède t-il un permis… ? De tuer ? De massacrer ? Kabila, Boshab, Kimbuta, Kanyama possèdent –ils un certificat de tuer ? Un certificat délivré peut être par la communauté internationale afin de massacrer sans crainte le Peuple Congolais ? La Personnification du Peuple. Mais comment… ? Comment massacre t- on ainsi ? Les charnières de Maluku, à Mokako existent, Evariste Boshab –Ministre de l’intérie…ur de Mr Joseph Kabila l’a confirmé devant les ONG : « Nous avons procédé….la nuit…à l’enterrement… ». Enterrer qui ? Qui sont ces morts ?




A gauche, Evariste Boshab, ministre de l’Intérieur et secrétaire général du PPRD






