Madame Patrizia Diomi crève l’abcès
» Son engagement politique aux côtés de Tshisekedi, son combat pour la vérité des urnes, le lancement de la MPP, l’organisation de la messe de soutien à la population de l’Est… sont parmi les fautes commises par Eugène Diomi Ndongala « , a soutenu son épouse La Voix des Sans Voix (VSV) a offert sa tribune vendredi 27 juillet dernier à l’épouse de M. Eugène Diomi Ndongala, Patrizia Diomi, ainsi qu’a ses avocats, un mois après la disparition de ce député et porte-parole de la Majorité présidentielle populaire (MPP).
Déterminée à » crever l’abcès « , Patrizia Diomi a déclaré notamment :
» Mon mari est à la merci d’un appareil politico-militaire liberticide, en tant que prisonnier politique, sans que ni sa famille, ni les militants de son parti ne sachent où il se trouve « .
Pour elle, la faute commise par son époux, c’est son engagement politique aux côtés d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, son combat pour la vérité des urnes, le lancement de la Majorité présidentielle populaire (MPP), l’organisation d’une messe à la Cathédrale Notre Dame du Congo pour compatir avec les populations de l’Est, victime d’une guerre injuste, en présence d’Etienne Tshisekedi.
Après avoir retracé les circonstances dans lesquelles son mari a été porté disparu, elle s’est demandé » dans quel autre pays au monde un leader de l’Opposition peut-il être effacé de la scène politique, séquestré pour ses opinions, dans l’impunité la plus totale ? Et dans quelle autre démocratie un député en fonction peut voir son immunité parlementaire piétinée, comme cela a été le cas pour le député Diomi ? «
Patrizia Diomi s’est également posée la question de savoir dans quel autre Etat » normal » de la planète on peut essayer de salir l’honneur d’un homme politique sur la base des accusations d’un repris de justice » notoire, multirécidiviste, connu par tous dans la ville de Kinshasa pour ses activités de frappeur et qui collabore activement avec la police politique aux ordres d’un colonel » ?
En plus, » le prétendu père accusateur n’est pas le géniteur des dames présentées comme ses filles qui d’ailleurs ne sont même pas des sœurs « .
Sans hésiter, elle a cité Kennedy Kambala contre lequel elle a déjà déposé une plainte pour diffamation, imputations dommageables et association des malfaiteurs. Car son mari a été accusé de » viol » alors qu’il n’était même pas présent sur le lieu du prétendu crime.
A moins que ce crime soit commis de façon télépathique, puisque, confirme-t-elle, ce 26 juin 2012, Diomi Ndongala était à la maison depuis 18h00′, d’où il sera informé, à partir de 22h00′, par téléphone, de la descente des policiers venus occuper le siège de la Démocratie chrétienne (DC), l’empêchant ainsi de fonctionner.
C’est ainsi que l’épouse du député Diomi s’est demandée comment le procureur général de la République peut-il donner en pâture à des télévisions d’obédience du pouvoir, très intéressées et alertées d’avance, une mise en scène de la police visant à appuyer la présentation d’un opposant politique comme un criminel, en violation de toutes les normes de procédure pénale congolaise, et en violation des garanties constitutionnelles de ce pays, comme la présomption d’innocence, le secret de l’instruction et surtout l’immunité d’un parlementaire en fonction.
» Non, arrêtons ce théâtre de mauvais goût « , a dit l’oratrice, exigeant la libération immédiate d’Eugène Diomi Ndongala, recherché par sa famille politique et biologique depuis un mois déjà. Car, ce qui se fait présentement est une tentative d’élimination physique et politique de ce député.
Pour » La Voix des Sans Voix « , la vie et la sécurité du député Diomi Ndongala sont en danger, sa famille traumatisée car privée de tout contact avec lui.
Pendant ce temps, une confusion est entretenue. Certaines personnes soutiennent qu’il serait à l’ambassade d’Italie, d’autres ont signalé sa présence en Italie. D’autres encore avancent des thèses selon lesquelles il serait en fuite. Ce qui est complètement faux, précise Patrizia Diomi.
La VSV en appelle aux autorités congolaises de privilégier l’écoute et l’acceptation des autres et de leurs points de vue, seule voix à même de favoriser l’épanouissement d’une culture de tolérance politique en République démocratique du Congo. |