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L’ASADHO exige de l’ANR la libération des personnes détenues illégalement dans ses cachots à Kinshasa

L’ASADHO exige de l’ANR la libération des personnes détenues illégalement dans ses cachots à Kinshasa

Jeudi, 01 Novembre 2012 14:08

L’Association Africaine de défense des Droits de l’homme, Asadho en sigle, dénonce la violation des droits fondamentaux dont l’Agence Nationale des Renseignements, ANR, se rend coupable à l’égard des personnes qu’elle détient en violation des normes internationales et nationales relatives aux droits de l’Homme.
En effet, selon les informations recoupées par l’Asadho, l’ANR détient plus ou moins 132 personnes civiles et militaires dans les cellules (Guantanamo, Cafétéria et VIP)  de son cachot situé sur l’ex avenue 3Z, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Les personnes détenues seraient impliquées dans les dossiers de l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat, Général Munene et Colonel John Tshibangu. Il s’agit de :
– Lieutenant Bernard Owando, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 18 mois ;
– Colonel Sylvain Mwanza Makuikila, ressortissant de la Province de Bandundu détenu depuis 15 mois;
– Tyty Lontulu, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 11 mois ;
– Soldat Omar, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 11 mois ;
– Faustin Mangua, Militaire ressortissant de l’Equateur détenu depuis 9 mois;
– Adjudant Mabele, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 7 mois;
-Alain Kalala Kibwenge, civil ressortissant de la Province de Bandundu détenu depuis 5 mois;
– Lieutenant Limbaya Lima, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 8 mois ;
– Cap Samba, ressortissant de la Province de l’Equateur détenu depuis 6 mois ;
– Madame Mimi, civile, ressortissant de la Province de l’Equateur arrêtée en lieu et place de son mari, capitaine Delta, détenue depuis 6 mois ;
– Monsieur Fortunat Kasongo, journaliste ressortissant de la Province du Kasaï Oriental détenu depuis 72 jours ;
– Monsieur John Mpoyi, journaliste ressortissant du Kasaï Occidental détenu depuis 72 jours ;
– Monsieur Pierre Sosthène Kambidi, journaliste ressortissant du Kasaï Occidental détenu depuis 52 jours ;
– Monsieur Mwami Eyano, Policier- ressortissant de la Province de Maniema détenu depuis 38 jours ;
– Lieutenant Aimé Kasereka Mbaya, détenu depuis 3 jours;
– Il y a aussi plusieurs militaires amenés des Provinces du Nord-Kivu et Bas-Congo et qui sont en détention depuis3 jours.

L’Asadho relève que malgré l’article 18 de la Constitution qui dispose que « la garde à vue ne peut excéder quarante huit – heures. A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente », l’ANR continue à détenir au-delà du délai prévu par la loi fondamentale. Elle ne veut ni libérer les victimes ni les mettre à la disposition de l’autorité judiciaire compétente.
Le fait que les personnes détenues soient privées de la visite de leurs proches et de l’accès aux avocats est illustratif de la volonté manifeste des agents de l’ANR de porter atteinte aux droits fondamentaux des détenus.
Elle s’inquiète du fait que malgré les dénonciations qui sont faites, le Président Joseph Kabila de qui dépend encore l’ANR n’entreprend aucune action ni pour faire libérer les personnes détenues en violation de la Constitution ni pour sanctionner les agents qui se rendent coupables d’atteintes aux droits de l’Homme.
Face à ce qui précède, l’Asadho recommande :
– Au Président de la République :
* De faire libérer les personnes actuellement détenues par l’ANR en violation des lois de la République Démocratique du Congo ;
* De faire ouvrir des poursuites disciplinaires et judiciaires contre les agents de l’ANR impliqués dans la détention arbitraire des personnes identifiées ci-dessus.
* A la Ministre de la Justice et des Droits Humains :
* De visiter régulièrement les cachots de l’ANR pour s’assurer que les droits fondamentaux des personnes détenues sont respectés et que leur détention est conforme aux lois de la RD. Congo.
Fait à Kinshasa, le 30 octobre2012
ASADHO

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  1. Avatar de Didier Meo
    Didier Meo #

    Kongolaises et Kongolais,
    Ce qui se passe au Kongo-Kinshasa doit être carrément défini comme l’extermination du Peuple de ce beau et riche pays par un inculte mercenaire rwandais et quelques personnes sataniques, qui ne méritent aucun respect de la part d’un citoyen démocrate. À l’étranger la majorité de Congolais vit de l’aide sociale ou de petits boulots mal rémunérés et abandonnés par les autochtones ou indigènes. À tout cela s’ajoute la discrimination au quotidien. Au Kongo-Kinshasa, les étrangers s’enrichissent, occupent des postes de direction jusqu’au sommet de l’état, et le peuple kongolais croupit dans une misère insupportable. Une telle situation ne peut jamais être acceptée par les Occidentaux dans leurs pays respectifs. Alors, Peuple kongolais, il ne faut plus tolérer d’exister de cette manière, il faut un changement immédiat. Donc, le Kongo-Kinshasa aux Kongolais !

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    1 novembre 2012

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