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L’Acaj plaide pour la libération et la grâce / TEMPETE DES TROPIQUES 16.19.13

TEMPETE DES TROPIQUES 001L’Acaj plaide pour la libération et la grâce

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Écrit par Lefils Matady
Lundi, 16 Septembre 2013 09:01

Dans une lettre adressée au présidium des Concertations nationales

présidentielle des prisonniers politiques d’opinion Diomi Ndongala, Kutino, Chalupa, Muhindo, Verdict Mituntwa… cités par cette Ong de défense             et de promotion des droits de l’homme Dans une correspondance adressée le 9 septembre 2013 aux membres du présidium des Concertations nationales, L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) que dirige Me Georges Kapiamba, saisit l’occasion qu’offrent ces assises pour plaider en faveur de la libération, sans condition, des détenus et prisonniers politiques ou d’opinion.

Cette Ong des droits de l’homme considère comme prisonnier politique tout individu emprisonné pour des motifs politiques,  et comme prisonnier d’opinion toute personne détenue ou restreinte dans sa liberté du fait de ses convictions politiques ou religieuses ou pour toute autre raison de conscience, de son origine ethnique, de son sexe ou de son orientation sexuelle, de sa couleur, de sa langue, de son origine sociale ou de sa nationalité, de sa situation économique, de sa naissance ou de toute autre situation et qui n’a pas usé de violence ni incité à la violence ou à la haine.

En effet, l’ACAJ a documenté plusieurs cas d’enlèvements, d’arrestations et de détentions arbitraires des membres de l’opposition, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes, pour avoir exercé leurs libertés d’expression, d’opinion ou de la presse, selon le cas.  » Beaucoup de détentions ont été suivies de torture, traitements inhumains, cruels et dégradants « , constate l’Ong.

Aussi, d’autres cas concernent des personnes qui ont été arrêtées, jugées et condamnées à cause de l’exercice de leurs libertés publiques et appartenance à l’opposition politique ou à la société civile pour lesquels l’ACAJ plaide la grâce présidentielle.
L’ACAJ attire l’attention

Pour  l’ACAJ, l’heure n’est plus à l’appréciation de leur légalité, mais à attirer l’attention de chaque acteur sur la nécessité de rétablir les victimes de ces actes répréhensibles dans leurs droits, et ainsi prétendre atteindre les résultats escomptés à l’occasion des Concertations nationales.

C’est pour ces raisons qu’elle recommande aux Concertations nationales le vote d’une résolution demandant la libération sans condition des détenus politiques et d’opinion, et la grâce présidentielle pour ceux qui sont déjà condamnés et purgent à ce jour leurs peines.

Cela permettra, poursuit-elle, de sceller la réconciliation, de rétablir la démocratie, la paix sociale et l’unité nationale perdue ou gravement entamées suite aux multiples violations des droits de l’homme.

Pour ce qui est de la libération sans condition des détenus, Acaj cite en premier lieu Eugene Diomi Ndongala, président du parti politique d’opposition dénommé Démocratie chrétienne (DC) et porte parole de la Majorité présidentielle populaire (MPP), détenu au CPRK contre trois arrêts de la Cour suprême de justice (CSJ) ordonnant son assignation à résidence.

L’ACAJ demande aux autorités compétentes  » de le libérer immédiatement et sans condition, et qu’une enquête indépendante, efficace, exhaustive et impartiale soit menée afin d’identifier les responsables de son enlèvement et sa détention au secret, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et leur appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi « .

Outre Diomi Ndongala, Acaj demande aussi la libération de Verdict Mituntwa Nkoba, Marie-Josée Kabungama, Jeancy Kabengele Tshibangile, Tshibasu, Justin Shaumba, Elie Ikuku Boliambalilie,  Madoudou  Katumba, Mokambi Makumu, Apocalypse Zomo Kofio, Jonas Mwimpa Bowa Lukusa, Oyandeke Lokoma, Tshibasu Dianda, Jean Mbiola Mbiola et Florien Bakatufikila Munda.

Ces personnes ont été enlevées, individuellement, à en croire Acaj, entre 2 heures et 12 heures du matin en date du 18 Janvier 2013, sans aucun mandat de justice, et rassemblées dans une parcelle à Kinshasa où elles ont été présentées à la presse au motif qu’elles faisaient partie d’un mouvement insurrectionnel destiné à déstabiliser les institutions politiques en place.

Cette Association des droits de l’homme plaide également pour la libération du professeur Mbonekube et de Willy Sebatware, Bika Selemani, Baleke Idrissa et Kambazi Lisasi.

De la Grâce Présidentielle des condamnés L’ACAJ plaide pour la grâce présidentielle en faveur du Révérend pasteur Kutino, de Jacques Chalupa et du député MUHINDO, tous arrêtés, jugés et condamnés à l’issue des procès politiques.

L’ACAJ plaide aussi pour la grâce présidentielle en faveur de neuf défenseurs des droits de l’homme, membres de l’Association pour la Défense des Intérêts de la Ville de Bandundu (ADIVB), condamnés pour avoir adressé un mémorandum au gouverneur de la province de Bandundu et tenté d’organiser une marche pacifique pour dénoncer la mauvaise gestion de ladite province. Ils sont emprisonnés à ce jour à la prison du cinquantenaire de Bandundu, note l’Ong.

Il s’agit de Roger Kitambala Tayeye, Tanzey Félicien, Dwe Ntotomosi, Kizuba Ngamaki Emmanuel, Tampwo Enayeye, Mboti Boyi Moke René, Muyembe Ngato, Fimbo Kusabuka Reagen et Kambe Freddy.

Cette correspondance est adressée aussi bien aux membres du présidium qu’à ceux des Etats généraux Gouvernance, Démocratie et Réformes institutionnelles qui prennent part aux Concertations nationales.

Mise à jour le Lundi, 16 Septembre 2013 09:32http://latempete.cd/component/content/article/1-nation/1916-lacaj-plaide-pour-la-liberation-et-la-grace-.html
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