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Diomi Ndongala pense qu’une nouvelle Afrique est impossible sans un nouveau Congo / TEMPETE DES TROPIQUES

Diomi Ndongala pense qu’une nouvelle Afrique est impossible sans un nouveau Congo

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Pour ce prisonnier politique, la confiscation du pouvoir par une utilisation abusive de l’ingénierie constitutionnelle est un danger non seulement pour la Rdc mais aussi pour l’Afrique centrale dans son ensemble

A en croire un membre du bureau politique de la Démocratie chrétienne, parti cher au prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, ce dernier a rédigé, le 11 juin dernier, un document intitulé  » Carnet d’un prisonnier politique en RDC  » dans lequel il dénonce le danger que représente, pour l’Afrique, la confiscation du pouvoir de la part de présidents africains autocratiques qui voudraient lancer, à partir du  » laboratoire de la RDC « , une nouvelle ère de présidence à vie, en exploitant des subterfuges d’ingénierie constitutionnelle pour s’éterniser au pouvoir.

Relevant en effet les contradictions de la ligne politique de l’exécutif Kabila – Matata, renseigne ce membre du bureau politique, Diomi constate qu’au cours du dernier conseil des ministres, une décision  » scélérate  » a été prise de modifier la loi fondamentale de la RDC, contre la volonté aussi bien de la majorité des Congolais que de la communauté internationale, laquelle accompagne la RDC dans son processus de stabilisation, démocratisation et démarrage d’un nouveau processus électoral, conformément à la feuille de route programmatique souscrite par l’exécutif Kabila – Matata à l’occasion de la signature de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba.

 » Je constate que le système de la gouvernance par défi continue d’être la règle de gestion de la res publica pour l’exécutif Kabiliste « , peut-on lire dans ce Carnet. Pour l’honorable Diomi, en effet, les membres de ce gouvernement démissionnaire semblent adopter une ligne politique caractérisée par des soudains changements de cap qui ramènent le Congo toujours au point de départ, celui de la centralisation et de la confiscation du pouvoir d’état.

L’auteur de ce document rappelle que dans une lettre officielle adressée aux membres de son gouvernement en date du 28 octobre 2013, le 1er ministre Matata Ponyo avait informé ceux-ci qu’ils expédiaient les  » affaires courantes  » dès le lendemain d’un discours présidentiel devant les deux chambres du parlement réunis en Congrès, les résolutions en question devant constituer le programme du prochain gouvernement.

Ces membres du gouvernement devaient donc être prêts pour la remise et reprise de leurs dossiers. En même temps, toute adoption d’actes règlementaires dans leur domaine de compétence était interdite.

D’ailleurs, un ministre qui n’avait pas respecté la consigne était limogé le 20 novembre 2013 pour avoir pris un arrêté dans son domaine de compétence, sans l’autorisation préalable du chef du gouvernement.

Ce qui est contradictoire, poursuit Eugène Diomi Ndongala à travers ce haut cadre de la DC,  » comment un exécutif placé aux affaires courantes, dont les ministres ne sont plus habilités à adopter les actes réglementaires de leur propre domaine de compétence, puisse être habilité à proposer une révision de la Constitution, qui est un acte majeur de politique générale ? « , s’interroge-t-il. Aussi, le Senat appelé à adopter, avec l’Assemblée nationale, ces modifications de la Constitution annoncées par un gouvernement démissionnaire depuis 8 mois, est également hors mandat depuis trois ans !

La deuxième inadéquation, souligne-t-il, concerne les engagements souscrits par la majorité au pouvoir, au cours du forum politique appelé  » Concertations nationales « .

En prononçant un discours à la Nation, face aux deux chambres du parlement réunies en Congrès, Joseph Kabila avait déclaré qu’il s’engageait  » à donner stricte application aux décisions consensuelles adoptées  » au cours de ce forum de la Majorité et alliés, chanté au nom de la recherche de la cohésion nationale…

La première décision fondamentale de la Thématique dite de  » Gouvernance et Démocratie « , concernait justement le consensus dégagé parmi tous les participants, à ne pas modifier la Constitution.

La deuxième décision concernait la libération de prisonniers politiques nommément identifiés :  » même ce deuxième engagement demeure, dans son ensemble, inappliqué à ce jour « , constate-t-il.

Pour ce dernier, cette attitude de gouverner par défi découle, en réalité, de l’indifférence des actuels  » gouvernants  » par rapport à l’opinion publique nationale, face à laquelle ils n’ont aucun compte à rendre, car l’actuelle majorité est issue de nominations artificielles et n’est pas représentative des choix de la majorité du peuple congolais. Voilà pourquoi les  » élus  » ne s’inquiètent pas de la nécessité de rendre compte.

Ce prisonnier politique trouve important de souligner que la persistance d’une  » gouvernance par défi  » constitue une menace pour la paix, la stabilité ainsi que la reconstruction de la RDC, s’érigeant en obstacle insurmontable pour la réconciliation nationale ainsi que pour le lancement d’un véritable processus de démocratisation en RDC,  » notre pays étant encore et toujours victime de la tentative de privatisation des institutions publiques en faveur d’un clan qui tente de confisquer le pouvoir au détriment de la majorité des Congolais « , peut-on lire.

Par Stone

http://latempete.info/diomi-ndongala-pense-quune-nouvelle-afrique-est-impossible-sans-un-nouveau-congo/

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