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La VSV accuse : Malumalu veut organiser des élections par défi… comme en 2006

La VSV accuse : Malumalu veut organiser des élections par défi… comme en 2006

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) s’est dit en
droit – au regard des actes non consensuels déjà posés – de considérer
que la CENI de l’Abbé Apollinaire Malumalu, comme en 2006 avec la CEI
(Commission électorale indépendante), est sur le point d’organiser des
élections par défi, en n’écoutant personne, sauf la voix de la famille
politique du Chef de l’Etat. Cette prise de position de la VSV – une
organisation non gouvernementale de défense des Droits de l’Homme de
la RDC – adoptée à la suite de la publication, le 26 mai 2014 par la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), du calendrier
électoral des élections urbaines, municipales et locales, a été rendue
publique hier jeudi, le 29 mai 2014, par Dolly Ibefo et Rostin
Manketa, respectivement directeur exécutif et directeur exécutif
adjoint de la VSV. C’était au cours d’un point de presse tenu au siège
de cette organisation, dans la commune de Ngaliema. Pour cette ong des
préalables et non des moindres, existent et militent en faveur de la
non tenue des élections locales dans la précipitation, au risque de
plonger la Rd Congo dans le chaos. Ce calendrier prévoit
l’organisation du scrutin municipal et local (conseillers de communes,
secteurs et des chefferies) pour le 14 juin 2015 ; le scrutin des
conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs de secteurs pour le
29 août 2015 et enfin et le scrutin des maires et maires adjoints pour
le 15 octobre 2015.

Prenant la parole pour présenter l’analyse de la VSV,
Rostin Manketa déclare avoir constaté qu’après la publication dudit
calendrier électoral, des réactions de surprise et des contestations
fusent déjà de partout, notamment des acteurs politiques et de la
Société civile ; et que d’aucuns doutent déjà de la bonne foi et de
l’indépendance effective de la CENI quant à l’organisation d’élections
crédibles. Il a poursuivi en notant que d’autres encore parlent d’un
calendrier électoral irréaliste et loin d’être respecté dans le seul
but de prolonger le mandat de l’actuel Chef de l’Etat, qui ne serait
pas prêt à quitter le pouvoir après la fin de son dernier mandat qui
expire en 2016, conformément à la Constitution. Face à cette
situation, la VSV a exprimé des craintes et des inquiétudes qui
rappellent le chaos électoral de 2011 et de nombreuses irrégularités
ayant émaillé ces élections organisées au moment où l’opinion publique
tant nationale qu’internationale s’attend à des améliorations
significatives du processus électoral après la restructuration de la
CENI.

Carence d’un large consensus entre les
parties prenantes

Pour la VSV, la controverse que suscite la publication du
calendrier électoral prouve à suffisance que les consultations
entamées par la CENI avec les diverses parties prenantes au processus
électoral n’ont pas abouti à un large consensus à même d’apaiser les
esprits et les inquiétudes des uns et des autres quant à
l’organisation cette fois-ci en RDC d’élections transparentes, libres,
apaisées et réellement démocratiques. Elle a rappelé que les élections
organisée en 2006 et en 2011 en RDC ont été à la base de nombreuses et
graves violations des droits humains et autres atteintes aux droits et
libertés fondamentales de la personne humaine dont des tueries, des
arrestations arbitraires et détentions illégales, des disparitions
forcées. Les élections, pour la VSV, ne doivent jamais être en RDC
l’occasion de tuer, de violer les droits et libertés de la personne
humaine. A ce tableau déjà sombre, la VSV a ajouté l’impunité dont
jouissent les auteurs, commanditaires et exécutants de ces graves
violations des droits humains qui restent impunis jusqu’à ce jour.

Tout en reconnaissant l’importance des élections locales,
la VSV a souligné que le moment choisi par la CENI pour les organiser,
en l’absence de tout consensus avec les autres parties prenantes,
semblerait répondre à des agendas cachés, à même de nuire aux efforts
de paix et de la consolidation de la démocratie en RDC. Elle a noté
que les raisons avancées par la CENI ne convainquent pas, car comment
expliquer que la CEI, présidée par le même Apollinaire Malumalu ait
subtilement, en 2006, renvoyé aux calendes grecques les mêmes
élections urbaines, municipales et locales, en ne privilégiant que les
élections présidentielles et législatives? Enfin, l’opinion
s’interroge sur le mobile réel du refus par la CENI de prendre en
considération les réactions et observations de l’opinion publique. La
VSV a donné l’exemple de la Commission épiscopale nationale du Congo
(CENCO) qui a proposé le couplage des élections locales et
provinciales ; sénatoriales et celles des gouverneurs de provinces
pour le premier trimestre de l’année 2015.

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