Elections dans le délai constitutionnel Diomi Ndongala récuse la révision du fichier électoral
Elections dans le délai constitutionnel Diomi Ndongala récuse la révision du fichier électoral


En lieu et place d’une carte d’électeur, Diomi Ndongala propose une carte d’identité moderne, fiable, infalsifiable, informatisée et inviolable. Elle peut être obtenue en faisant un appel d’offre international, s’il faut tenir le pari d’organiser les élections dans le délai constitutionnel, selon le président de DC qui craint que la révision du fichier électoral ne fasse retarder le processus.
La révision du fichier électoral n’est que de l’amalgame pour ne pas respecter le délai prévu par la constitution pour l’organisation des élections, un subterfuge pour proroger le mandat des actuels gouvernants au pouvoir, affirme Eugène Diomi Ndongala. Le président de la Démocratie chrétienne -DC- a dit en être convaincu vendredi, au cours d’une conférence de presse au siège de son parti à la Gombe. Ainsi, selon lui, pour éviter que les uns et les autres trouvent dans la révision du fichier électoral, un prétexte pour se maintenir au pouvoir au-delà du délai imparti par la constitution, une carte d’identité inviolable peut être attribuée aux RD-Congolais, en lieu et place d’une carte d’électeur.
Ne pas voir les élections se tenir en RD-Congo dans le délai constitutionnel, à la fois une inquiétude et une fixation pour Eugène Diomi Ndongala. Pour le président de la Démocratie chrétienne, la Ceni peut bien se passer de l’opération de révision du fichier électoral et accélérer le processus en optant pour une carte d’identité moderne, fiable, infalsifiable, informatisée et inviolable. Ce procédé aura pour avantage selon lui, de créer un fichier national des élections et d’identification des RD-congolais, qui permette une préparation prompte des élections à tout moment. «Ils n’est pas encore trop tard. A travers le monde, il y a des sociétés qui peuvent produire jusqu’à deux millions de cartes d’identité par jour. Notre Etat ne va rien débourser. Avec plus ou moins deux dollars USD chaque citoyen du pays peut s’en procurer et permettre ainsi de payer la facture du fournisseur. Même s’il y aura des reliquats pour le trésor public», propose-t-il. Diomi Ndongala dit ne pas comprendre comment un chef de l’Etat peut rester au pouvoir dix ans durant et se laisser surprendre, alors que le processus aurait dû être planifié pendant les cinq dernières années de son mandat pour éviter à la population d’être soumise au système de cartes d’électeurs. «Or, les résultats de la gouvernance pour ces cinq dernières années, ce sont les malversations financières, le détournement des fonds publics, la mauvaise gestion, le trafic et le placement de l’argent du pays dans des comptes à l’extérieur… nous en avons les preuves», a-t-il martelé. Raison pour laquelle, il a affirmé que l’opposition qui est déjà prête pour affronter les prochaines échéances ne peut en aucun cas tolérer une quelconque prolongation de ce mandat.
«En 2006, on pouvait comprendre que le pays se remettait d’une crise et sortait d’un gouvernement d’Union nationale, mais ce mandat s’est passé dans la quiétude la plus totale. L’opposition n’a pas d’inquiété, ni causé de problèmes à monsieur Kabila. Aujourd’hui, revenir encore sur les cartes d’électeur c’est de la maffia. Parce que si le président était empêché, la constitution dit qu’il faut organiser les élections dans les soixante prochains jours.
Il ne faut pas refaire chaque fois les cartes d’électeur pour avoir un nouveau président!»,
s’est exclamé le président de DC. Selon lui, cela ne peut se justifier que par la peur qu’éprouve le camp présidentiel. Cela se voit à travers sa façon d’agir, a-t-il insisté.
«Le bilan de monsieur Kabila est largement négatif voilà pourquoi il y a trop d’agitations dans son camp. Ils ont commencé par réviser la constitution, et maintenant, c’est la loi électorale qu’ils comptent retoucher. L’opposition n’a pas de compte à rendre par rapport à son bilan. Nous sommes majoritaires parce que le peuple aspire à un changé ment et aux institutions qui répondent à ses attentes»,
s’est-il complimenté. Eugène Diomi Ndongala est assuré que sa voix sera entendue car, selon lui, il est l’un des piliers de l’opposition. En ce qui concerne sa carrière politique, il en parle en ces termes : «Mon parcours en dit long, ma capacité de mobilisation est toujours intacte et ma détermination ne souffre d’aucune contestation».
Barick Buema Senga





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