KINSHASA : LES CONTROLES ROUTIERS DES AGENTS CIVILS SEULS DE BUMBA, UN ABUS CONTRE LA CONSTITUTION
Les Agents Civils « en solo « qu’on a vu sur les routes ne peuvent ni arrêter ni contrôler les documents des citoyens, compétence qui relève exclusivement un OPJ de la brigade routière ou de la police – Une Violation Constitutionnelle qui Mine l’État de Droit et Favorise l’Arbitraire.
Au cœur du chaos routier de Kinshasa, une énième farce grotesque se joue sous nos yeux : des agents civils de l’Hôtel de Ville, déployés dans une opération ubuesque et génératrice de chaos, orchestrée par M. Daniel Bumba, gouverneur de la ville-province, s’arrogent le droit d’arrêter des véhicules pour scruter vignettes, permis de conduire ou assurances. Ces « contrôles » solitaires, souvent sans l’ombre d’un policier de la brigade routière, (comme à Kitambo et dans d’autres carrefours de la ville de Kinshasa) ne sont pas seulement une ineptie administrative – ils piétinent allègrement la Constitution de la RDC, transformant les artères de la capitale en terrain de chasse pour des extorsions déguisées en zèle fiscal.
Remontons le fil de cette pantalonnade. La compétence des agents civils ? Limitée, au mieux, à la vérification des taxes provinciales comme la vignette spéciale de circulation routière, ancrée dans l’Article 204 de la Constitution et l’Ordonnance-loi n° 18/004 du 13 mars 2018.
Mais arrêter un véhicule sur la voie publique ? Contrôler des documents nationaux seuls, sans accompagnement d’un agent de police ? Absolument illégal !
La Loi n° 78/022 du 30 août 1978 portant Code de la Route réserve ces actes coercitifs aux officiers de police judiciaire (OPJ), tels que la Police de Circulation Routière (PCR) ou la Police Nationale Congolaise (PNC). L’Arrêté ministériel n° 0002/CAB/MIN/TVCD/2022 du 21 janvier 2022 le martèle : seuls les inspecteurs qualifiés en tant que OPJ de la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) peuvent imposer de tels gestes.
Un agent civil isolé, avec son folklorique gilet rouge, outrepasse, viole la séparation des pouvoirs (Article 193 de la Constitution), et expose à des sanctions pour abus d’autorité.
On se demande pourquoi gaspiller les maigres ressources de l hôtel de Ville de Kinshasa pour engager une horde d’agents, censés travailler jusqu’à minuit, selon leur chef, qui sont en réalité incompétents à effectuer seuls les contrôles, plutôt que laisser cette tâche aux OPJ de la police, comme l ‘exige la loi et surtout la Constitution de la RDC!
Pire encore, cette bouffonnerie viole les droits fondamentaux.
L’Article 30 de la Constitution sacralise la liberté de mouvement : circuler librement, sans entraves arbitraires. Un arrêt forcé par un civil lambda ? Une entrave inconstitutionnelle ! Ajoutez l’Article 17 sur la liberté individuelle, qui interdit toute détention – même temporaire d’un véhicule – hors des formes légales, et l’Article 18 exigeant une information immédiate des motifs.
Ces agents, sans mandat judiciaire, bafouent ces remparts, créant un arbitraire qui frise le racket institutionnalisé. La Cour constitutionnelle, gardienne de ces principes (Article 161), pourrait aisément les balayer d’un revers de jugement.
Face aux pantalonnades répétitives de M. Bumba – ces opérations théâtrales mobilisant 3000 agents en gilet rouge, en janvier 2026, sous prétexte de fluidifier la circulation mais semant le chaos et l’injustice – la nécessité de préserver l’état de droit s’impose comme un cri d’urgence.
Sans escorte policière, tout arrêt forcé d’un véhicule est nul, tout contrôle est nul, toute amende contestable devant les tribunaux et même au plus haut niveau !
Citoyens kinois, refusez poliment, exigez un OPJ, et signalez ces dérives.
Kinshasa mérite mieux : un respect intransigeant de la loi, pour que les routes ne deviennent pas le tombeau de nos libertés.
L’état de droit n’est pas une option ; c’est le socle d’une nation qui refuse de sombrer dans l’anarchie d’un hyper taxation routière sans aucun service fournis en échange aux citoyens de la ville province de Kinshasa.
Eugène Diomi Ndongala,
Démocratie Chrétienne.




