50-67 MILLIONS/$ PAR MOIS D’ECONOMIES SONT POSSIBLES: VOICI LA REFORME CHIFFREE QUI REGLE LE DEFICIT
Comment procéder ? En supprimant immédiatement les entités budgétivores et agences redondantes rattachées, tout en réduisant de 50 à 60 % les indemnités extravagantes et les frais de fonctionnement des institutions. Pourquoi cette réforme est-elle indispensable ? Parce qu’elle générera 600 à 800 millions USD d’économies annuelles – soit 50 à 67 millions USD par mois –, comblant intégralement le déficit de trésorerie mensuel et assurant enfin le paiement ponctuel des salaires des fonctionnaires, sans nouvel endettement ni inflation.

En République Démocratique du Congo, confrontée à une guerre persistante à l’Est et à une tension budgétaire chronique, le déficit de trésorerie mensuel actuel représente le principal frein au paiement ponctuel des fonctionnaires actifs.
Ce gap de liquidité, qui s’établit en moyenne entre 450 et 500 millions de dollars USD par mois au premier trimestre 2026 (avec un pic officiel à 466 millions USD rien qu’en janvier), empêche de boucler intégralement la masse salariale mensuelle, elle-même supérieure à 500 millions USD.
Malgré la priorité théorique accordée aux salaires, les recettes fiscales ne couvrent que 86 % des prévisions tandis que les dépenses exécutées dépassent souvent 103 %, créant une inertie qui se traduit par des retards de une à plusieurs semaines pour près d’un million d’agents publics.
Face à cette contrainte immédiate, une réforme structurelle ciblée – l’effacement des entités budgétivores rattachées souvent à la présidence et la réduction drastique du train de vie des institutions – offre un levier d’économie d’une ampleur décisive.
Le périmètre concerné inclut la Présidence (298 millions USD budgétés, souvent dépassés), l’Assemblée nationale (241 millions), le Sénat (92 millions), la Primature (67 millions) ainsi que la dizaine d’agences redondantes (APLC, CPVS/veille stratégique, transition écologique, climat des affaires, etc.) dont les doublons avec les ministères et l’IGF alourdissent le fonctionnement de 150 à 250 millions USD supplémentaires chaque année.
Au total, ces dépenses « train de vie + entités » absorbent entre 1,2 et 1,65 milliard USD par an, soit l’équivalent de plus de 7 % du budget national 2026 (20,3 milliards USD).
L’application simultanée des deux mesures permettrait d’épargner 600 à 800 millions USD annuels de manière réaliste et conservatrice :
· suppression pure et simple des agences inutiles et rationalisation des cabinets pléthoriques: 200 à 300 millions USD d’économie immédiate ;
· baisse de 50 à 60 % des indemnités et avantages extravagants (députés, sénateurs, ministres, anciens dignitaires) ramenés à un niveau compatible avec un pays en guerre : 350 à 400 millions USD ; réduction de 40 % des effectifs fantômes et doublons administratifs : 100 à 150 millions USD additionnels.
Cette piste de réforme n’est pas nouvelle.
Dès le Conseil des ministres du 31 janvier 2025, tenu dans le cadre de l’effort de guerre après la chute de Goma, le Président Félix Tshisekedi avait donné des instructions claires et fermes en vue d’une réduction substantielle du train de vie des institutions, incluant notamment des coupes de 30 % sur les frais de fonctionnement et de 20 % sur les rémunérations des animateurs des institutions politiques.
Le 2 mai 2025, il allait plus loin en ordonnant au gouvernement d’identifier et de procéder à la suppression ou à la reconfiguration des entités budgétivores et structures pléthoriques créées ces dernières années, y compris au sein de la Présidence elle-même.
Paradoxalement, près d’un an après, ces deux décisions présidentielles n’ont jamais été mises en application effective, comme le Président de la République l’a lui-même souligné avec fermeté lors du Conseil des ministres du 27 février 2026.
Au cours de cette réunion, le Chef de l’État a déploré l’inexécution persistante de ses instructions, ordonné un inventaire exhaustif des mesures non appliquées et menacé de prendre des sanctions correctives à l’encontre des responsables de cette inertie budgétaire.
Ces économies, équivalentes à 50 à 67 millions USD par mois, couvriraient directement 10 à 15 % de la masse salariale mensuelle ou, mieux encore, combleraient intégralement le déficit de trésorerie qui bloque aujourd’hui la paie.
En d’autres termes, l’effacement des structures budgétivores et la compression du train de vie institutionnel ne sont pas de simples mesures d’austérité symbolique : elles constitueraient un financement autonome et pérenne des salaires des fonctionnaires actifs, libérant par la même occasion des marges pour les dépenses prioritaires de défense et de reconstruction.
Ainsi, loin d’être un exercice théorique, la rationalisation budgétaire ciblée transforme un problème structurel de liquidité en opportunité concrète : en quelques mois d’application rigoureuse (publication des salaires, audit IGF, budget-programme), le gouvernement pourrait passer d’un cycle de retards humiliants à une trésorerie stabilisée, sans recours supplémentaire à l’endettement ni à l’inflation.
Le parallèle est limpide : chaque dollar économisé sur les agences inutiles et les indemnités disproportionnées des institutions devient un dollar directement réinjecté dans la paie des agents qui portent l’État au quotidien.
Voilà expliqué, d’une manière chiffrée, comment résoudre le problème du déficit budgétaire qui bloque le paiement régulier des agents actif et vitaux pour le fonctionnement de l’état.
Agir, est possible !
Eugène DIOMI NDONGALA,
DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC




