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LES FAC DEMANDENT LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES COMME PREALABLE A TOUTE RENCONTRE AVEC LE MINISTRE DE L’INTERIEUR

Les FAC boycottent l’invitation de Muyej pour dénoncer les enlévements des opposants

Samedi, 22 Septembre 2012 15:01

Congo N.

Les Forces acquises au changement, aile Lisanga Bonganaga ont décliné l’invitation du ministre de l’intérieur, Richard Muyej qui avait invité les chefs des partis politiques de la majorité comme de l’opposition le 18 septembre dernier à l’Hôtel Sulutani à Gombe pour échanger autour du XIV sommet de la francophonie convoqué à Kinshasa au mois d’octobre prochain.

Les FAC originelles ont estimé que dans le contexte politique actuel, toute rencontre avec le ministre de l’intérieur doit nécessairement comporter en son ordre du jour la clarification sur la situation du président nationale de la Démocratie chrétienne le député national, Eugène Diomi Ndongala.

Pour qui, le pouvoir en place, qui a pourtant dans ses attributions régaliennes la sécurité des personnes et de leurs biens, ne parvient toujours à dévoiler où se trouve l’élu de la circonscription de la Funa à Kinshasa. Le modérateur des FAC, Jean-Pierre Lisanga, rappelait dans sa déclaration, que les FAC dénonçaient également l’enlèvement depuis juin 2012 à Bujumbura au Burundi, où il enseigne et jouit du statut de résident, du président national du Mouvement d’union pour le développement national, MUDN, le professeur Michael Mbonekube qui serait actuellement incarcéré à Kinshasa depuis trois mois dans les geôles du pouvoir. Mbonekube est un proche du président de l’UNC, Vital Kamerhe l’ancien président de l’Assemblée nationale. Et aussi, les FAC, selon son modérateur, exigent en outre que ces rencontres avec le ministre de l’intérieur examinent la nécessité de la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques et d’opinion tels que Kutino Fernando, Gabriel Mokia, Elie Kapend, Jacques Chalupa, ainsi que les nombreux combattants des partis politiques de l’opposition, des activistes des droits de l’homme et des journalistes arrêtés arbitrairement et qui croupissent en prison sans aucun jugement.

Bien que les FAC ayant déclinés l’invitation du ministre de l’intérieur, du mardi 18 septembre dernier, mais toutefois, celles-ci restent disposées à rencontrer Richard Muyej dans le meilleur délai pour débattre des points ci-dessus évoqués. Les FAC n’étaient pas les seules à boycotter cette invitation du ministre de l’intérieur. D’autres partis de l’opposition comme l’UDPS, le MLC et l’UNC n’ont pas répondu à cet appel. En ce qui concerne la division au sein des FAC, le modérateur Lisanga a indiqué que son organisation politique s’apprête à faire une mise au point sur cette question dans les prochains jours. C’est alors, il considère ceux qui sont partis avec Martin Fayulu comme étant des dissidents. Les véritables FAC, dit-il, ce sont celles qui siègent sur l’avenue Kabinda dans la commune de Kinshasa.

JOHN TSHINGOMBE

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. Avatar de sango malamu
    sango malamu #

    Ne nous trompons pas le préalable c est le depart de l imposteur, la réconciliation passe par la vérité . comment se réconcilier avec un individu dont on ignore les origines, la nationalité ,les parents et la nationalité?

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    24 septembre 2012
  2. Avatar de pastobwana

    Il faut bien que le régime politique en place privilégie la voie du droit à de solutions politiques qui portent sur l’accumulation de violations des droits des opposants politiques et autres objecteurs de conscience. Cette position des FAC se justifie car elle consolide les acquis de la démocratie en rd CONGO. C’est par le dialogue que l’on peut reconstruire ce pays et lui enlever sa honte, mais le préalable est le remise en liberté de tous ces prisonniers politiques

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    23 septembre 2012

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