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Cas Diomi : 10 Ongdh demandent à Kabila de rappeler le PGR à l’ordre

Cas Diomi / tempete des tropiques du 30/07/2013 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stone
Mardi, 30 Juillet 2013 09:34

A cause de la non exécution de trois ordonnances de la CSJ

Cas Diomi : 10 Ongdh demandent à Kabila de rappeler le PGR à l’ordre

collectif des ong des droits de l homme 290713Après s’être rendu ledimanche 28 juillet courant3, à la prison centrale de Makala, dans la commune de Selembao, pour rendre visite et s’enquérir de l’état de santé de l’honorable Eugène Diomi Ndongala, le collectif des organisations non gouvernementales de défense et promotion des droits humains a tenu un point de presse hier lundi 29 juillet 2013 au siège de la Ligue des Electeurs, à Kinshasa, dans la commune qui porte le même nom.

Ces Ongdh, dix au total, recommandent ainsi au procureur général de la République, vu la gravité de la situation, de respecter l’esprit et la lettre des ordonnances de la CSJ en mettant fin sans délai à la détention de Diomi Ndongala et ne pas donner l’impression qu’il reçoit des injonctions des organes politiques contrairement à l’indépendance du pouvoir judiciaire consacrée dans la Constitution de la République.

A Joseph Kabila, en sa qualité de garant de la nation et magistrat suprême, il lui est demandé de rappeler le PGR à l’ordre afin d’appliquer les décisions judiciaires valablement rendues, et à la communauté internationale de s’impliquer afin d’obtenir la libération sans conditions de ce porte-parole de la MPP qui demeure à ce jour « un détenu d’opinions politiques ».

Il faut rappeler que la délégation qui avait effectué le déplacement du CPRK était conduite par Me Sylvain Lumu Mbaya, Secrétaire exécutif de la Ligue des Electeurs  (LE), qu’accompagnaient Me Jacob Baluishi de L’Observatoire Congolais des Droits Humains (OCDH),  Madame Philomène Mukendi de « Anges du Ciel », Emmanuel Cole de la Fondation Bill Clinton pour la Paix(FBCP), Karul Mulunda du Centre pour les Droits Humains (CDH), Madame Marie Lukusa de la L.E., Godé Kalonji de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ),  Amédée Bobotobi de l’ASADHO et Aaron Mbongo du Comité Droit de l’Homme Maintenant (CDHM).  .

Au terme de cette visite, la délégation s’est entretenue avec le député Eugène Diomi Ndongala qui, selon elle, « est victime d’un harcèlement judicaire ».

« Contrairement à ce qu’une certaine opinion laisse croire, l’état de Santé de Diomi Ndongala mérite une attention particulière de la part du gouvernement. Il éprouve des douleurs nerveuses aigues qui accablent gravement son bras droit et sa colonne vertébrale.

Il lui a été administré, en dehors de tout examen spécifique préalable nécessaire, une quantité vertigineuse d’anti-inflammatoires qui ont entrainé à leur tour des douleurs gastriques intenses et des malaises au niveau de ses reins.

Son bras doit être soutenu pour qu’il parvienne à serrer la main de ses visiteurs comme s’il a été atteint par une paralysie hémiplégique et lui-même ne parvient pas à se tenir débout durant cinq minutes », affirme Me Sylvain Lumu Mbaya.

Et de poursuivre, « c’est pourquoi, le médecin qui l’a consulté a exigé que ce leader de l’Opposition politique congolaise soit soumis à des examens spécifiques dans une clinique spécialisée de la place comme le Centre Nganda dans la commune de Kintambo ou l’hôpital Biamba Marie Mutombo dans la commune de Masina, pour faire un bon diagnostic », ce qui n’est pas fait malheureusement.

Après l’interview qu’il a accordée dernièrement à Rfi, renseigne-t-on, Diomi est surveillé comme un malfrat dans sa cellule située au pavillon I de la prison centrale de Makala qu’il partage désormais avec des codétenus.

Pourtant, sur le plan judiciaire, par sa décision rendue sous RP 014/CR, le 15/04/2013, la Cour Suprême de Justice avait ordonné sa mise en résidence surveillée, qui signifie qu’il devait quitter la prison de Makala pour être placé sous surveillance policière à sa résidence.

Cette décision demeure non-exécutée par le procureur général de la République qui le maintient à la prison de Makala comme un condamné alors qu’à ce stade de procédure, il n’est que simple prévenu.

Il faut signaler par ailleurs que 10 Ongdh ont signé ce document aux allures d’une pétition, notamment la Ligue des Electeurs (LE), l’Observatoire Congolais des droits humains (OCDH), Anges du Ciel (AC), Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), Comité Droits de l’Homme Maintenant (CDHM), Centre des Droits Humains et humanitaire (CDH), Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), Toges Noires (TN), Les Amis de Nelson Mandela pour les Droits de l’Homme (ANMDH) et Œuvres Sociales pour le Développement (OSD).

Mise à jour le Mardi, 30 Juillet 2013 09:37TEMPETE DES TROPIQUES DU 30/07/13BANNER PETITION
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