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COMEX : LE PIEGE GROSSIER QUI SENT L’IA ET LE M23 A PLEIN NEZ

QUAND LE M23 VEUT DEFENDRE KABILA SE CACHANT DERRIERE UNE ETIQUETTE DE LA SOCIETE CIVILE, DANS UN WEBSITE MONTE DE TOUTE PIECE.

Anonyme, créé le 1er janvier 2026, rempli de textes générés par IA et défendu uniquement par les communicateurs du M23 : la preuve éclatante que COMEX n’est pas un vrai think tank de la société civile congolais, mais d’une structure fantoche montée par le M23 pour instrumentaliser la société civile et essayer de blanchir Joseph Kabila, sans trop l’exposer…

COMEX : le think tank fantôme qui trahit sa propre supercherie.

Il y a trois jours à peine, le Trésor américain frappait fort : sanctions contre Joseph Kabila pour son soutien présumé au M23 et à l’AFC. Et comme par enchantement, surgit un « International Think Tank » flambant neuf qui se présente en sauveur de la « diaspora congolaise ».

Son nom ? COMEX.

Sa mission affichée ? Défendre l’excellence congolaise. Sa réalité ? Un piège grossier, monté à la va-vite, dont la maladresse fait presque pitié.

Création anonyme du site le 1er janvier 2026 – oui, il y a tout juste quatre mois –, le site

comex-thinktank.org

n’a produit qu’un seul communiqué dans toute son existence.

Un seul.

Et devinez de quoi il parle ? De la levée immédiate des sanctions contre Joseph Kabila.

Pas d’analyse sur la gouvernance, pas d’étude sur l’économie, pas de proposition pour la jeunesse ou l’éducation. Rien. Juste une défense virulente de l’ancien président, accusé précisément de financer la rébellion pro-rwandaise du M23 qui occupe l’Est.

Le comble ? Ce prétendu « brain trust » n’a même pas pris la peine de publier son propre mémorandum sur son site. Non. C’est Merveille Baelenge Irenge, communicateur bien connu pour ses prises de position alignées sur le M23, qui s’est chargé de le diffuser massivement… aussitôt repris en chœur par d’autres voix habituelles de la rébellion : Steve Wembi (@wembi_steve) et Rodriguez Katsuva (@Katsuva_R) encore et toujours des communicateurs connus du M23.

Un think tank prétendument de la société civile qui n’ose pas assumer ses propres textes sur sa propre plateforme, et qui doit compter sur le réseau de communication du M23 pour exister.

On croit rêver.

Et ce n’est pas tout : la page d’accueil et les textes du site portent tous les signes flagrants d’un contenu généré par intelligence artificielle. Phrases ultra-génériques bourrées de buzzwords (« empowering change-makers », « lasting social change », « drive innovation and community development »…), structure trop parfaite, zéro voix humaine, aucune anecdote concrète, aucun exemple réel de projet. Un template corporate lisse, bricolé en trente minutes avec ChatGPT ou Claude.

Rien de vivant. Rien d’humain. Pas de photos, pas de noms. Juste une coquille vide, créée à la hâte par des agents ou sympathisants du M23 pour donner l’illusion d’un vrai think tank de la société civile.

Et qui sont les dirigeants de cette initiative citoyenne ? Mystère.

Les statuts parlent de « membres fondateurs » dotés d’un droit de veto, mais aucun nom n’apparaît. Ni président, ni bureau, ni équipe.

Le WHOIS du domaine est verrouillé : anonymat total, créateurs protégés comme dans une officine de renseignement. Un think tank qui se revendique de la société civile… et qui cache ses visages comme un groupe armé en campagne de com’…

C’est là que la naïveté devient comique.

On voudrait nous faire croire qu’une structure née anonymement il y a quatre mois, sans visage, sans passé, sans autre production qu’une tribune pro-Kabila diffusée par le réseau de communication du M23, et dont le site entier sent l’IA à plein nez, représente spontanément « la diaspora ». Comme si les Congolais étaient des canards sauvages prêts à gober n’importe quel appât.

Non. Le traquenard est trop visible. Trop grossier. Trop pressé. Il sent le coup monté à plein nez : instrumentaliser la société civile pour blanchir, au nom de la « diaspora », celui que Washington accuse d’être le banquier et complice du M23.

Une fois de plus, la complicité voilée entre Kabila et la rébellion s’expose en pleine lumière, avec une maladresse qui en dit long sur le mépris de ceux qui l’ont orchestrée.

Les Congolais ne sont pas dupes. Ils ont vu trop de manipulations pour tomber dans ce panneau transparent.

COMEX n’est pas un think tank. C’est un fantôme, un écran de fumée du M23. Et derrière le fantôme, on devine très clairement qui tire les ficelles, mais aussi que, pour défendre Kabila des sanctions Américaines, ses complices du M23 ont été obligés d’inventer et écrire une fausse déclaration et une fausse structure de la société civile.

Une prévue de plus des liens étroits qui lient Joseph Kabila au M23 et de la déréliction où se trouve l’ancien chef d’état, en ce moment.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC

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