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Congo-Kinshasa: Libération d’un étudiant – Enième gros mensonge du pouvoir congolais

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En République démocratique du Congo (RDC), un jeune étudiant, activiste notoire de la société civile, était porté disparu depuis près d’une semaine. Une disparition qui inquiétait bien entendu tous les mouvements de la société civile congolaise.

Les leaders des mouvements de la société civile, en alerte maximale, avaient exhorté le gouvernement de Kabila à «tout mettre en œuvre pour retrouver Bienvenu Matumo sain et sauf et le remettre à sa famille et à ses compagnons ».

 Le jeune congolais vient d’être libéré.
Sous d’autres cieux, on aurait certainement évité d’adopter tout de suite une attitude alarmiste ou fataliste.

Mais dans ce Congo de Kabila où les enlèvements suivis d’assassinats d’opposants, de syndicalistes ou d’activistes de la société civile, sont désormais érigés en mode de gouvernance, on peut dire que les proches de ce jeune militant avaient bien toutes les raisons de se montrer préoccupés.

Dans ces conditions, interpeller le gouvernement sur le cas Bienvenu Matumo était tout à fait légitime, parce que c’est du devoir de l’Etat congolais de protéger tous ses citoyens, d’assurer leur sécurité et celui de leurs biens.

Comme on le voit, cet appel s’est avéré salutaire pour l’infortuné car c’était une façon d’indexer, de désigner le régime comme étant l’auteur de ce forfait.

Une hypothèse qui, au demeurant, n’avait rien d’utopique, dans la mesure où les geôles de Kabila sont remplies de ceux que la police du régime qualifie « d’agitateurs », de subversifs ou de comploteurs (Le cas sont nombreux: celui de l’opposant Eugène Diomi Ndongala, lui aussi disparus et par la suite  libéré par les services des sécurité pour être encore arrété  et de nouveau emprisonné; Eric Kikunda, Firmin Yangambi, Christopher Ngoy, etc.).

Poser la question de savoir à qui profitait la disparition de Bienvenu Matumo était incongru.

Dans ce Congo démocratique où s’exprimer sur la démocratie est un crime qui peut coûter dans le meilleur des cas, la prison à vie ou bien des lourdes peines, comment tous les regards ne se seraient-ils pas tournés vers le régime et ses hommes de main?

Le régime de Kabila n’était certainement pas étranger à la disparition de Bienvenu Matumo, comme dans l’affaire des charniers découverts à Kinshasa.

Du reste, la sortie de Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement Kabila, n’avait pas exprimé autre chose que du mépris par rapport à cette disparition qui était un détail dont il n’avait pas eu connaissance.

Il avait eu le même mépris pour les autres leaders et prisonniers politiques dont les formations respectives lui avait fait parvenir leur mise au point sur ses prises de position inacceptable. (Pour la DC lire: https://democratiechretienne.org/2015/08/09/mise-au-point-de-la-dc-par-rapport-aux-declarations-malveillantes-du-porte-parole-du-gouvernement-m-lambert-mende-concernant-les-prisonniers-politiques-de-la-rdc-communique-de-la-democratie-chret/

De ce fait, poser la question de savoir à qui profitait la disparition de Bienvenu Matumo devenait, à la limite, incongru. Il faut plutôt se demander pourquoi Kabila avait-il fait enlever Bienvenu Matumo?

Là, il n’est pas besoin d’être un surdoué pour comprendre que les dictateurs ont une sainte horreur de tous ceux que le peuple écoute.

Ils n’aiment pas entendre cette voix des sans voix. Or, de toute évidence, Bienvenu Matumo en est une. Alors, en bon dictateur, Kabila avait choisi simplement d’ « effacer le tableau », comme il avait fait avec Diomi Ndongala just’ après les élections frauduleuses de 2011.

Cela dit, il urge que toutes les sociétés civiles de tous les autres pays voisins notamment et pourquoi pas de toute l’Afrique, se mobilisent pour demander des comptes au régime Kabila, après la libération de Bienvenu Matumo, surtout parce que d’autres prisonniers politiques croupissent injustement en prison, et ils sont souvent le plus intègres et le plus engagés aux cotés du peuple qui sont embastillés.

C’est seulement par une mobilisation des activistes à l’échelle internationale que l’on obtiendra la fin de ces arrestations.

Comme d’habitude, l’Union africaine n’a pas réagi face à ce problème. Et pour cause, la plupart des chefs d’Etat qui composent cette organisation, en font autant contre leurs étudiants et leurs oppositions.

LE PAYS avec DC

 

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