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MATINEE POLITIQUE DE LA MPP/DC A LA TSHANGU (MASINA), LE 20/08/2017, DANS LE CADRE DE LA MOBILISATION DES PLATEFORMES CONSTITUTIVES DU RASSOP, POUR LE LANCEMENT D’UN VERITABLE PROCESSUS ELECTORAL EN RDC

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MATINEE POLITIQUE DE LA MPP /DEMOCRATIE CHRETIENNE A LA TSHANGU,
VILLE DE KINSHASA, LE 20 AOÛT 2017

MESSAGE DU BUREAU POLITIQUE DE LA MPP/DC AUX JEUNES DE MASINA

Mesdames et Messieurs,

Chers camarades,

Dans le cadre de la mobilisation populaire projeté par la MPP/DC au sein du Rassemblement de l’Opposition, le bureau politique de notre plateforme tient à vous transmettre la communication suivante:

I. De l’histoire et du contexte politique actuelle en RDC

Cinquante-sept  ans déjà accomplis depuis la conquête de la prestigieuse
indépendance politique par le peuple congolais, nous subissons les conséquences d’une série des crises politiques et économiques particulièrement sévères, ayant réservé à notre peuple des situations malheureuses, notamment une vie sociale morose et le sous-développement économique. Cette série des crises, vous le savez, est due à la confusion politique, l’insécurité et l’intolérance qui ont ouvert la voie à toute forme de violence et massacres dans notre pays.

L’Alliance des Forces Démocratique de Libération, AFDL en sigle, en se servant de plusieurs forces politiques extérieurs, a choisi ses options militaires jusqu’à conquérir, comme rébellion de proxy,  le pouvoir en mai 1997.
L’espoir était placé en elle par certains congolais,  qui croyait de vivre la fin de la dictature.
A la place, le grand Congo fut colonisé par certaines puissances militaires etrangères.
Entre 2001 et 2003 l’histoire de notre pays fut marquée par l’ aspiration du peuple congolais à se doter des institutions fortes et légitimes à même d’enclencher un processus de développement avec l’obtention du pacte républicain issu du Dialogue de  Sun City, consécutif aux rivières de sang versé suite aux guerres instigatrices et factices de la partition du pays.

Ce pacte, avec son compromis politique de 2003, a conduit au contrat social qui nous gouverne, la Constitution adoptée par référendum et promulgué en 2005.

L’esprit et la lettre de notre constitution aurait dû consacrer  la fin du pouvoir
autocratique et de la  prise du pouvoir par la force. Malheureusement, les  élections de 2006 et 2011 ont permis aux congolais seulement de voter mais pas d’élire leurs dirigeants.

Curieusement, au lieu d’une amélioration du processus de démocratisation, l’élection présidentielle subira une atteinte substantielle à sa crédibilité,  
passant de deux tours en 2006 à un seul en 2011, avec des nouveaux   stratagèmes apprêtés par les tenants du pouvoir pour annuler l’élection présidentielle afin de demeurer au pouvoir en violation du contrat social difficilement scellé avec l’Accord de Pretoria en 2003.
Cette régression, par rapport à l’évolution  souhaitée de notre processus de démocratisation, imputable aux « seigneurs de guerre »  non représentatifs et  avides, fut une insulte inacceptable à la mémoire des victimes congolaises tombées pour la démocratie depuis 1990, pendant les multiples guerres antérieures à l’accord de Pretoria, celles de janvier 2015, de septembre 2016 et encore celles tombées en 2017.

II. Accord de la Saint Sylvestre

Afin de sortir le pays de ce désastre, il a été organisé, sous l’égide des évêques catholiques réuni dans la CENCO, un dialogue politique entre les partisans de Kabila signataires de l’accord non inclusif de la cité de l’Union Africaine le 18 octobre 2016, et le Front du changement c’est-à-dire le Rassemblement et le Front pour le respect de la constitution ; dialogue à l’issue duquel un accord a été signé le 31 décembre 2017 selon les clauses générales  ci-après :
– Le second et dernier mandat de Monsieur Kabila s’est terminé le 19 décembre
2016 et ce dernier ne peut plus se représenter à une élection présidentielle en
RDC ;


– Il est institué une période pré-électorale et électorale d’un an, allant du 31 décembre 2016 au 31 décembre 2016. Pendant cette période toutes les institutions à mandat électifs mais dont les termes ont expiré restent seront maintenues, y compris le président de la République jusqu’à la tenue des élections prévues au plus tard le 31 décembre 2017;
– Le gouvernement de la République sera dirigé par un Premier Ministre
Présenté par le Rassemblement et nommé par le Président de la République;
– La mise en place du Conseil National de Suivi de l’ Accord et du processus
électoral dirigé par le Président du Conseil des sages du Rassemblement;

– La décrispation politique,  par la libération des prisonniers politiques, le retour
au pays des exilés politiques, l’arret des poursuites judiciaires dues aux
tracasseries judiciaires à l’endroit des  membres de l’opposition;

– La tenue des élections (présidentielles, législatives nationales et provinciales)
au plus tard le 31 décembre 2017.

Aujourd’hui, par des subterfuges  nébuleux notamment de débauchage, la corruption et non respect du principe de bonne foi, Monsieur Kabila a miné l’accord du 31 décembre en le vidant de toute sa signification sur tous les points plus haut rappelés.

Par conséquent, toutes les institutions de la République sont désormais  illégales et illégitimes.

III. Exigence de la publication urgente du calendrier électoral

La CENI doit à tout prix publier un calendrier électoral énumérant toutes les
opérations et les dates de leur réalisation, y compris la date de la tenue des élections
présidentielle et législatives, qui doivent se tenir au plus tard le 31 décembre 2017.

La publication d’un calendrier électoral est importante pour les points suivants :

– Le calendrier électoral est un tableau qui comprend les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales. Il permet de visualiser l’ensemble du processus électoral et d’en assurer le suivi étape par étape. La publication du calendrier électoral, ne peut,  par conséquent, être liée à l’établissement du fichier électoral qui en fait partie.

– La publication du calendrier électoral par la CENI est un acte d’engagement pour elle d’organiser les élections à date certaine et la garantie que les élections auront bel et bien à la date fixée par l’accord.

– La publication du calendrier électorale est une annonce forte de la date du départ de Monsieur Kabila du pouvoir et de la fin de son règne.

– La publication du calendrier électoral prouve la volonté de la CENI et de Joseph Kabila d’organiser les élections en décembre 2017.

– La publication du calendrier électoral est un instrument de programmation financière pour le gouvernement et de préparation de la campagne électorale pour les candidats et les organisations politiques.

Cela étant, un processus électoral crédible ne pourra jamais être lancé sans l’application des mesures de confiance et de décrispation politique, dont se réfère le ch.5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, surtout en ce qui concerne les prisonniers politiques et les leaders de l’opposition comme Eugène Diomi Ndongala et les autres énumérés comme figures emblématiques de la répression politique qui frappe la RDC de nos jours.

Pour toutes les raisons ci-dessus énumérées, la publication du calendrier
électoral, la libération des prisonniers politiques, la crédibilité du processus électoral sont des exigences à la fois techniques et politiques,  faute des quelles  la CENI aura prouvé son allégeance à la cause de Joseph Kabila qui ne veut pas quitter
le pouvoir et qui aura, sur ce fait , cautionné un coup d’Etat constitutionnel assimilable à  une haute trahison.

En tous les cas, pour la MPP et la Démocratie Chrétienne, élections ou pas, le 31 décembre Joseph Kabila doit quitter même le pouvoir « de facto » qu’il assume encore aujourd’hui.

Les institutions politiques ayant prouvé leur volonté de modifier notre contrat social après avoir accumulé les tentatives de le torpiller, la Cour Constitutionnelle traduisant ostensiblement sa dépendance avec les arrêts rendus au-delà de sa mission et prouvant son incapacité à dire le droit ; dépourvue de ses deux ceintures de sécurité, la nation congolaise comptera ultimement sur la mobilisation populaire pour enfin justifier les vies humaines arrachées dans la lutte pour la démocratie que le peuple congolais ne saura substituer à aucun compromis politique.

Vérité et Justice pour le Congo,

Le peuple d’Abord

Pour la MPP/DC,

 KASONGO Magloire -C. Mudiantu

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EXTRAITS VIDEO DE LA MATINEE POLITIQUE

 

 

 

 

 

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