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L’INVASION EST AUSSI DIGITALE : L’INTERNET RWANDAIS MTN, OUTIL DE GUERRE ET DE DOMINATION AU KIVU

Comment le réseau internet MTN Rwanda s’étend illégalement en RDC, facilitant le contrôle militaire des drones, l’exploitation économique et la violation de la souveraineté congolaise par les rebelles M23/RDF.

A l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), une invasion silencieuse mais redoutable se déploie : celle de l’internet rwandais.

Tandis que les rebelles du M23, cobelligérant des Forces de Défense Rwandaises (RDF), s’emparent de territoires comme Rutshuru, des équipements de l’opérateur MTN Rwanda s’installent discrètement sur les antennes locales, dans le quartier Murambi. Ce n’est pas une simple extension de couverture ; c’est une arme hybride, un outil de domination qui permet au Rwanda de contrôler les communications au Kivu, transformant les ondes en chaînes invisibles.

Imaginez : des cartes SIM MTN vendues au grand jour à Rutshuru-centre et Kiwanja, où les habitants, piégés par les perturbations du réseau congolais, se ruent vers cette alternative « stable ». Les rebelles M23/RDF sabotent délibérément les infrastructures internet congolaises, comme cette station Vodacom près de Goma récemment mise hors service, créant des « déserts informationnels » qui forcent les Congolais à adopter le réseau ennemi. Ce sabotage n’est pas isolé ; il s’inscrit dans une stratégie plus large où le M23 réduit au silence radios et tours pour imposer un monopole rwandais, affaiblissant les opérateurs locaux et générant des revenus illicites pour Kigali.

Militairement, cet internet rwandais est un multiplicateur de force.

Il facilite la coordination des drones armés – ces engins chinois ou turcs déployés par la RDF pour des frappes précises et des reconnaissances à longue portée, jusqu’à 730 km. Des attaques sur des aéroports congolais comme Kisangani en février 2026 illustrent comment ces drones, couplés à un réseau contrôlé, opèrent.

Le Rwanda brouille les signaux congolais, impose des coupures à Goma lors des avancées M23, et utilise MTN pour surveiller, propager la désinformation et réprimer les voix dissidentes – journalistes et activistes ciblés sans merci. Ainsi, l’internet – contrôlé et censuré depuis le Rwanda – devient un bouclier pour les atrocités, isolant les civils et entravant l’aide humanitaire dans une guerre qui a déjà déplacé des millions.

Économiquement, c’est une exploitation flagrante.

Des sociétés rwandaises comme MTN siphonnent les revenus des télécoms en territoire congolais, violant la souveraineté réglementée par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). Cette « colonisation numérique » alimente les coffres de Kigali, tout en privant la RDC de ressources vitales, dans une région riche en minerais où le M23 et le Rwanda sécurisent des mines pour leur propre profit. C’est une perte sèche pour les opérateurs congolais, un gain illégitime pour l’agresseur, perpétuant un cycle de déstabilisation qui masque des motifs géopolitiques profonds.

Pire encore, en opérant dans des zones occupées par la RDF – reconnue comme puissance occupante par des nombreux rapports des experts de l’ONU – MTN pourrait être imputée de violations du droit international humanitaire.

Selon les Conventions de Genève de 1949, toute entreprise facilitant l’occupation belligérante sans autorisation légitime risque d’être vue comme complice de crimes de guerre, tels que le pillage économique ou le transfert forcé de populations.

En devenant un instrument de guerre, la société de communication rwandaise MTN aide indirectement à consolider le contrôle rwandais, exposant l’entreprise à des accusations de non-respect des obligations sous occupation, potentiellement passibles de sanctions internationales ou de poursuites devant des tribunaux comme la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Cette incursion n’est pas anodine ; elle révèle une guerre multidimensionnelle où le Rwanda, via le M23/RDF, étend son emprise au-delà des balles et des nouvelles technologie exploitées dans le conflit armé, comme les drones.

Cette avancée du positionnement des antennes, pourrait aussi anticiper une volonté d’éteindre el conflit à d’autres localités de la RDCongo et même à d’autres pays, comme le Burundi, il y a quelques jours ouvertement menacés par les M23/RDF.

Sans une réponse ferme – diplomatique, juridique, internationale – le Kivu restera prisonnier d’un réseau qui n’apporte pas la connexion, mais la soumission de la population congolaise sous occupation, en plus de devenir un instrument direct de la guerre imposée à notre pays.

Eugène Diomi Ndongala,

Démocratie Chrétienne, DC.

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