SCANDALE A LA CENI : 155.610 $ RECLAMES POUR UNE ELECTION QUI NE DEVRAIT PAS COUTER PLUS DE 20.000 $
QUAND L’ELECTION DU GOUVERNEUR DU SANKURU EST BLOQUEE PAR LA GABEGIE FINANCIERE DE LA CENI.
Kinshasa, 23 mars 2026 – Le scandale est désormais chiffré, indéfendable et encore plus grave qu’on ne l’imaginait. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Denis Kadima exige officiellement 155.610 dollars américains pour organiser l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur du Sankuru.
Voici le communique de la honte :

Or, il ne s’agit pas d’une élection générale, ni d’un scrutin populaire massif. C’est un simple scrutin indirect qui doit se dérouler à Lusambo entre exactement 25 députés provinciaux.
Un tableau détaillé et réaliste des coûts et recettes (basé sur les besoins concrets de l’opération) démontre que le coût effectif ne dépasse jamais 10.000 à 20.000 $ (pour donner une estimation du minimum et maximum exigibles).
La CENI présente donc un devis presque dix fois supérieur au coût réel. Une gabegie financière flagrante qui a conduit au report pur et simple du scrutin.
Voici les coûts réels estimés :

Coûts & Recettes – Élection du Gouverneur du Sankuru
(Scrutin indirect par 25 députés provinciaux à Lusambo – Mars 2026)DÉPENSES Matériel électoral (bulletins, urnes, isoloirs, encre, formulaires) : 1.000 – 1.500 USD
Per diems équipe CENI (7 agents × 4 jours × 120 USD/jour) : 3.360 USD
Transport (avions Kinshasa-Lusambo + fret matériel) : 2.000 – 4.000 USD
Hébergement & Repas (3 nuits + restauration) : 1.500 – 2.500 USD
Sécurité & Logistique (police + véhicules) : 1.500 – 2.500 USD
TOTAL DÉPENSES ESTIMÉ : 10.000 – 20.000 USD seulement !
RECETTES Cautions de candidature (11 candidats × 10 000 USD minimum, non remboursables) : 110 000 USD
SOLDE NET : Bénéfice estimé pour le Trésor Public : + 90 000 à + 100 000 USD.
Le Parlement avait pourtant alloué à la CENI un budget global de seulement 75.000 dollars pour l’ensemble des élections provinciales (gouverneurs et vice-gouverneurs) de 2026.

Ce montant avait été voté précisément parce qu’il s’agit de simples scrutins indirects entre un nombre risible de députés provinciaux.
Le blocage de l’élection du gouverneur du Sankuru – la première élection d’un gouverneur en 2026 – est donc entièrement dû à la surévaluation de la CENI, qui dépasse du double le budget total prévu par le Parlement pour toutes ces opérations réunies.
Comment la CENI peut-elle sérieusement justifier 155.610 dollars – soit huit à quinze fois le coût réel et plus du double du budget parlementaire global – pour une opération aussi réduite, qui d ‘ailleurs dépasse aussi largement le montant des cautions payées par les candidats au Trésor Public?
Per diems extravagants, marchés de transport et d’hébergement attribués à des prix hallucinants, matériel électoral surfacturé ? Dans son propre communiqué du 23 mars 2026, la CENI assume ce montant en le qualifiant de « prévisions opérationnelles ».
Traduction : on veut faire payer au contribuable en moyenne dix fois le prix nécessaire, et on bloque le scrutin quand l’État refuse de décaisser cette somme – hors budget – manifestement gonflée.
Résultat : le Sankuru reste sans gouverneur élu.
Pas par manque d’argent public… mais parce que la CENI refuse de descendre à un budget raisonnable.
Dans un pays où les hôpitaux manquent de médicaments, où les enseignants ne sont pas payés et où les routes sont impraticables, bloquer la première élection provinciale de l’année pour une telle inflation de frais connexes est un scandale d’État.
Denis Kadima et son équipe ont des comptes à rendre. Un audit indépendant des budgets électoraux s’impose immédiatement. La gabegie à la CENI ne peut plus être tolérée.
La RDC et le contribuable congolais méritent mieux. Au moment où les fonctionnaires ne sont pas payés, il est inacceptable de continuer à gérer des institutions publiques comme si l’argent du contribuable congolais soit infini et inépuisable!
Eugène DIOMI NDONGALA,
DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC




