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LE TROMPE L’OEIL DIT « GRATUITE DE L’ ENSEIGNEMENT OU BIEN 50$ POUR UNE ARME…

Mercredi, 30 Mars 2011 15:14    PDF Imprimer Envoyer
Les Ecoles mécontentes de l’application de la gratuité de l’enseignement
Le gouvernement de la RDC avait ordonné la gratuité de l’enseignement primaire, notamment dans les classes de 1ère, 2ième, 3ième année primaire à dater de l’année scolaire 2010-2011. En contrepartie, le gouvernement avait promis de contribuer au frais de fonctionnement de chaque école.Au début, cette annonce de gratuité était bien accueillie comme un début de prise en charge de l’enseignement par le gouvernement. Mais un trimestre seulement a suffi pour que les écoles primaires demandent aux écoliers des classes concernées par la gratuité de payer. En effet, les responsables des écoles trouvent très insuffisants les frais versés mensuellement par le gouvernement comme contribution au fonctionnement de chaque école. Quel que soit le nombre des classes de l’école, le gouvernement verse un montant forfaitaire de 45 000 FC, soit un peu plus de 45 US$. Du côté des parents, la mesure du gouvernement est toujours mal comprise. Certains parents avaient conclu que tout l’enseignement primaire était devenu gratuit et qu’ils n’avaient plus rien à payer, même pas les frais de construction, etc. Il y avait donc eu un déficit de communication et d’accompagnement de cette mesure du gouvernement. 

Comme la RDC est en campagne électorale avant la campagne proprement dite, les vuvuzelateurs du régime de Joseph Kabila ne manquent pas d’utiliser ce début de prise en charge de l’enseignement primaire par le gouvernement comme une recette pour la réélection de Joseph Kabila. C’est leur droit. Mais, la réalité sur terrain est différente car la mayonnaise de cette mesure n’a pas encore pris et rien n’est sur que cette mesure peut servir de recette de campagne électorale. Les gestionnaires des écoles primaires qui se sont confiés à Beni-Lubero Online ne sont pas encore prêts d’embrasser la kabilie les yeux fermés. Beaucoup reste à faire si l’on en croit ces directeurs d’écoles qui ont requis l’anonymat pour éviter de perdre leur poste ou des attaques nocturnes par des Fardc nouvelle-formule qui se déguisent en Mai-Mai pour tromper les naïfs. 

En effet comment peut-on espérer qu’un directeur qui dépassait 120 US par mois pour assurer le fonctionnement de 3 classes de primaire puisse se réjouir d’une mesure gouvernementale qui demande aux écoliers de ne pas payer mais qui ne verse que 45 $ à la place ? Où trouvera-t-il les 75 US $ restants ? Il n’y a que les kabilistes invétérés qui peuvent se réjouir de cette situation parce qu’ils ne gèrent aucune école mais sont payés pour faire le fou du roi quelle que soit la qualité de sa prestation. 

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L’autre exemple récent du même genre était l’opération bidon d’échange d’une arme contre 50 US$, opération menée par le Pasteur Mulunda. Sachant qu’avec une arme, un bandit se procure des milliers des dollars et des biens de grande valeur comment pouvait-on croire à la réussite de cette opération? Les grandes têtes pensantes rivalisaient d’ardeur sur les radios périphériques pour louer cette opération qu’elles savaient pourtant inopérante. Jusqu’à ce qu’on découvre la supercherie de cette opération bidon à l’étape de la ville patriote de Butembo, le pasteur katangais faisait croire au monde que les bandits acceptaient d’échanger leur arme contre 50 US$. Ce qui était non seulement une naïveté indescriptible mais surtout du pur mensonge. Aujourd’hui, le banditisme armé fait plus des victimes qu’avant l’opération du pasteur Mulunda devenue entretemps président de la CENI. 

A partir de deux exemples ci-dessus, le régime de Joseph Kabila doit savoir qu’il doit faire plus que du « trompe l’œil » pour convaincre les congolais. Avant de prendre une mesure, il importe d’étudier la viabilité de son application dans la durée et de la communiquer de manière convaincante aux congolais qui ne sont pas tous naïfs. Malheureusement la liste des mesures non accompagnées des résultats escomptés et souffrant du déficit de communication ne fait que s’allonger! 

Propos recueillis auprès des directeurs d’école primaire de Beni-Lubero

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November 12, 2010 at 18:03 · Filed under LES EXTRAVANGANCES DU REGIME JOSEPHISTE AU CONGO, POLITIQUE

Vendredi, 12 Novembre 2010 12:13

Le secret derrière l’opération arme contre 50 US$ découvert !

Il a fallu d’une photo prise par un paparazzi de Butembo pour que le secret derrière l’opération arme contre 50 $ soit découvert! Jusque-là le Parec se complaisait dans une autosatisfaction non démontrable et insoutenable.

Devant les caméras pro-Parec, on avait toujours vu un défilé des gens dits bandits ou membres des groupes armés déposer leurs armes aux pieds du PAREC de Mr Mulunda Ngoy avant de bénéficier de 50$ en échange. Les medias proches du pouvoir trouvaient en ces images un signal fort de la paix retrouvée au pays. Certains fanatiques de Mr Mulunda Ngoy le proposeraient même comme candidat d’un Prix Nobel de la Paix ! Tout cela est beau ! Mais a-ton demandé l’avis du peuple congolais, l’avis des victimes des groupes armés? L’oubli de l’avis du peuple congolais caractérise l’action du gouvernement actuel y compris du Parec. C’est pourquoi on se complait dans l’autosatisfaction ou le plébiscite étranger.

Mais quand regarde l’œuvre du Parec du point de vue de la population congolaise, on voit que les opérations du PAREC n’ont jamais contribué à la pacification du Nord-Kivu d’où nous parlons. Nous nous réservons de parler d’autres provinces où les mêmes opérations ont déjà eu lieu. Pour le cas du Nord-Kivu, l’opération « arme contre 50 $ » n’a pas diminué l’insécurité perpétrée par des hommes en armes. Au contraire, dans chacun des cas, l’insécurité des congolais est la nouvelle du jour ! D’où la question que tous se posaient, à quoi servait l’opération très médiatisée des armes contre 50 $ ?

D’où provenaient les armes remises au PAREC ? En effet, les observateurs se demandaient si un bandit qui a déjà eu 100 000 $ avec son arme peut l’échanger contre 50$ parce qu’un pasteur la lui demande ?

Pendant que les interrogations de ce genre se poursuivaient après le passage du PAREC à Butembo, un paparazzi local a pris une photo qui circule sous les manteaux des bubolais. Et sur la photo, les femmes qui remettent les armes sont selon les témoins des femmes des militaires de la place.

Au Stade de Butembo

D’où la question : L’opération arme contre 50 $ servait-elle pour désarmer les militaires congolais ?

En effet, la criminalité continue de plus belle dans la ville après le passage du PAREC. Et si oui, au profit de quelle autre armée ?

Kakule Mathe

Butembo

©BeniLubero Online

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