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HAUSSE DE PRIX DES BIENS DE GRANDE CONSOMMATION A KINSHASA

Persistance de la hausse des prix des biens de grande consommation à Kinshasa

Jeudi, 28 Avril 2011 09:08
 

Les Kinois continuent à subir les effets pervers de la hausse des prix exagérées constatée depuis quelques jours sur le marché des biens de consommation. L’’instabilité des prix ne permet pas de faire conséquemment face au coût de la vie. Les augmentations allant de six à dix pour cent sont constatées sur les étiquettes de prix. Face à cette situation, la population ne se confie qu’à l’autorité compétente pour des solutions adéquates.

Les biens de grande consommation connaissent une augmentation régulière des prix. Même les biens issus de la production agricole locale ne sont pas épargnés par cette valse de étiquettes.

Cinq litres d’huile végétale qui se vendait à 12.000 FC il y a quelques jours, revient aujourd’hui à 15.000 voire 15.500 FC. Il se dégage ainsi, une augmentation de prix de l’ordre de 55 %. Interrogés à ce sujet, les vendeurs justifient cette augmentation par la rareté du produit sur le marché.

Les prix des vivres frais, eux, ne sont pas en reste. Un kilo de chinchards qui coûtait 2.600 FC il y a peu, s’achète actuellement à 3.000 FC. Pour se procurer un poulet de 1400 grammes, les ménagères sont obligées de débourser 6.500 FC au lieu de 5.500 FC il y a une semaine. Un carton de cuisses de poulet (10kg) qui revenait à 19.000 FC au marché central de Kinshasa est passé présentement à 21.500 FC.

Le prix d’un carton de poulet est fixé à 63.000 FC. Pour se procurer un sac de riz de 25 kilo, les consommateurs doivent débourser 20.000 à 22.785 FC. Ce qui suscite des inquiétudes auprès de la population locale.

De 6.300 FC il y a quelques jours, un sachet de 5 kg de sucre de canne passe à 7.800 FC. Pour un sac de sel de cuisine de 20 kg, il faut débourser 6.500 FC au lieu de 6.100 FC la semaine dernière. Un filet de l’ail qui se vendait, il y a quelques semaines, à 31.000 FC, se négocie aujourd’hui à 35.000 FC. « Bien que les ails soient importés de la Chine, leur prix est rarement revu à la hausse, contrairement à d’autres produits de première nécessité en provenance de nos provinces », s’étonnent quelques vendeurs.

Selon certains vendeurs du marché central de Kinshasa, la hausse des prix constatée sur le marché se justifie par l’instabilité du taux de change. « Nous effectuons nos achats en monnaie étrangère. Et chaque fois que le taux de change s’emballe, les fournisseurs s’arrangent pour spéculer. Ce qui, en principe doit également influencer le prix de vente », a confié un propriétaire d’une chambre froide au marché central de Kinshasa, sous le sceau de l’anonymat.

Le dollar américain qui se négociait à 920 FC il y a quelques jours à Kinshasa par exemple, s’échange à 935 FC à la vente. A l’achat, il faut disposer de 945 FC pour acquérir le billet d’un dollar.

Quant à la monnaie européenne, elle se négocie, sur le marché non bancaire, à 142 dollars pour 100 euros. Le Franc CFA, lui, s’échange à 19.000 FC pour un billet de 1.000 Francs CFA.

Les cambistes opérant sur la place de Kinshasa évoquent, la loi de l’offre et de la demande. Ils estiment qu’il s’observe, depuis quelques jours, une rareté de billets de Francs congolais sur le marché des changes. Ce qui, par conséquent, ne peut que laisser la place aux spéculations. « Nous ne sommes qu’au début du mois, une période pendant laquelle les billets de banque sont encore gardés au niveau de différentes trésoreries. Ce qui fait que ces billets deviennent rares sur le marché des changes », a confié un cambiste.

AGATHE SIKISI (STAGIAIRE/IFASIC)

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