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La démocratie en péril en RDC : La marche pacifique de l’UDPS et ses alliés fortement réprimée hier

LA REFERENCE PLUS DU 30/09/2011
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La marche pacifique de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avec plusieurs autres formations de l’opposition pro-Tshisekedi, a été une fois de plus réprimée hier jeudi 29 septembre 2011 par les éléments de la police nationale congolaise (PNC), alors que la manifestation avait obtenu le quitus de l’autorité urbaine et les assurances des autorités de la PNC, ont fait savoir les membres de la Dynamique soutien à Etienne Tshisekedi au cours d’un point de presse tenu au restaurant Green Garden à Gombe.
Les accrochages avec les éléments de la PNC, se sont soldés par l’arrestation de plusieurs membres de l‘UDPS, dont le secrétaire national chargé de la communication, Raphaël Kapumbu ainsi qu’un confrère correspondant de RFO AITV, John Kukendo qui a été arrêté, puis relâché, mais ses matériels de travail ont été confisqués.
Premier à prendre la parole, le secrétaire général de l’UDPS, Jacquemin Shabani qu’entouraient MM. Eugène Diomi Ndongala de la Démocratie Chrétienne (DC), Marin Fayulu de l’Engagement citoyen pour la démocratie (Ecidé) et le secrétaire général du Rassemblement congolais pour la démocratie-national (RCD-N) de L’honorable Roger Lumbala, a indiqué que la marche devait partir de la 10ème rue jusqu’à Mama Yemo, point de chute, avant qu’une délégation n’aille déposer les termes de référence de l’opposition, quant à l’audit du fichier électoral.
Premier obstacle, les éléments de PNC les ont empêchés de sortir de la 10ème rue. Après l’avoir franchi, lis auraient été menacés de nouveau à la 7ème rue par des jeunes sportifs armés des armes blanches et des lacrymogènes. Ces derniers le attendaient devant le siège de la Ligue des jeunes du Parti pour la démocratie et la reconstruction (PPRD). Le SG de l’UDPS dit qu’à ce niveau, ils ont regrettés le fait que ces jeunes ont bénéficié de l’encadrement des éléments de la PNC, alors ces deniers devraient plutôt sécuriser les manifestants.
Après ses accrochages, poursuit- il, la marche s’est poursuivie jusqu’au niveau du rond point Bongolo, ou les manifestants étaient pris en tenaille par des éléments de la PNC qui ont surgi de tous les côtés. A l’en croire, ces derniers ont commencé à tirer des balles réelles, lançant au même moment des bombes lacrymogènes.
C’est à ce niveau que certains d’entre nous ont été menacés verbalement et qu’il y a eu des arrestations. Pourtant, la marche était bel et bien autorisée par l’Hôtel de ville, qui nous a demandé de respecter seulement l’itinéraire tracé “, a-t-il précisé.

Auditer le fichier électoral
Martin Fayulu de l‘Ecidé, a fait savoir que la marche pacifique avait pour finalité, de remettre les termes de référence de l’opposition, en ce qui concerne l’audit du fichier électoral. Ace sujet, cinq membres de l’opposition avaient été signés pour accéder à ce fichier électoral de la CENI. “ Nous devons auditer ce fichier pour savoir le nombre exact des personnes qui se sont enrôlées et que si ces dernières ont l’âge requis pour voter, surtout que le nombre des enrôlés avancé pour la seule ville de Kinshasa effraie déjà “, dit-il, affirmant que dans le même ordre d’idées, une information a été publiée, dénonçant l’existence de doublon dans ledit fichier, dans quatre provinces du pays. Pour lui, si dans toutes les provinces il existe des doublons, la tricherie est déjà annoncée, en faveur de la classe politique autre que celle de l’opposition.
Il a en outre regretté le fait que malgré les assurances obtenues de la part des responsables de la police pour sécuriser les manifestants, ces derniers ont pourtant fait l’objet des brimades .“ Il est fort regrettable de constater la police n’est pas au service du peuple congolais, mais plutôt au service d’une certaine classe politique “, regrette-t-il, avant de prendre à témoin la communauté internationale et le peuple congolais, sur la dérive du pouvoir en place qui instrumentalise des sportifs en lieu place de la police pour réglementer les manifestations dans la ville.
Même regret pour Eugène Diomi Ndongala, modérateur de la place forme Dynamique à Etienne Tshisekedi et président de la DC, qui estime que l’heure est grave. “ On nous empêche de manifester dans notre pays, alors que la Constitution nous reconnaît ce droit. L’heure est donc grave. A cette allure, impossibles d’obtenir des élections apaisées », a avertit-t-il.
Selon Eugène Diomi, l‘opposition ne cédera pas aux menaces. C’est ainsi qu’elle projette une énième marche pour le jeudi prochain, pour obtenir l’autorisation de la CENI, de pouvoir auditer le fichier électoral. Diomi Ndongala invite à cet effet, toutes. les autorités compétentes de la ville, afin que les scandales ne se reproduisent plus.
Par ailleurs, il demande au procureur général de la république, de diligenter une enquête, afin que ceux les personnes qui arment les sportifs soient connue et déférées devant les instances judiciaires. “ Car si l’on y prend garde, c’est une milice qui est en train d’être formée “.
L’opposition a-t-elle peur des élections ? Non, affirme Diomi Ndongala, sinon, elle se préparerait pas à mettre en place une plate-forme électorale. Preuve qu’elle est déterminée à prendre le pouvoir par la voie démocratique.

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