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LE JUSQUAUBUTISME DE MALU-MALU, LA GOUVERNANCE PAR DEFI ET LES CONSEQUENCES JURISPRUDENTIELLES DE L’AFFAIRE GBAGBO A CPI/CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN RDC

CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO

EUGENE DIOMI NDONGALA: PONA KONGO

LE JUSQUAUBUTISME DE MALU-MALU, LA GOUVERNANCE PAR DEFI ET LES CONSEQUENCES JURISPRUDENTIELLES DE L’AFFAIRE GBAGBO A CPI

 Le très controversé Abbé Apollinaire Malu-Malu, déjà gravement touché dans la sacralité de sa  prêtrise  par l’ interdiction de dire de messe en public édictée par l’Eglise Catholique Romaine, serait désormais  proche de l’excommunication : contre vents et marées, contre la volonté de tout un peuple et de la Communauté Internationale dans son ensemble, ce prélat qui semble téléporté de l’époque de l’inquisition  à nos jours, raconte, à qui le veut entendre, qu’il organisera à sa manière ses élections, sur la base de  « fonds propres » tout en considérant la CENI  comme une entité  « souveraine »…

Moi, de souverain, je reconnais seulement le peuple congolais…

La Démocratie Chrétienne, dans un memorandum adressé à l’intention des Envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs,  a déjà amplement démontré que  les préalables les plus élémentaires pour l’organisation dans le délai des élections locales en RDC n’existent pas.

Que vise-t-il M. Apollinaire Malu-Malu par son entêtement jusqu’au-boutiste ?

Et en ce qui concerne la disponibilité  de fonds pour l’organisation  interne – sans financement extérieur – de ces élections que les partenaires internationaux refusent de financer – avec le flou qui règne actuellement en termes de bonne gestion budgétaire des finances publiques, la provocation de Malu-Malu ne fait que reproduire le « style Kabiliste » de gouvernance par défi.

Comment comprendre qu’au moment où la moitié des enseignants de la RDC ne sont pas payés – selon une récente dénonciation de l’Unicef qui brise le faux mythe de la bancarisation – et que même les honorables députés et sénateurs ne peuvent rejoindre leurs provinces d’origine demeurant impayés, dans ce contexte de disette généralisée entretenue par un gouvernement démissionnaire depuis 8 mois, comment le tout puissant Président de la Ceni peut-il arriver à nous convaincre de la disponibilité effective des fonds nécessaires pour organiser ces élections qui concerneraient des entités administratives   dont n’existe aucune carthographie?

Il ne faut pas être un grand prophète pour comprendre le sens de sa démarche : dans l’opacité la plus totale, Apollinaire fera semblant de vouloir organiser des élections techniquement impossibles pour qu’on arrive en 2015 et qu’il nous annonce des reports, des retards, jusqu’à épuiser des années pour rien et mettant les congolais face au fait accompli de prolonger les mandats de ceux qui, issus de la fraude électoral de 2011, visent à se pérenniser leur pouvoir.

J’ai eu l’occasion de lire récemment la confirmation des  accusations portées contre l’ancien Président Gbagbo, de la Côte d’Ivoire, officiellement inculpé devant la CPI il y a seulement quelques jours : je ne veux pas me placer dans la diatribe entre ceux qui soutiennent son innocence ou bien sa culpabilité mais plutôt mettre en exergue le grave précèdent jurisprudentiel que la Cour Pénale Internationale vient de poser avec son inculpation. Désormais, un président fin mandat qui cherche à s’accrocher au pouvoir, entre autre exploitant une Commission Electorale partisane gérée par une bande de  copains, verra s’attribuer la responsabilité pénale personnelle  des troubles et des morts qui suivront la contestation de son « élection ».

Cela risque de créer un grave  précèdent et une « jurisprudence» qui servira d’avertissement…

Voilà pourquoi je me réjouis de l’effort des forces progressistes de la RDC, aussi bien de la société civile que des partis politiques, des syndicats et des organisations corporatives, de se  réunir pour faire entendre leur voix.

L’impasse politique actuelle est le résultat de cette gouvernance par défi, qui constitue l’unique  modèle de gestion de référence  pour le régime actuel.

Les congolais, placés malgré-eux dans cette situation d’impasse politique, sécuritaire, électorale,  sont face à un choix crucial poue leur avenir :

  • Soit ils emboitent le chemin de la Gouvernance par Défi qui amène aux conflits, à la contestation et peut être à la guerre, soit ils choisissent le chemin d’un Dialogue National Inclusif qui balisera leur avenir vers une RDC effectivement démocratique, stable et en paix.

Prenons notre destin entre nos mains, maintenant,  car la roue de Chronos joue contre nos intérêts et le Congo a déjà perdu un temps précieux pour démarrer son développement et les reformes politiques, administratives et sécuritaires indispensables à son existence en tant qu’état respecté  et respectable dans le concert des nations.

Kinshasa, 21/06/2014

Eugène Diomi Ndongala,

Prisonnier Politique en RDC

http://diomiponakongo.wordpress.com/

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