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MISE AU POINT DE LA DC PAR RAPPORT AUX DECLARATIONS MALVEILLANTES DU PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT, M. LAMBERT MENDE, CONCERNANT LES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC / COMMUNIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DU 08/08/2015

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La Démocratie Chrétienne, DC en sigle, a le regret de constater que le Porte Parole du Gouvernement de la RDC persiste dans la négation de la vérité à propos des prisonniers politiques de la RDC et particulièrement en ce qui concerne le cas du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala.

En effet, à l’occasion d’une conférence de presse du 07/08/2015, relatée par les médias officiels et faisant suite à des communications et déclarations politiques de la société civile congolaise et de l’opposition politique, le Ministre de l’information, M Lambert Mende a, comme à l’ accoutumée, distillé des contre-vérités pour attaquer ceux qui exigent la libération sans condition des prisonniers politiques détenus illégalement par le gouvernement liberticide de M Kabila.

Ce que M. Lambert Mende semble ignorer est que l’opinion nationale et internationale sont désormais très bien informée à propos des cas des prisonniers politiques de la RDC.

En ce qui concerne l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, la Démocratie Chrétienne tient à rappeler ce qui suit:

  1. Le Président National de la Démocratie Chrétienne, l’Hon Eugène Diomi Ndongala, est persécuté depuis trois ans par le gouvernement kabiliste en place à cause de ses positions politiques et surtout sa décision de ne pas siéger au parlement issu de la fraude électoral de novembre 2011. Organisateur de la plateforme politique “Majorité Présidentielle Populaire”, MPP en sigle, il fera l’objet d’un montage grossier et d’une détention su secret de trois mois à la suite de laquelle il sera poursuivi aussi bien pour atteinte à la sécurité de l’ État que pour une affaire de mœurs montées par les services de sécurité et en totale absence de preuves. Son procès, qui s’est tenu à huis clos, la nuit, sans témoins ni preuves à sa charges, a été prononcé par une chambre de la Cour Suprême de Justice siégeant en tant que Cour de Cassation. La chambre de Conseil était composées par un nombre irrégulier de juges car le procès de M. Diomi Ndongala a eu lieu sans aucun respect ni des formes de droit, ni des droits de la défense. En d’autres termes le procès aboutissant à la condamnation de l’Hon Eugène Diomi Ndongala est nul et non advenu selon le droit congolais.
    A cause des gravissimes violations de droit entachant son procès, le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, condamné à une lourde peine sur la base d’accusations fantaisistes et en violation des règles de base garantissant le droit de tout accusé au respect de son juge naturel, a “pris à partie” les juges de la CSJ qui ont siégé irrégulièrement à son procès “kafkien”. Le président de la CSJ, malgré il ait été régulièrement saisi, n’a donné aucune suite à la “prise à partie” des juges, ajoutant au procès nul et non advenu , le “déni de justice” de ne pas donner aucune suite à la “prise à partie des juges” qui l’avait irrégulièrement condamné.
  2. Etant dans l’impossibilité d’avoir une justice impartiale à laquelle s’adresser en RDC, à cause de l’instrumentalisation d’un pouvoir judiciaire à la solde du pouvoir exécutif, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala a porté plainte contre la RDC face au Comité International des Droits de l’Homme, pour violation du Pacte International Relatif aux Droits civils et Politiques. D’ailleurs le gouvernement de la RDC a été déjà officiellement saisi par cette plainte, qui est déjà en train d’aboutir au niveau du Tribunal des Droits de l’Homme de Genève, devant lequel la Démocratie Chrétienne n’a aucun doute que la RDC sera condamnée.
  3. Nous avons le devoir de rappeler à M. Lambert Mende que la libération de l’Hon. Eugène Diomi Ndongala avait été déjà décidée par le Forum Politique dit, “Concertations Nationales” et plus particulièrement la Thématique Gouvernance et Démocratie qui avait adopté une résolution, confirmée par le vote du Parlement et Sénat de la RDC réunie en Congres. Également, il sied de rappeler que M Kabila avait déclaré publiquement, dans un discours à la Nation, qu’il «  s’engageait à donner stricte application à toutes les résolutions des Concertations Nationales”. Des lors, il serait plus avisé, pour le porte-parole du Gouvernement, plutôt que persévérer dans les mensonges d’état, de demander à son gouvernement de donner application aux engagement souscrits et publiquement assumés, libérant le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala.

Vu ce qui précède, le porte-parole de la RDC serait mieux conseillé de véhiculer la vérité sur les prisonniers politiques dont la libération constitue, en ce moment, une revendication exigée aussi bien par l’opposition politique que par la société civile congolaises, la diaspora, sans considérer les partenaires de la RDC et les organisation internationales des droits de l’homme.

La vérité éludée par M Mende, est que l’opinion nationale et internationale exigent la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques en général et de l’Hon Eugène Diomi Ndongala, en particulier, car ils sont tous des innocents détenus pour des raisons politiques.

Vérité et Justice pour le Congo,

Kinshasa, 08/08/2015

Marc Mawete,
Porte-parole adj.
Démocratie Chrétienne, DC

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